• Si on parlait de ce qui ne va pas ?

         Il y aurait beaucoup à dire sur la justice malvoyante, mais pas aveugle, la police qui cherche et ne se trouve pas, les affaires propres de l'argent sale,  l'armée désarmante, la pollution pandémique, l'économie ruineuse, les campagnes sans paysans et les paysans en campagne, les peuples coupables de leurs présidents irresponsables, les victoires de César Oscar Molière, les usines sans ouvriers, les travailleurs sans emploi, les salaires sans travail, les chômeurs préoccupés.
          On pourrait aussi parler des hommes à femmes sans parité,  des poissons jaunes et carrés avec des yeux dans les coins, des beaux feux glorieux de l'amour de Marimar, des religieux sanguinaires, des pacifistes assassins, des chemises noires et de la peste brune, des matricules tatoués, de l'argent omniprésent, de la politique erratique, de l'insécurité sociale, des assurances pas sures et des assureurs pas gracieux, des guerres chirurgicales, des plus jamais ça, des gens sans terre et des terres prétextes, des reproductions homosexuelles, des oiseaux qui se cachent pour mourir, des hétérogènes et des utérins, des médecins mal soignés , des histoires de la géographie, de la culture extensive et de l'exception culturelle, des loft-lanta et des koh-story, de la légende persane et des lettres des siècles.
         Quand on aura dit tout sur les amis que l'on hait et les ennemis qu'on estime, les regrets qui laissent un goût de remords, les amours détestables et les haines admirables, les vengeances piteuses et les punitions triomphantes, les argousins corrompus et les bandits au grand cœur, les peuples arrogants et les princes perdus ,  les amants des épouses des hommes infidèles, les dessins animés  de seins inanimés,  le temps perdu sans recherche, les il n'y a qu'à, les il faut qu'on, les riches sans partage, les pauvres riches d'illusions, les discours sans parole, les promesses sans tenue, les moi je, les pas nous, les oppresseurs bien aimés, la télévision qui se fait son cinéma, les esclaves reconnaissants, les vacances aux colonies, les options obligatoires, les bananes républicaines, les républicrates népotiques et le mandarinat des démoblicains, sans oublier  les intégristes allumés,
         Il restera encore à dénoncer les cons tout puissants…
       Il y avait beaucoup à dire, beaucoup a été dit, il faudra beaucoup dire encore et toujours, de peur d'oublier l'espoir de voir ce monde devenir un jour vraiment humain.
        Il y a plus à dire encore sur ce qui va bien,  mais ce n'est pas la peine d'en parler, cela ne fait pas vendre les journaux, ni grimper l'Audimat.

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  • Commentaires

    4
    jackool1964
    Jeudi 19 Février 2009 à 00:32

    tu as de l'imagination; mais  c'est  notre societè ,le monde est fou tout tourne a l'envers, j'aime beaucoup ton humour continue ça me botte!!!

    3
    elcatala48
    Mardi 17 Février 2009 à 21:37
    Puisque tu m'as demandé mon avis
    Oui poète des antipodes, continue et parle aussi de ce qui va bien je trouve que ce n'est pas mal et tu est bien dans la tranche de 7 à 77
    un nordiste ibère émmigré au nord de la métropole dans l'Oise
    2
    Séb
    Dimanche 15 Février 2009 à 13:28
    Raison de plus pour parler ici, aussi de ce qui va bien; puisqu'ici  l'audimat n'enrichira que ton plaisir d'ecrire.
    1
    el mektoub
    Vendredi 13 Février 2009 à 09:32
    et si tu nous parlais de tes opinions politiques, de tes prises de position, de tes avis sur nos dirigeants, de la réforme des universités, du ministère de l'immigration etc...
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