• ça m'énerveIl faisait beau, ce matin. La baie, dont les eaux n’ont gardé aucun souvenir du petit coup d’ouest de la veille, berçait doucement les bateaux blancs à l’ancre.
    La circulation était fluide, et on pouvait tranquillement écouter la radio dans la voiture dont les vitres fermées nous isolait des bruit ambiants.
    Comme à l’accoutumée, j’écoutais la station qui, il y a quelquesça m'énerve lustres, s’adressait à ceux qui ont quelque chose entre les oreilles.
    Tout était donc réuni et aurait dû concourir à me donner la béatitude habituelle de mes matinées de retraité.
    Mais.
    Car, évidemment, il y en a un.
    L’émission , que les globisheux , les grandbretonneux, ou anglomaniaques allumés nomment taulque chaud , et les gens normaux émission débat, se nomme " "le nouveau rendez-vous" que l’animateur désigne finement et phonétiquement par le sigle l’NRV.
    Et c’est probablement la seule chose que je retiendrai de cette émission, puisque , pratiquement durantça m'énerve tout sa durée, les invités ont tous parlé en même temps, étant peut-être persuadés que leur avis prime celui de tous les autres, et de ce fait produisaient un brouhaha incompréhensible.
    Cette cacophonie logorrhéique aussi prétentieuse que saugrenue était cependant interrompue, comme par hasard, quand les taulqueurs parlaient de leurs œuvres personnelles, puisque, hélas, les radios, comme les télés, ont une fâcheuse tendance à ne devenir que des moyens de promotion.
    Mais, finalement, en y réfléchissant un peu ( c’est rare, mais ça m’arrive), c’est peut-être pour cela que l’animateur l’appelle l’NRV.
    Parce que, vraiment, ça énerve !

    images : etsy.com ; franceinter.fr ;  www.energieplus-lesite.be


    7 commentaires
  • Il y a quelques jours, au cours d'une conversation entre amis, est venu sur le tapis le concept de citoyenneté.
     Il est vrai, qu'ici, en Nouvelle Calédonie, ce point  est .... à la pointe des questionnements, puisque dans peu de temps,  nous aurons à décider du statut du Pays.
    Il est donc souvent question de nos citoyennetés actuelles, à venir, ou éventuelles. J'ai donc donné mon point de vue sur la question, en me déclarant citoyen du monde.
    J'ai reçu quelques moqueries, du genre "c'est facile et cela élude le problème", ou "c'est bateau, et en fait une non réponse".
    J'ai donc dû exposer mon point de vue et affirmer mes convictions  :
    Je suis citoyen du monde parce que les guerres sont imbéciles, parce que 
    les racismes sont aberrants, parce que des prêcheurs de toutes les religions ne prêchent pas pour la Paix, mais pour leur paix et leurs propres intérêts.
    Je suis citoyen du Monde parce que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, parce que les femmes ont exactement les mêmes droits et les mêmes devoirs que les hommes.
    Je suis citoyen du Monde parce que la guerre, l’argent, l’ambition effrénée, la mégalomanie de quelques uns ne s’exercent qu’aux dépens des plus faibles et des plus pauvres.
    Je suis citoyen du Monde parce que sous prétexte de liberté on emprisonne, parce que les partisans de l’un sont les ennemis  de l’autre , parce qu’un jour il faudra bien que les hommes deviennent enfin humains, parce que discourir sans agir est la marque de l’ inutile..
    Je suis citoyen du monde, tout bêtement parce qu’il n’y a pas d’alternative à la nécessité de vivre ensemble et non pas les uns à côté des autres.
    Je suis citoyen du Monde parce que les proclamations et les quêtes d’identité nationale sont plus génératrices de divisions que d’unité, et engendrent la violence qu’elles sont supposées éradiquer .
    Je suis citoyen du monde parce que je crois en la valeur de l’homme, de tous les hommes, et que les donneurs de leçons devraient eux aussi retourner sur les bancs de l’école de l’Humanité.
    Je suis citoyen du Monde parce que tous les humains sont mes frères, parce que, depuis toujours , nous avons subi les exactions de quelques fous, nous avons guerroyés les uns contre les autres pour des raisons futiles et même imbéciles, nous avons , tous, espéré, travaillé, aimé et pleuré pour les mêmes raisons.
    Est-ce folie qu’espérer un monde meilleur ?
    Je sais bien que beaucoup me taxeront d’utopie, d’autres me qualifieront de doux rêveur , d’autres encore de traître.
    Mais qu’ importe !
    Un jour, j’aurai raison..
    Et vous aussi.

