• Vulgarité

         On parle beaucoup, ces temps-ci , de vulgarité, d' attentats culturels et autres insanités. Je me souviens de quelques incidents survenus au cours de l'année 2007. 

         Je vous livre ce qu'ils m'ont donné à penser :

        Une secrétaire d'état, venant de "l'ouverture" affirme qu'il est "dégueulasse" d'utiliser l'ADN dans le cadre du contrôle de l'immigration.  Des députés de la majorité, et en particulier celui qui parlait de " putes " il n'y a pas bien   longtemps "s'offusquent", et la déclarent vulgaire.        
         Un député - de l'opposition, naturellement -  rigole et affirme que la dite secrétaire d'état doit aller au bout de sa logique et démissionner, ce à quoi la secrétaire d'état mal embouchée  rétorque que les députés de l'opposition ont laissé les gens vivre dans des endroits "dégueulasses" quand ils étaient la majorité.

         Selon les uns, il n'est pas bienséant, quand on est membre d'un gouvernement, de tenir des propos malséants au sujet d'une  décision dudit gouvernement. Il semble que les tenants du ci-devant gouvernement considèrent  qu'ils ont seuls le droit d'émettre des propos  orduriers.  Selon d'autres,    quand  on  vient  de "l'ouverture", on doit garder son franc parler. Surtout quand on attaque la majorité. Ou alors fermer sa ... bouche. 

         Un  "philosophe" traite un  conseiller présidentiel de raciste, ce dernier affirme haut et fort que le "philosophe" est un petit con prétentieux.

         Il n'est pas très malin, pour un "philosophe" titulaire d'une rubrique dans un hebdomadaire d'utiliser le mot "racisme" en parlant d'un  conseiller direct du patron    de     la    Vulgaritérépublique.  Il  me  semble   que  ce "philosophe", qui se dit aussi écrivain, devrait posséder suffisamment de mots, d'expressions, litotes ou métaphores pour dire la même chose, sans pouvoir être accuser de grossièreté.

         Ou alors...

         Il n'est pas très intelligent,  pour un conseiller présidentiel de répondre audit philosophe qu'il est un petit con prétentieux. Là aussi, il est loisible de supposer que ce conseiller pourrait posséder un vocabulaire suffisant pour dire la même chose, sans grossièreté, et en ayant les rieurs de son côté.

         Ou alors...

         Un "artiste" a le culot de peindre une toile uniformément en blanc et de l'intituler oeuvre d'art. Un directeur de galerie, très connaisseur en arts, Vulgaritél'expose aux yeux esbaubis d'un public "connaisseur ".

         Une jeune femme dépose un baiser sur ce "tableau" et y laisse la trace de    ses jolies lèvres, ce qui pourtant lui donne un  sens (au tableau, bien sûr).

         Un procureur, ou plutôt un vice-procureur (il n'y a là aucune allusion) la poursuit pour dégradation d'œuvre d'art. 

         Quelques imbéciles éméchés entrent par effraction dans un musée et endommagent la véritable oeuvre d'art d'un véritable artiste.

         Une ministre de la culture  réclame pour l'embrasseuse   et les pieds nickelés une peine exemplaire. Heureusement, on ne guillotine plus dans notre belle république.

         Quelques zigotos, lors de l'inauguration  d'un festival artistique déposent du gazon sur un monument commémorant la présence américaine en Nouvelle-Calédonie. Le maire de la ville, outré,  envoie les pompiers  retirer le gazon.

         Une journaliste déclare courageusement au journal télévisé, en commentant ce crime lèse-sauveurs du monde,  que  si on continue, bientôt on brûlera des livres lors des manifestations culturelles.

         Où est la vulgarité, d'après vous ?

      


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