• Remarques

      

  • hodiaŭ,ĉiuj infanoj festas iliajn patrinojn J'ai déjà publié ce texte, et je le republie. Il ne s'agit pas de répétition, il s'agit de permanence . Quoi qu'on dise, quoi hodiaŭ,ĉiuj infanoj festas iliajn patrinojn qu'on écrive, quoi qu'on pense même, les Mères appartiennent à, que dis-je, elles sont l'Eternité. 
    Les vieux grecs fêtaient Rhéa qui fut la mère des Dieux, les vieux romains les Matrones, les celtes chantaient Danu, et maintenant tous les hommes se sont aperçus que leur Mère est la seule personne qui les relie à l'éternité.
    Et même si on leur a prêté des rôles, des fonctions ou les Dieux savent quelles destinées, elles sont les seuls êtres humains à vraiment savoir ce qu'est l'amour, et les seules à vraiment  le mériter. Et chacun des hommes ne  sait vraiment ce qu'est sa mère  que quand elle l'a quitté.
    Ces quelques modestes mots en souvenir de ma Mère, de la vôtre et de toutes celles sans qui rien  ne serait.
    Ce mot  rime parfois avec amère,
    Et même aussi avec enfer,
    mais toujours avec Terre.
    Ce mot rime parfois avec alarmes,
    Et aussi avec larmes,
    mais toujours avec charme.
    Ce mot rime avec caresses
    Et aussi avec jeunesse
    mais toujours avec tendresse.
    Ce mot rime parfois avec pleurs,
    Et aussi avec douleur,
    mais toujours avec bonheur.
    Ce mot rime parfois avec orages,
    Et aussi avec mirage,
    mais toujours avec courage.
    Mère. Quatre lettres
    pour te permettre
    de te croire
    au centre de l 'Histoire,
    toi, l'homme heureux.
    Et tu devrais en louer les Dieux,
    et tu devrais chanter partout,
    qu'il te faudrait être fou
    pour ne pas savoir
    qu'il n 'y a rien, que l'espoir,
    sur cette Terre,
    qui rime si bien avec ta Mère.

    hodiaŭ,ĉiuj infanoj festas iliajn patrinojn

     ma Mère en 1918
    images :astrologyclub.orgarlitto.forumactif.org ; 

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  • calculAvez vous remarqué l'étrange poésie qui se dégage des chiffres ? .. Tenez, par exemple :
    Quinze, dit on en croisant le premier barbu de la journée, ou au premier point au tennis. Quinze  c'est aussi un nombre triangulaire, un nombre hexagonal et le quatrième nombre de Bell. Quinze est la double factorielle de 5. Quinze est un nombre composé; ses diviseurs propres sont 1, 3 et 5, c'est un nombre semi-premier. Avec seulement deux exceptions, tous les quadruplets de nombres premiers encadrent un multiple de 15, 15 étant lui-même encadré par le quadruplet (11, 13, 17, 19). En hexadécimal, ou en toute autre base supérieure, quinze est représenté par la lettre F. Quinze est une constante magique d'un carré magique de 3 par 3.
    Meuh non, je ne suis pas devenu fou, ni adepte de la secte de ceux-qui-sont-à-l'aise-dans-les-mathématiques, puisque mescalcul derniers calculs s'étaient planqués dans ma cholecyste ( j'ai aussi regardé dans le dictionnaire quand on m'en a parlé ...) et ont dû en être extraits de force, presque avec autant de difficultés que l'entrée du calcul  dans mon misérable crâne, vaines tentatives qui ont épuisé moult professeurs.
    En fait j'ai, sans la moindre vergogne, pompé ces pompeuses phrases sur Wikipédia, ce site qui, comme moi, dit énormément de bêtises.
    Comme je n'y ai rien compris, le Diable Bel ayant embrouillé mon neurone matheux déjà bien malade, j'ai demandé à la Mouette et au Héron, lors de notre conférence hebdomadaire sur le ponton de m'éclairer .
    Ils m'ont regardé, se sont vrillé l'aile droite sur le coin du bec et sont partis en rigolant, me laissant perplexe et gros Pierre comme devant ( bien sûr, on dit gros Jean comme devant, mais je n'ai pas maigri, hélas... !).
    Je me demande si cette réaction a trait à mon ignorance ou à leur profond mépris pour cette science qui pourtant enchantait mon viel ami Umar Khayyââm.
    calculMais, au fait, vous ne connaissez pas la Mouette et le Héron ! Ces volatiles, d' espèces que les ignorantscalcul disent sauvages, ont élu domicile dans la mangrove située à proximité du ponton où je vais de temps à autre réfléchir sur les origines et le devenir du monde ( en fait, j'y vais surtout pour assouvir mon vice de fainéant congénital et grignoter en douce les sucreries que mon ignare de médecin m'a interdites …)
    Il est donc fréquent que nous nous retrouvions en ce lieu paradisiaque, l'un perché sur le toit , l'autre sur un piquet et le troisième assis, jambes pendantes et tête en en l'air, et que nous devisions.
    Ben oui, nous devisons . Enfin je parle et ils commentent, manifestant leur approbation par un battement d'aile et leur désaveu par un plongeon pour attraper une pisquette et l'avaler vite fait, en me regardant d'un œil goguenard.
    Nous avons la vie dure, sur ce ponton.