     

    images : afjv.com esen.education.fr, beariscool.blogspot.com ; communiquisme.over-blog.com


    6 commentaires
  • Il pleut. La Baie est grise, les collines en face, là bas, sont invisibles.
    La mer et le 
    ciel, vides, presque uniformément sombres ne veulent plus se séparer, et nous donnent une vision du monde d’avant, des temps sans noms, quand les lézards n’avaient pas encore eu la folie de devenir des hommes, quand les dieux eux-mêmes n’étaient que songes indéfinis, quand la paix, bien qu’elle n’ait pas encore été inventée non plus, était là, triste, vide, et s’appelait ennui.
    Finalement, le premier sentiment humain, qui existait déjà avant l’homme, est l’ennui.
    Rien ne bouge, rien ne respire. Il n’y a que l’eau et le ciel. Comme dans l’œil du cyclone . Un chaos a produit un chaos, et le temps se repose avant d’entamer sa ronde en sens inverse.
    Le temps, le vent, la lumière et l’eau .
    Le feu n’est pas encore sorti des entrailles du monde.
    Il bouillonne sous des myriades de terres , comme si il cherchait comment il allait s’emparer de la place du temps et de la lumière pour faire avec eux l’assemblage des éléments incontournables et indissociables qui permettront à l’homme de naître .
    Comme si l’homme était l’aboutissement suprême, ce qui prouve que le feu, la terre l’air et l’eau , même ensemble, ne sont pas bien malins.
    La pluie se déchire, et les premières îles apparaissent , dévoilant lentement la ville qui s’ébroue et recommence à marcher vers un avenir incertain.
    Je n'aime pas la pluie.
    Mais, demain, il y aura du soleil…

     


    3 commentaires
  • J’en vois, et j’en entends même qui, à la sonorité du titre de cette modeste chronique vont imaginer des astuces plus ou moins vaseuses relatives à des tergiversations politico-polititienno-simagréo-habituellement électorales. D’autant qu’avec le patronyme de l’ex-premier et nouveau candidat au pinacle, le rapprochement paraît aisé.
    Eh ben non!
    La multitude des aspirants , conjuguée à l’habitude de nos contemporains de tergiverser, discuter voire discutailler, de sonder encore et toujours les plus intimes convictions des gens, leur permet d' extrapoler l’éventuel avenir de leur candidat  préféré, qui est, bien entendu, le meilleur.
    Une idée saugrenue a failli me faire écrire le meilleur et le moins cher....
    Il est vrai que, parmi les quatre-vingt-dix-huit (98) candidats déclarés ou en instance de le faire, il y a de quoi faire passer aux pronostiqueurs invétérés de longues, longues, longues nuits de réflexions, calculs, études, sondages, probabilités et autres élucubrations ésotérico-mathématiques avant de décider ceux qui auront au final la possibilité d’avoir le front nimbé des lauriers du vainqueur.
    Mais de toutes manières, il n’en restera qu’un qui sera en mesure, un tantinet prétentieusement quand même, de parodier l’ultime alexandrin de l’Ultima Verba du grand Victor :

                                           "Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui là ! "
    Cependant, si je me réfère aux innombrables résultats de scrutins qui se sont succédé en notre belle République, je ne peux m’empêcher de me souvenir de la parole de ce Vieux sage Kanak qui, avant les palabres et les élections, après avoir posé sa pipe et regardé les cieux, murmurait
                   " et le soleil se lèvera toujours à l’Est et se couchera toujours à l’Ouest..."


    3 commentaires
  • Il est évident qu’il est préférable, pour vivre heureux, de voir midi à sa porte, sans chercher  midi à quatorze heures. Le bonheur est parfois dans le pré, et se trouve , finalement, assez facilement, pour peu qu’on évite les querelles d’allemands issues des comptes d’apothicaires  résultant de promesses de gascons.
    Néanmoins, on arrive parfois comme un cheveu sur la soupe à la croisée des chemins, et pour ne ne pas aller se faire voir chez les grecs, il vaut mieux arrondir les angles, même si vous voyagez aux frais de la princesse.
    Ne pas avoir d’oursins dans son porte-monnaie est important, car , si vous avez le diable dans votre bourse, vous danserez devant le buffet , et si il faut manger pour vivre, il ne faut pourtant pas avaler des couleuvres, même si vous avez un estomac d'autruche...., car vous risquez de manger votre chapeau.
    Cependant, si vous avez  la tête près du bonnet, ne vous mettez pas martel en tête, si d'aventure quelque tête de linotte ou tête de turc pensait vous faire porter le chapeau, vous aurez toujours la ressource  de filer à l'anglaise ou sur les chapeaux de roues,  c'est vous qui voyez !


    5 commentaires
  • Nélectionsotre chère vieille France est actuellement en recherche d'idées pour progresser vers le bonheur parfait que tous les candidats aux ors de l'Elysée nous promettent.
    Puisque, aussi bizarre que ça puisse paraître à des non initiés, notre Outre mer lointain fait partie intégrante de la France, et pour rendre service à mes concitoyens,  je me suis dit qu'un nouveau parti, que j'ai finement  intitulé
                                                    " Ya d'la goutte à boire la haut ",
    sera le bienvenu et évitera aux électeurs des hésitations qui ne peuvent que nuire à leur bel équilibre mental.

