• très insuffisant

    très insuffisantLe langage parlé, aussi bien dans la presse écrite que radio-télévisée voire informatique, que dans le sabir souvent charabiesque en usage courant dans nos banlieues et entre les utilisateurs ces appareils téléphoniquement essemessiques , est loin, très loin, des propositions de l’Académie.
    Par exemple, parmi les diverses manières d’apprécier le charme des gens, la jeunesse , et ceux qui netrès insuffisant voudraient le paraître - ceci étant de loin plus important qu’être - utilisent souvent trop plutôt que très pour dire que quelque chose ou quelqu’un est très beau : "il est trooop bôôôôô "!
    Bon d’accord, pour ceux qui sont moches, l’autre est, évidemment, trop beau, puisque plus beau que lui.
    Ou moins moche.
    Trop, c’est l’excès.
    D’ailleurs, une expression le dit bien : trop, c’est trop !
    En vertu des principes d’égalité, qui sont réclamés à cors et à cris par ceux qui se sentent moins égaux que les autres, il faudrait donc que le beau s’enlaidisse pour être dans la norme.
    Seulement, pour lui, c’est l’autre qui est "troooop môôôôcheuuu" .
    Du coup, toujours en vertu du même principe , il faut que le moche s’embellisse pour être dans la norme . Ce n’est facile ni pour l’un ni pour l’autre.
    Et réciproquement.
    Pour en parler, on pourrait inventer des mots valises, pour simplifier la vie des beaux et des moches. Dire, par exemple, des boches et des "meaux".
    Mais, pour ceux qui ont vécus les joyeuses années de la première moitié du siècle dernier, le mot boches ramène des réminiscences douloureusement envahissantes. Et le mot "meaux" a de douloureuses très insuffisantconsonances.
    Quelques futés ont cru avoir trouvé la parade, en parlant de beauté intérieure.
    Mais, on n’utilise cette litote qu’ en parlant des moches, ce qui revient à évoquer une belle âme, mais enveloppée dans un corps laid.
    Et , forcément, les moches, qui ne sont pas plus bêtes que les beaux, se sentent comme qui dirait dénigrés. Quant aux beaux, qui ne sont pas bêtes non plus, ils se disent qu’eux aussi sont intérieurement beaux et du coup se sentent valorisés .
    Ce qui apporte une fois de plus la preuve que les remèdes sont parfois pires que le mal.

    images : pinterest.com ; wamiz.com ; plustrop.blogspot.com

     

     

     

     


  • Commentaires

    3
    Dimanche 9 Avril à 08:46

    La grandeur et la beauté de l'âme qui les a vus ?

    D'ailleurs les critères d'appréciations sont bien différents suivant les peuples......

    Tout est donc relatif.....

    merci pour ce billet

    Bon dimanche.

    2
    Dimanche 9 Avril à 07:12

    Tu es vraiment trooooooooooop mon cher Peache, il faudrait t'encadrer!

    Bonan dimancon, kisetoj.

    1
    Dimanche 9 Avril à 06:58

    Pour moi le trop n'existe pas quand on parle d'une qualité ou d'un défaut, il peut éventuellement exister en parlant d'un quantité, si tu verses trop d'eau dans un verre il va déborder, mais la encore le trop va dépendre de la capacité du verre, le trop est donc variable, comme la connerie humaine

    Amicalement

    Claude

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