• servum pecus

    servum pecusDepuis l’assassinat commis à Charlottesville (Virginie, Usa) par des nazillons décervelés, puisque persuadés de la suprématie des "blancs" sur tout le reste de l’humanité, et les élucubrations "tweetesques" de la trompette considérée comme un atout en américanie, on parle beaucoup d’esclavage dans notre pays.
    Où, pourtant, cette abomination a été copieusement usitée, jusqu’à son interdiction par la Convention en 1794, puis restaurée en 1802 à des fins pour le moins moralement douteuses par Bonaparte , avant d’être définitivement abolie par le décret du 27 avril 1848 sous l’impulsion de Victor Shoelcher.
    De nombreux ports en ont tiré des montagnes de bénéfices.
    Mais le simple fait d’en parler me hérisse.
    Comment peut-on considérer un être humain supérieur à un autre ?
    Comment peut-on admettre cette soit-disant hiérarchie de la naissance, de la richesse ou du pouvoir ?servum pecus
    Comment peut-on croire que le fait d’être né ici ou là donne ou supprime les droits à l’humanité ?
    Comment peut-on vendre un enfant, une femme, ou un homme comme une botte de radis?
    Il est vrai que de nombreux sportifs constituent un des fonds de commerce de cette iniquité ; bien sûr, ils en retirent un confortable – très confortable – bénéfice, et, hélas, son fiers d’être ces marchandises.
    servum pecusCela ne redore pas le blason des trafiquants d’êtres humains que sont ces "agents" de joueurs.
    Il est vrai qu’en nos temps incertains l’argent ( que les apaches et autres voyous nommaient en argot le flouze, le grisbi, le fric) constitue maintenant la base des consciences .
    Changement, évolution, ou régression ?
    L’argent n’a pas d’odeur, affirmait Vespasien, qui a permis aux romains de soulager, mais les marchands d’hommes ont, eux, plutôt une odeur de becosse, comme on dit en Gaspégie.

    images :britannica.com; patrimoine-culturel.gouv.qc.ca ; un.org


  • Commentaires

    5
    Mardi 22 Août à 07:16

    Je pousse la réflexion plus loin encore et je m'oppose fermement à tout commerce d'être vivant. Même la bible prône l'esclavage, on trouve des passages dans l'ancien testament ou l'on fait parler "dieu" du sort et de la vie des esclaves de chaque maitre

    Amicalement

    Claude

    4
    Lundi 21 Août à 16:49

    J'ai bien peur que l'esclavagisme moderne soit encore plus cruel que celui que l'on présente dans les livres d'histoire.

    Bonne semaine.

      • Lundi 21 Août à 23:34

        la forme est - parfois- différente, mais ......

        bonne journée

    3
    Lundi 21 Août à 12:54

    Bonjour Peache, il me semble que tous temps les hommes ont pris des esclaves, se croyant supérieurs à eux non seulement à cause de la couleur de leur peau mais aussi pour des questions de "culture" et de mode de vie. Etaient considérés comme des sauvages ceux qui ne vivaient pas à la manière de ceux venus les "civiliser", donc ils n'avaient pas d'âme, donc on pouvait les traiter comme des animaux.

    Je crois que les Arabes ont été les premiers à mettre les peuples noirs en esclavage. Les rois africains venaient razzier les populations pour les vendre au marché. Sans eux, les blancs n’auraient jamais pu s’enrichir de la traite des noirs. Ils avaient leurs fournisseurs sur place. Mais ces Arabes mettaient aussi en esclavage les blancs qu'ils pouvaient capturer, tout particulièrement les femmes. Combien se sont retrouvées dans des harems en Arabie, en Turquie ou ailleurs?          

    Les Romains avaient des esclaves qu'ils avaient capturés dans les pays conquis et qui n'étaient pas tous noirs de peau. Presque tous les anciens peuples en avaient. De nos jours encore des femmes et des enfants sont vendus dans bien des pays du monde. Même dans nos pays des femmes sont enlevées pour servir dans la prostitution. Ces horreurs semblent faire partie des gènes d'une certaine fange de l'humanité(?) qui n'accorde de valeur à la vie humaine que celle de l'argent qu'elle peut rapporter.

    Quant au "mercato", les victimes sont consentantes et comme tu le précises fières d'être ces marchandises si cotées. Et vu le peu qu'on leur demande de faire, on ne peut vraiment pas les comparer à des esclaves. J'aurais tant à dire mais je m'arrête là.

    Kisetoj , bonan semajnon mon cher Peache.

      • Lundi 21 Août à 23:33

        bien sûr, Amikino, mais si le fait d'être vendus  ne les dérange pas, ça ne donne pas une meilleure odeurs à ceux qui les vendent

        kisetoj

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :