• Train train

         La lecture des journaux virtuels du matin apporte à l'homme curieux bien des informations, joyeuses, sinistres, drôles,burlesques même, et Bon jour !même, parfois, mais c'est plus rare, dignes d'intérêt.
          Ainsi, par exemple, un point hautement significatif des relations entre la sécurité du chef de l'état et les transports ferroviaires.
          En effet, pourquoi notre Poop ne voyage-t-il pas par le train, pour sesBon jour ! déplacements à l'intérieur de ses terres? Cela serait plus pratique, notamment pour les courtes distances, du fait qu'il n'y a pas forcément un aéroport à proximité de chacune de nos 36 000 communes. Il est vrai qu'il n'y a pas de gare non plus dans toutes les communes, mais elles sont reliées par des chemins carrossables ( ce qui signifie qu'on peut les emprunter en carrosse... ).
      Bon jour !   Eh bien un journal de la Capitale a précisé à ses lecteurs ébaubis qu'une loi datant d'une soixantaine d'années nécessite, que dis-je , exige la surveillance tous les ponts situés sur le trajet emprunté par le président, qu'il soit OOP(*) ou non.
        Ces édifices, ouvrages d'art ou simple ponceau se sont multipliés auBon jour ! cours des temps, pour faciliter les déplacement des citoyens lambda, qui n'ont bien entendu nulle envie, ni même souvent besoin, d'être surveillés.       Mais, car, évidemment, quand on parle de loi ou de président, il y a toujours un mais, pour surveiller il faut des gens qui surveillent, c'est élémentaire.
       Et dans les campagnes, cette surveillance est effectuée par la maréchaussée, dont les effectifs sont en réduction inversement proportionnelle à la prolifération des ponts. Ce qui ne facilite pas les choses ni la sécurité et fait doucement rigoler les éventuels fauteurs de troubles.       J'ai souvenance d'avoir, dans ma lointaine et joyeuse jeunesse, de Bon jour !longues heures durant , surveillé des voies ferrées, le plus souvent perdues au tréfonds de campagnes pluvieuses ( il pleut toujours quand on est de garde la nuit au bord d'une voie ferrée ) sur lesquelles devait passer le convoi d'un homme grand qui fut aussi un grand homme.
         Lequel grand homme était aussi in petto que discrètement, maudit et silencieusement vilipendé quand il passait, de longues longues heures plus tard, au dessus de nos tête dans un hélicoptère , démontrant l'ingénieuse astuce de nos chefs bien aimés, qui trompaient ainsi les éventuels saboteurs de ponts.
         Et c'était bien fait pour eux (les saboteurs, bien sûr). Il m'est arrivé aussi, lors d'un déplacement de ce même grand et remuant homme, d'assurer, avec trois autres valeureux guerriers, la sécurité d'une buse de 800 assurant le passage des eaux , des hérissons, escargots et autres menus habitants de nos campagnes sous une route que ledit grand homme devait emprunter et sur laquelle, bien sûr, il ne passa point.
         Cela se passait en bordure de la Mare Nostrum. Il faisait beau et chaud, et, sur la plage, on pouvait voir, bien rangés, comme à la parade, des petitsBon jour ! tas bleus. Ces petits tas étaient constitués d' uniformes soigneusement pliés dont les occupants habituels jouaient aux baigneurs, car le cher grand homme, peut-être pour se sentir moins surveillé, ne voulait voir quelque gendarme, policier ou militaire que ce fut sur son chemin...
          M'enfin, comme disait ce cher Gaston Lagaffe, il faut ce qu'il faut, n'est-il pas ?  
          Bon voyage !

     ________________
    (*)Omniscient et Omniprésent

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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