    photos : commons.wikimedia.org ,   massmultimedia.co.uk;   appk.e-monsite.com ; wanderwonder.me 


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  • En ce temps là, la Terre et la Mer venaient tout juste de se séparer.
    La Lune regardait le monde et le trouvait bien vide. Il y avait des arbres, des fleurs, des rivières et des montagnes se reflétant dans l'eau claire et bleue d'un lagon paisible.
    En se demandant comment serait ce monde si il était habité, elle porta machinalement la main à sa bouche, et en retira une dent qui menaçait de tomber, et la posa sur un rocher qui pointait à quelques encablures d'une plage blonde bordée de cocotiers.
    Quelques temps plus tard, sous l'effet de la chaleur du soleil, la dent de la Lune se décomposa, lentement, et des vers s'y mirent, en grand nombre.

    Ceux qui tombèrent à l'eau devinrent anguilles et ceux qui restèrent sur le rocher devinrent lézards. Leurs petits naquirent avec une tête d'homme et un corps de lézard.
    Au fil du temps, ils vécurent ainsi, sans que leur cœur connaisse le bon ou le mauvais.
    L'un d'entre eux ouvrit sa peau de lézard et devint un homme. Il s'appelait Bumé. Il prit femme et d'eux naquirent trois enfants.
    L'ainé , nommé Téa kanaké, fut le premier homme véritable, puisque ses parents étaient nés lézards . Il devint ainsi  l'ancêtre de toute l'humanité.
    Ses frères Bwé Béalo et Dwi Daoulo furent avec lui les pères de tous les clans de la Calédonie.
    L'être primordial fut Téa Kanaké. Venu au monde ignorant de tout, il demanda aux esprits de lui apprendre et de lui donner tout ce qu'il doit savoir pour vivre sur la terre: la magie des pierres, des herbes, le travail des champs, la connaissance des plantes et celle des hommes.
    Il cultiva l'igname et le taro, il planta le coleus, cette superbe plante protectrice , puis il construisit sa case et, le premier, proclama la parole.
    Téâ Kanaké voulait tout savoir de la vie et des hommes, il demanda aux esprits de lui apprendre tout ce qu'il devait savoir. Ils lui dirent qu'il devait pour cela connaître la mort.
    Ils le firent entrer dans le banian, cet arbre aux multiples racines aériennes, qui est le corps des esprits. En suivant ses racines souterraines, il entra au pays des morts. Et en ce ventre maternel, il reçut le savoir.
    Comme les rejets renaissant d’un tronc coupé, Téâ Kanaké, porteur de la continuité de la Parole, traversa la roche percée, qui marque le passage entre le monde des morts  et celui des hommes, et revint sur la terre des vivants.
    Il souffla la Parole dans la feuille du bois de fer, où elle chantera toujours.
    Grâce à cette parole une aire nouvelle s’ouvrit, et les peuples kanak habitèrent toute la Calédonie.

    photos : ticalixba.canalblog.com ; www.brooklynrail.orgwww.viepartage.com277jours.uniterre.com


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  • Lettre à M. Jean Pierre, Minaudier aux bons soins des éditions le Tripode,

