• riches études

    riches étudesJ’ai entendu ce matin, sur la radio de ceux qui ont quelque chose entre les oreilles, une émission relative aux problèmes des étudiants en université.
    Une des intervenantes, dont je n’ai pas retenu le nom, a évoqué la situation d’une jeune femme, issue d’un milieu pauvre et dont les parents, n’ont même pas le baccalauréat .
    J’ai tiqué à l’évocation du milieu pauvre, plusieurs fois asséné par la dame en question pour, peut-être, bien faire ressortir cette misère, dans l’éventualité de l’ignorance des auditeurs relative aux situations sociales en gaule moderne.
    Mais le pire était la suite .
    Rendez vous compte, braves gens !
    Ces parents n’ont même pas le baccalauréat ! Quelle horreur !
    Ces croquants qui en sont réduits à ne savoir écrire en français que comme on leur a appris au certificat d’études, avec des mots précis et sans fautes d’orthographe, et résoudre sans trop de difficultés des problèmes de robinets et de trains qui se croisent.
    Donc, cette petite étudiante connait, c’est certain, d’énormes problèmes de logement, de nourriture conséquence inéluctable du manque de moyens financiers , et la dame qui parle d’elle a pondu un livre qui rapportera quelques "menus" subsides (à l’auteure, pas à l’étudiante, bien entendu ).
    Un autre problème a été soulevé, lors de cette émission, quand on a parlé des relations entre étudiantsriches études venus de classes bourgeoises ou socialement aisées et les filles et fils d’ouvriers qui osent, les inconscients, tenter de se hisser dans leur société.
    Issu d’un milieu pauvre ouvrier, je sais de quoi je parle .
    Je ne détiens pas ce sésame qu’on dit indispensable pour réussir dans la vie.
    Cependant grâce à l’intelligence des politiques qui ont décidé que certains diplômes professionnels en avaient l’équivalence, j’ai pu m’inscrire à l’Université, à 63 ans.
    Entre le BEPC de mes quinze ans, mon Cap d’Ajusteur, et ma carrière aux Armées de la République, j’ai la certitude, aujourd’hui, d’avoir réussi ma vie.
    Même- et peut-être surtout – si je ne suis pas plus riche que mon Père, qui m’a souvent dit, avec cette conviction que procure le bons sens, que les coffres-forts ne suivent pas les cercueils, et qu’au soir de sa vie, si on peut avoir quelques regrets, on est heureux si on n ‘a pas trop de remords.
    Aussi, jeunes gens qui avez la chance de pouvoir faire des études, même si leurs conditions ne sont pas idéales, souvenez vous que vous êtes l’avenir et qu’il sera ce que vous en ferez .
    Et, comme disait John Kennedy, qui bien qu’américain avait du bon sens, "ne cherchez pas ce que votre pays peut faire pour vous, cherchez ce que vous pouvez faire pour lui "

    images : youtube.com ; linternaute.com


  • Commentaires

    3
    Samedi 9 Septembre à 18:36

     bojour peache

     oh ce que je viens de lire ne me met même pas en colère il me fait peine tout simplement moi même je viens d'un milieu ouvrier et suis très fière  d'avoir à mon époque d'avoir eut mon CEP et d'avoir une une vie correct à mon époque tout le monde n'allait pas en 6ième mon CEP pour moi a de la valeur ils ne savent même plus faire une lettre correctement enfin  c'est la vie celle ou elle avait encore toutes ses valeurs et reste fier de mes parents qui m'ont inculqué l'éducation et le respect  avec toute mon amitié monette

     

    2
    Vendredi 8 Septembre à 08:39

    Tous ces beaux discours sur l'égalité des chances me fait doucement sourire, chaque individu est maitre de sa destinée, qu'il soit issu d'une famille modeste ou d'une famille aisée, sa vie ne sera toujours que ce qu'il en fera, nul autre que lui n'en est responsable, ça nous, nous le savions avant d'avoir nos 14 ans et quand on rentrait notre premier argent, on pensait d'abord à apporter un peu plus de confort à la maison

    Amicalement

    Claude

    1
    Vendredi 8 Septembre à 08:23

    Bonjour Peache, ce que tu as entendu est totalement révoltant et mérite qu'on se mette en colère. J'en ai entendu un autre dont j'ai oublié le nom dans la même lignée: à une journaliste qui lui demandait si ses enfants avaient projeté un moment de faire un apprentissage il a répondu "non, mes enfants ayant toujours été bons en classe, le problème ne s'est pas posé!" Ces m...deux prétentieux me sortent par les yeux.

    Je peux affirmer après l'avoir constaté maintes et maintes fois que les élèves d'autrefois quittant l'école avec leur certificat d'études avaient emmagasiné beaucoup plus de connaissances que les bacheliers d'aujourd'hui, qui ne savent pas pour la plupart écrire une ligne sans faute ni répondre à une question concernant l'histoire ou la géographie. J'ai d'ailleurs vu plusieurs vidéos de professeurs qui se révoltaient parce qu'on les obligeait à donner le bac à presque tout le monde sans discernement juste pour les statistiques. Ce qui était autrefois un certificat de bonne instruction ne vaut plus rien du tout.

    Je viens aussi d'une famille d'ouvrier pauvres, j'ai quitté l'école à 14 ans avec mon certificat d'études en poche, étant première du canton avec 96 points sur 100, pour entrer à l'usine afin de rapporter un peu d'argent à la maison, au grand dam de mes professeurs qui voulaient me faire obtenir une bourse, mais ainsi va la vie! En tout cas je te félicite pour avoir repris tes études à 63 ans, et je pense qui nous n'avons aucune raison de rougir parce que nous n'avons pas le bac, mon fils l'a et ça ne lui a jamais servi à rien, pourtant à son époque ça avait encore de la valeur.

    Kisetoj mon cher Peache.

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