• tête blanche, informatique et liberté

    tête blanche, informatique et libertéAyant atteint depuis presque un lustre ma septième dizaine d'années de présence ininterrompue sur la planète, en dehors bien sûr du temps que j'ai passé dans la lune à rêver d'un monde meilleur, je croyais avoir vu beaucoup , appris plus encore, et, sans aucune modestie hypocrite, presque compris le monde qui m'entoure.
    Jusqu'au moment où j'ai voulu ouvrir un compte sur un média informatique.
    C'est alors que j'ai réalisé à quel point mes misérables connaissances sont rudimentaires, que dis-je, élémentaires, embryonnaires,tête blanche, informatique et liberté primitives, voire, suprême outrage, simplistes. 
    Pourtant, j'avais vu ma petite fille se livrer à cet exercice avec une dextérité de bon aloi et une efficacité totale. Et j'en avais prétentieusement pensé que si une gamine de douze ans pouvait le faire, son grand père en était forcément, indubitablement même, capable.
    J'ai donc tenté l'aventure un soir, tard, tout seul, sans le moindre témoin, ces jeunes-là ayant l'ironie facile et le sarcasme à fleur de lèvres.
    J'ai donc consciencieusement rempli les petites cases, vous savez, celles où on vous demande, avec la plus désinvolte impudence de dire votre âge, votre adresse, presque le prénom de votre mère ou de vos aïeux préférés, et même vos préférences (intellectuelles seulement, car dans sa vie tête blanche, informatique et libertéprivée, bien qu'évidemment irréprochable, il est des choses qu'on ne confie pas comme ça au premier ordinateur venu...). tête blanche, informatique et liberté
    Mais ce ne sont là que broutilles ou calembredaines au regard de ce qu'il faut remplir pour que ce compte  tant désiré s'ouvre.
    Je veux parler de ce sacré foutu code composé de lettres plus ou moins tordues, plutôt plus que moins d'ailleurs, torturées, pratiquement incompréhensibles à des yeux d'avant 1940. Pourtant dans ces années-là, les lettres gothiques, tarabustées à souhait, étaient assez fréquentes dans nos environs, mais pas forcément très appréciées des populations frontalières.
    Finalement, après au moins deux heures d'effort, j'ai eu une réponse qui me disait " vous allez recevoir un courriel ( ils disent e-mail, mais moi, je parle français). Je me suis donc rendu in-petto sur ma boîte de courrier . Certains y entrent , mais mon tour de taille me l'interdit.... Et j'ai reçu ce document, clé de l'ouverture du sacro saint compte. Il m'y était enjoint de cliquer sur un lien qui me conduirait immanquablement au but tanttête blanche, informatique et liberté tête blanche, informatique et libertérecherché.
    J'ai cliqué, et quand j'ai voulu ouvrir ma "session" ( ça fait parlementaire, ça, non ?). Bernique. On me disait, en rouge, comme à l'école quand la maîtresse était fâchée, que les indications fournies n'étaient pas conforme.
    Il était plus de minuit, et, fatigué, j'ai cessé mes tentatives, me disant que la nuit porte conseil et que demain matin, frais et bien réveillé par mes petites douleurs, je réussirais.
    La nuit m'a porté conseil, comme je l'espérais.
    Et j'ai décidé une fois pour toutes de ne plus tenter cette inscription.
    Jamais !

    photos : collegecevenol.org; eveiletjeux.com; poly.ec.lille.fr; médiablogrueil.blogspot.com; kinoucat.centerblog.net; comboutique.com


  • Commentaires

    2
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 16:04

    Tout d'abord bon anniversaire Peache ! Ni ton âge ni ta compétence ne sont en cause, certains sites sont particulièrement sybillins comme celui de.... Pôle Emploi mais là ça doit être volontairement difficile !! Tout dépend du technocrate qui l'a mis au point. Bonne soirée

    1
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 10:47

    Tu vois que la nuit porte conseil, voici une sage décision

    amicalement

    Claude

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