    Monsieur
    lettre à un quidamFoin de minauderies, il n'est point dans ma nature d'accepter les injures gratuites et injustifiées de la part de quidams impudents, qu'il fussent bêta ou lambda voire pensent être l'alpha et l’oméga de la culture.
    Hors donc, je viens ici vous entretenir de vos propos, parus à la page 19 de votre livre " La Poésie du Gérondif". En cette œuvre qui se veut spirituelle - et l'est parfois, il m'en faut convenir - vous expliquez au lecteur vos affections grammaticales, ce qui pourrait être signe de grande culture . Mais, car, vous remarquerez que si je vous ai ci-avant décerné quelque fleur, il y a un mais, de quel droit, de quel esprit saugrenu faites vous état en qualifiant, sans pudeur, ni mêmelettre à un quidam le plus élémentaire respect pour son travail titanesque, M. Zamenhof de grotesque et de hideux, voire de producteur de patois latin dégénéré.
    Pour votre gouverne, si tant est que vous acceptiez un avis différent du vôtre, je vous informe, à toutes fins utiles, que l'Espéranto, bien plus que le lituanien ou le danois, est parlé , lu et écrit par une dizaine de millions de personnes, dans tous les pays du monde, de la Chine au Nunavut, en passant par les Philippines, Zanzibar, Andorre et même la France .
    A moins que vous ne considériez Jules Verne, Umberto Eco, Élisée Reclus, ou votre lettre à un quidamcollègue enseignant et grammairien André Cherpillod , et tant d'autres génies, comme d'aimables hurluberlus voire de doux dingues, vous ne pourrez que reconnaître que votre qualification de l'Espéranto - permettez à mon indignation de me répéter - de hideux et de grotesque, n'est pas la plus brillante idée qui ait germé dans votre grammatical esprit.
    J'admets, et, si vous avez le moindre petit souffle de bonne foi, vous serez bien obligé d'admettre aussi, que la grammaire de l'Espéranto permet d'apprendre cette langue sans difficulté. Et son but n'était et n'est toujours pas de torturer les neurones des vrais gens, (ceux qui ne font pas de bruit littéraire mais permettent vraiment au monde de continuer à fonctionner ) mais seulement de les aider à communiquer pacifiquement.
    Et permettrait de fort substantielles économies, par exemple au parlement Européen, où quelques espérantistes suffiraient pour remplacer efficacement les très onéreux bataillons d'interprètes et de traducteurs qui sont hélas indispensables pour que les parlementaires des 28 états membres puissent presque s'entendre.
    Je ne professe qu'un très relatif intérêt pour les plus ou moins tortueuses circonvolutions des diverses grammaires dont vous vous délectez. Mais j'ai été élevé dans le respect des opinions des autres, et je ne me permettrais pas de prétendre que vos propos démontrent la moindre hideur ou la plus petite bouffonnerie. Quoi que...
    Par contre, je m'élève, et s'élèvent aussi tous les Espérantophones du monde contre votre insultante appréciation de ce qu'ils considèrent comme un moyen de communication, de compréhension et par conséquent de paix.
    Mais il faut bien admettre que tous les tyrans et tyranneaux, de hitler à staline, enlettre à un quidam passant par mussolini, batista, franco et tant d'autres monstres ( sans majuscule, ces nobles lettres n'allant qu'à ceux qui les méritent ) ont poursuivi, condamné et même exterminé de nombreux espérantistes, car ils craignaient la propagation de leurs idées pacifistes.
    Loin de moi l'idée de vous assimiler à ces dégâts collatéraux de l'humanité, mais j'en aurais presque eu la tentation lors de ma première lecture.
    Vous souhaitant bonne réception et une meilleure acceptation des idées de vos contemporains, je vous salue d'un simple mais distant
    Cordialement.

     

    photos :en.wikipedia.org ; mail.colonial.net ; fr.wikipedia.org ;francophonie-avenir.com


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  • On dit parfois ( mais bien sûr il est prudent de se méfier de ce qu'On dit..) que nos compatriotes ne sont pas particulièrement férus de géographie et qu'un certain nombre d'entre eux ignore totalement où se trouve cette isle (1) , qui, comme chacun devrait le savoir, est la plus proche du Paradis et où j' ai l'aussi insigne qu'insolente chance de poursuivre mes jours.
    Notez bien quand même la nuance entre un certain nombre et un nombre certain... nuance qui change la vision des choses...
    Et quand je vous aurai dit qu'entre Yaté et Belep, entre Ouvéa et Kunié, entre Drehu et Nengone, sur les 8 aires coutumières du pays,  on parle 28 langues, aux noms aussi exotiques que nyelâyu , pwaamel, xârâcùù ou faga ouvea, pour n'en citer que quelques unes, vous vous demanderez peut-être si nous ne sommes pas sur un astre lointain ?


    Mais non, comme vous pouvez le constater sur la carte ci-dessus, nous sommes un pays d'Outre Mer Français, où la langue de Hugo est dite véhiculaire, et les autres glorieusement vernaculaires.
    Malheureusement, un grand nombre de ces moyens d'expressions oraux ne sont plus parlés que par quelques anciens, qu'ici on nomme respectueusement les Vieux.
    Heureusement, depuis les Accords de Nouméa, en 1998,  l'Académie des langues Kanak fait un gros travail de recueil et de transcription pour conserver ce patrimoine, réservoir des savoirs et de l'histoire , et surtout de la Coutume, qui contient et constitue l'essentiel de la culture "lokale".
    Il faut noter que ces vieilles langues, d'origine austronésienne (Océanie, Insulinde et Taïwan) n'ont aucun rapport avec les langues de Papouasie ou celles des aborigènes d'Australie. Elles sont structurées, ont une grammaire, et c'est si vrai qu'un écrivain-grammairien-enseignant,   très au fait de ce genre de choses, parle de ces grammaires dans son livre, ce qui serait bien honnête si,  le pôvre ne considérait pas  que l'Espéranto serait selon lui,  grotesque, ce qui prouve que même instruit, on n'est pas toujours très malin . Mais foin de digression oiseuse, revenons à ces moutons qui vous sont si antipodiens... 
    parler vraiQuelques unes, comme par exemple le Drehu, le Nengone, le Païci ou Ajie sont enseignées dans les écoles. Il a été remarqué que, depuis quelques années , l'apprentissage du français est grandement facilité par celui de la langue locale parlées dans les famille des tribus .
    Ce nouvel enseignement qui rompt avec la détestable manie qu'avaient les éducateurs d'antanparler vrai ( et même de naguère ) d'interdire aux enfants de parler la langue de leurs parents, qu'ils soient kanak, bretons, basques, alsaciens , morvandiaux ou créoles, a un effet bénéfique, mais les retards accumulés sont la cause d'un illettrisme contre lequel est il est urgent et absolument indispensable de s'attaquer, ce que font l'école, la Croix Rouge, et divers organismes non gouvernementaux. Il y a du travail, c'est certain, mais tant de vrais gens s'y attelant, on peut espérer un avenir plus.... parlant.

    _________________

    (1) oui, je sais, on écrit Île, mais, avouez isle c'est quand même plus ... aventureux, non ?

     photos:  http://www.alk.gouv.nc ; espacefrancais.com ; ac-grenoble.fr


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  • agitations Rodomontades, presque gros mots, cataclysme, bouleversement, évolution, changement continuel et continuité changeante, catastrophe pour les uns, provocation pour les autres, triomphe du capital à dextre, ricanements à la droite de la dextre, effondrement du socialisme à la gauche de la senestre, le jeu de chaises musicales à la Cour a au moins un mérite.
    Il donne aux journalistes, journaleux et autres pisse-copie du grain à moudre et (surtout?) des espérances de tirages pharamineux .
    A quelques uns, qui croient être d'en haut, des émois, des espérances, où, selon leur implantation côté cour ou côté jardin du cirqueagitations parlementaire, des inquiétudes ….
    Quant aux gens normaux, ceux qui , selon un poitevin en mal de mot d'esprit, involontaire plagiaire de Balzac , sont d'en bas, ne comprenant pas grand chose aux turpitudes qui agitent la jette-sette (bof !..) politico-parisienne, ils se contentent d'essayer de survivre avec leurs SMIC, leur RSA, RMI ou autre obole .
    Mais, finalement, ils sont bien chanceux, car ils savent , grâce à ceux qui se croient successeurs de Théophraste Renaudot, tout ce qui se passe dans les altitudes.
    Enfin, presque.
    Juste ce qu'on voudrait  bien qu'ils sachent.
    Heureusement, parmi les informateurs, il en est de tous bords, et chacun tire à boulets rouges sur le collègue plus ou moins inféodé à l'autre faction. Grâce à cette rivalité "émulante", avec un petit effort ( plus ou moins, quand même...), ils peuvent presque arriver à lever un tout petit coin du voile.
    agitations Quelques un sont en colère, d'autres déçus, d'autres encore s'en préoccupent comme de leur premier biberon.
    En somme, nous vivons parmi les charmes discrets de la démocratie, qui ressemblent à s'y méprendre à ce que les révolutionnaires nommaient les élucubrations de la monarchie.
    Mais bon, hein, comme disait mon Père, il faut faire avec...
    Un jour, allez savoir, le bon sens descendra sur l'ENA et ses produits .
    Peut-être.
    Espero vivigas ...(1)

    _______________

    (1) l'espoir fait vivre ( en Espéranto)

     photos : litteratureaudio.com ; cequelesmediasnenousdisentpas.over ; sweet-cherry.vip-blog.com


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  • mirage ? indécence ou les deux ?Ce matin, j'ai vécu un mirage. Vous savez, un truc comme cette vision qu'ont eue les Dupondt dans le désert, quand ils ont vu une belle étendue d'eau au milieu du désert ?
    Vous les voyez, avec leurs caleçons de bain à rayures rouges et blanches, et leurs chapeaux ? Ce matin donc, en lisant le monde sur les informations ( parfois, on pourrait être tenté d'écrire inf
    irmations tant elles sont ..intoxicantes ) mes yeux esbaudis ont lu "la croissance la plus importante depuis 2011" , puis se sont ébaubis en lisant la suite : "pour les paiements de dividendes".
    Et, illico, comme les Dupondt je me suis écrasé sur lemirage ? indécence ou les deux ? sable comme une figue trop mure .
    Depuis des mois, d'éminents (?) économistes, chefs d'entreprises et autres "gens bien informés ", nous rebattent les trompes d'Eustache avec cette crise mondiale, tentaculaire, ruineuse et tout et tout .
    Bêtement, j'ai cru , puisqu'ils sont supposés savoir de quoi ils parlent, qu'ils avaient raison, et que les "grandes" entreprises ( celles dont les dirigeants roulent en Porsche Cayenne la semaine et en Ferrari le dimanche ) que ces entreprises, donc couraient à la ruine et que nous allions , nous autres lambda d'en bas, avec notre bon cœur, devoir une fois de plus  voler à leur secours.
    mirage ? indécence ou les deux ?Hélas, nous devrons, à notre grand regret, c'est certain, renoncer à démontrer notre grandeur d'âme.
    En effet, les petites autos de ces grands dirigeants, ainsi, évidemment que celles de leurs chers (très chers), actionnaires ne vont pas manquer de carburant.
    En effet, la croissance esbaudissante dont je vous ai entretenus plus haut porte, seulement, sur les dividendes versés aux actionnaires, donc aux bénéfices réalisés.
    Même une banque, que je ne citerai pas pour lui éviter l'opprobre, malgré une pharamineuse amende imposée par les anges de la finance outratlantiquains, a continué a verser ces aumônes de luxe.
    Un assureur, qu'on aurait pu croire en difficulté en raison des indemnités à verser, a réussi, grâce peut-être aux clauses écrites en tout petit au bas de contrats, à versé ( mais non, pas aux assurés, à  ses actionnaires.... faut pas rêver ...) 2,7mirage ? indécence ou les deux ? milliards d'euros ( finalement à peine un million huit cent mille SMIC, donc juste une obole...).
    Bon, d'accord, je sais bien qu'il est normal qu'un investisseur voie son aide récompensée, mais quand même...
    Je crois qu'il serait bon qu'un législateur oblige ces engeances financières à répéter chaque jour le mot
    décence, jusqu'à ce qu'ils en aient compris le sens et l'appliquent à leurs actes .
    Mais, vous avez bien raison: Je suis un indécrottable utopiste.

     

    photos : lesaventuresdetintin714.skyrock ; automatesintelligents.com ;blogsimplement.blogspot.com; editions.flammarion.com


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  • la gazza ladra modèle grand bretonOn lit dans tous les journaux, entend dans toutes les radios et voit à télé que d'innombrables vols sont commis partout , tout le temps. Cet étalage de méfaits pourrait nous faire croire que ces délictueuses actions sont en progression, qu'elle sont inévitables, et qu'elle dureront jusqu'à la parousie finale..
    Eh ben non !
    Et c'est universitairement prouvé. Si, si !
    Des chercheurs britanniques ( quand ils ne sont pas très fiers, ils sont britanniques, quand c'est génial, ils sont anglais …) des britanniques, donc et d'Exeter en plus , à la suite de recherches ardues, approfondies, longues et difficiles ont décidé de fairela gazza ladra modèle grand breton mentir Rossini, Hergé et la Castafiore.
    Ces investigations aussi coûteuses qu'universellement utiles(?!?) leur ont ouvert des horizons pleins d'espoir.
    Ils ont déclaré avoir prouvé que ce vertébré ovipare couvert de plume de la famille des corvidés, du genre pica, en un mot la pie, n'est pas voleuse, et serait même atteint de néophobie, la peur des objets nouveaux, ce qui l'empêche de s'en emparer ( des objets nouveaux pour elles, évidemment...)
    En voilà une découverte qu'elle est bonne ! Et prometteuse.
    En effet, selon ces britanniques cerveaux, la néophobie interdirait aux pica pica de s'emparer des objets brillants appartenant à autrui.
    Il est donc loisible de penser qu'un autre cerveau, rempli de bonnes idées et d'intentions louables pourrait  trouver une solution aux délits dénoncés ci-dessus.
    Par exemple, si on inoculait cette maladie aux voleurs potentiels, on viderait les prisons, désengorgerait les tribunaux et on enrichirait les assurances, qui n'auraient plus à indemniser. Sans diminuer les primes, évidemment.
    Les gendarmes et les policiers, qui n'auraient plus à courir derrière les voleurs auraient plus de temps libre, et pourraient se consacrer à l'encadrement des la gazza ladra modèle grand bretonmanifestations, la verbalisation des stationnements abusifs et la chasse  aux  valises de sous se baladant entre les divers paradis fiscaux.
    On pourrait aussi de la même manière assurer aux électeurs que leurs édiles seraient scrupuleusement honnêtes. Hélas, ce n'est pas envisageable.
    Car, comment identifier les voleurs potentiels ?
    Il y a presque une semaine d'années, il avait été envisagé de chercher à définir les potentialités malhonnêtes chez les enfants des maternelles. Ce qui a, heureusement,  soulevé des tollés de protestation. Et avant cela, Big Brother y avait déjà pensé....
    Encore un peu de patience, un tyranneau quelconque y la gazza ladra modèle grand bretonparviendra bien un jour, avec l'appui, si ce n'est la bénédiction , des quidams lambda qui sont persuadés que les enfants ( ceux des autres, évidemment ) sont susceptibles d'avoir en eux tous les vices de l'enfer.
    Je crois, moi, qu'ils ont aussi - et surtout- toutes les qualités dula gazza ladra modèle grand breton paradis, mais à quoi bon en parler, ça ne fait pas vendre...
    Mais foin de digression oiseuse, et revenons à nos "étudieurs" de pies. Leurs savantes investigations n'ont pas démontré que ces oiseaux ne volent pas les objets qu'ils connaissent...ou qu'ils ont déjà vus.
    Mais finalement, cette.... disons lacune peut leur permettre d'engager d'autres recherches , dans l'éventuel but de " vacciniser "  la néophobie....
    Folle, cette idée ?
    Allez savoir ….

    photos :jeveuxreussir.net ;blog.lacarteriedaurelie.com; amazon.com; fr.wikihow.com;chaos-mondial-organise-resistance-infos.com


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  • la vraie vieAvez vous, une fois dans votre vie, eu la chance de ressentir cette incomparable sensation qui vous aide à marcher comme un automate détraqué ?
    Connaissez-vous ces petits plaisirs des sens qui, chaque matin, quand vous sortez de vos rêves les plus doux, vous offrent le vrai sens de la vie ? La faculté de médecine nomme cela sciatique. Le charme de cette poésie est quand même , pour quelques un d'entre nous, un grand mystère.
    Car, comment profiter d'une poésie quand, pour lever ce qui fut un jour votre corps athlétique, vous devez user de multiples ruses, comme, par exemple : d'abord vous mettre sur le flancla vraie vie droit et, en même temps envoyer lentement votre jambe droite vers le plancher tout en poussant sur votre bras droit, pour lentement et prudemment lever la partie supérieure de votre corps , jusqu'à ce qu'il soit bien droit.
    Evidemment, vous pouvez bouger vos membres gauches, selon où vous dormez...
    Ces opérations semblent simples, mais, croyez-moi, elles provoquent beaucoup de grimaces.....
    Quand vous êtes enfin assis, vous devez vous vêtir . Car, dormant sans vêtement, vous ne pouvez décemment pas errer nu dans la maison, n'est-ce pas ?
    Et ce n'est pas une mince affaire. Vous attrapez donc votre pantalon, et, prudemment, vous levez la jambe droite de quelques centimètres et vous essayez d'y introduire votre pied, puis, toujours aussi prudemment, vous répétez l'opération avec votre pied gauche.
    A ce moment, fatigué comme Dieu le septième jour, vous avez bien sûr besoin de vous reposer.
    la vraie vieEnsuite, par d' aveugles mouvements des pieds, vous cherchez vos pantoufles, qui se sont traîtreusement cachées sous le lit.
    Donc, vous voilà presque prêt. Il ne vous reste plus qu'à vous lever.
    Pour cela, vous devez incliner en avant la partie supérieure de votre carcasse, et, poussant avec vos jambes sur le plancher et sur le lit avec vos bras, vous finissez par être debout. Quand vous aurez fini d'enfiler votre pantalon, vous pourrez tranquillement sortir en vainqueur de la chambre à coucher.
    Combien de temps ont duré ces opérations ?la vraie vie
    Dieu seul le sait........ Mais grâce à votre prudente célérité, vous êtes fin  prêt pour boiter lamentablement toute la journée, vaquer à vos affaires, lire, regarder la télé, envisager de jardiner ou d'aller "footinguer" , et y renoncer in petto, ou... raconter vos petites misères sur votre blog. Ca ne changera pas grand chose, mais ça soulage.
    Enfin, je crois...

    photos : catawiki.fr : osteopathe-paris-16.com ; clg-mare-coignieres.ac-versailles.fr; formationambulancier.fr


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  • seulement merciHier, 15 août, beaucoup de gens priaient, d'autres  commémoraient le 70ème anniversaire du débarquement de Provence. Un peu partout dans le monde, de seulement merci vieux hommes  noirs, jaunes ou bistres ont, en même temps, souri amèrement. Après  Bir Hakeim, et Monte Cassino, et les plages de Provence ils ont remonté le Rhône pour libérer ce qu'on leur avait dit être la Mère Patrie. Nombre d'entre eux ont continué à combattre sous tous les soleils, sous tous les cieux. Puis on les a renvoyés chez eux, et on les y a oubliés. Depuis ce débarquement, leurs pays se sont émancipés, et maintenant, ils ne font plus partie de la même Mère Patrie. C'est en pensant à eux qu'il y a quelques années, j'ai écrit le texte suivant:

    C'est l'évangile qui le dit,
    On n'a rien donné tant qu'on n'a pas tout donné.
    Eux qui n'avaient rien, ils n'ont rien donné,
    C'est seulement leur vie qu'on a pris.
    Pour ces enfants des soleils fous,
    Des forêt, des déserts,
    Des îles et des rizières,
    il n'y eut, en ces temps de folie, que boue,
    Peur, froid, douleur et désespoir.
    Combien sont morts sans savoir
    Pourquoi, ni même parfois où ?
    Ceux qui s'en sont sortis,
    Effarés, désemparés, sont repartis,
    seulement merciLes poches vides, mais la poitrine médaillée,
    Vers leurs villages perdus pour y finir leurs vies,seulement merci
    Disant à leurs enfants combien ils ont bataillé :
    Ils leur parlent en vrac de Perthes-les-Hurlus,
    De Dien-Bien-Phu, d'Alger, de la Somme,
    Et aussi de Verdun. Ils se nomment
    Fièrement Tirailleurs ou Poilus
    Leur Mère Patrie d'alors leur doit beaucoup,
    Elle ne leur laisse en tout et pour tout
    que le souvenir du feu,
    qu'ils restent chez eux,
    Puisqu'ils ne veulent plus de nous !
    Et d'ailleurs ils n'ont fait que leur devoir,              seulement merci
    Puisqu'en ces temps là ils étaient à nous.
    Car s'ils ont participé à l'Histoire,
    C'est seulement grâce à nous,
    Alors, de quoi se plaignent-ils ?

     

     

    photos :notre-dame-de-france.com ; lorgues.net ; fr-fr.facebook.comwww1.rfi.fr ;forum.bam-tour.fr.


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