    Moi Président,  nous  atteindrons un jour la vraie égalité, par le retour à la nudité originelle, qui mettra tout le monde au même niveau vestimentaire.
    Pour que les compagnons et les apprentis puissent arriver au travail en pleine possession de leurs moyens, la sieste sera rendue obligatoire de 12 à 16 heures en semaine et de 12 à 18 heures le dimanche.
    Pour rétablir la franchise et la vérité cachées aux tréfonds des opinions, la suppression des isoloirs, et la mention impérative du nom de l'électeur sur le bulletin de vote seront décidées.
    Afin que nos chères têtes blondes, brunes ou crépues ne soient plus épuisées par des enseignements mal adaptés, il n'y aura plus de retour en classe après les récréations . Ainsi,   le droit de vote étant instauré à 5 ans, les jeunes français auront du temps pour préparer leur avenir, d'autant plus que la pêche à la ligne et la pétanque seront enseignées à la maternelle, et que les examens seront supprimés, ce qui mettra tous les français au même niveau, et les cours l'ENA seront remplacés par des stages en entreprises  ( Ecole Nationale d'Apprentissage de la vie ).
    Il est évident que les masses laborieuses sont pressurées, c'est pourquoi j'interdirai de travailler les lendemains des jours de repos et les veilles de fête.
    Dans le cadre de l'amélioration des conditions de travail, j'élections instaurerai le passage forcé à un poste d'exécution pour ceux qui commandent, ou qui veulent commander .
    Pour mettre fin aux lamentables polémiques autour du mariage, chacun et chacune pourra choisir librement entre la polygamie et la polyandrie.
    Afin d'éclairer les choix offerts aux français, l'obligation sera faite aux énarques de comprendre ce qu'ils disent, sous peine d'être tenus à réaliser eux-mêmes leurs propositions, ce qui diminuera très sensiblement les chantiers saugrenus entrepris.
    Pour améliorer la santé publique, les régimes amaigrissants seront interdits, et pour éviter le gaspillage, l'obligation, sous peine de punition corporelle, de manger le gras du jambon et la peau du poulet sera établie.
    D'autre part, le sport étant une des composantes de la santé, la participation obligatoire aux matches de football de ceux qui critiquent, depuis leurs fauteuils en buvant de la bière, sera rendue officielle et incontournable.
    Dans le but d'établir une vraie compréhension entre le peuple et les élus, l'écriture personnelle de leurs discours par les hommes politiques sera obligatoire, et vérifiée.
     
      électionsPour mettre en place une vraie politique de l'habitat, le ministre du logement devra résider dans un squat six mois par an , et les promoteurs demeurer dans les constructions qu'ils réalisent.
    Les indemnités des parlementaires seront fixées au SMIC moyen européen, et les frais y afférant seront à leur charge, ce qui réduira sérieusement le nombre des candidats
    En point d'orgue de ce programme, les élus devront rembourser, sur leurs propres deniers, sans aucune aide de l'état, tout ce qui, dans leurs promesses, n'aura pas été tenu, ou n'aura pas eu le résultat annoncé. 
    Si vous adhérez à ce programme, vos dons ( en espèces, bien entendu) seront les bienvenus(1).

    ________________________

    (1) Compte n° 123456, Banque Fricka, Zurich , CH

    images : 3pistes.com; fr.pinterest.comlanouvellerepublique.fr


    5 commentaires
  • expédition Dans tous les services publics du monde, il existe des gens qui, pour améliorer la qualité dudit service, ou parfois aussi pour justifier leur emploi, trouvent de nouveaux systèmes, de nouvelles organisations du travail . C'est ce qui s'est produit ces dernières semaines.
    Après  avoir mis en place un nouveau système de tri du courrier, de nouvelles tournéesexpédition des facteurs, on s'est aperçu qu'au lieu de simplifier, les nouveautés ont mis une pagaille pas possible et on est revenu aux errements antérieurs. Ce qui solutionnera le problème. tout au moins quand les sacs de courrier en rade auront été distribués. Chacun sait que, comme disaient les vieux latins, errare humanum est , et que seulement  perseverare est diabolicum. Cette "affaire " m'a rappelé un incident qui s'est produit il y a quelques années, qui m'avait conduit à adresser le courrier suivant au autorités postales de notre île de lumière

     Monsieur le Directeur des Postes,

    Ce matin, je me suis décidé à expédier cette grosse enveloppe qui traînait depuis quelques jours sur mon bureau. Avant de partir, j'ai eu l'idée saugrenue de peser cette lettre, et j'ai appris qu'elle pesait presque deux cent grammes. Un coup d'œil jeté avec curiosité sur l'annuaire si généreusement offert par vos services aux heureux locataires d'une ligne téléphonique m'a appris que cet envoi pesant à peu près 200 grammes me reviendrait ( zone deux, prioritaire aérien ) entre 900 et 1250  de nos francs. 
    Après avoir vérifié si mes économies me permettaient cette dépense, je suis parti avec en poche la somme précise de 1250 francs, l'expérience m'ayant appris qu'il est préférable de " faire l'appoint ". En chemin,  je me suis souvenu avec plaisir que votre administration met à la disposition des usagers des appareils permettant au commun des mortels d'affranchir lui-même  son courrier, ce qui représente pour tout le monde,  agents et usagers, un gain de temps appréciable.  
    J'étais donc content,  puisque grâce à ces appareils savants, j'allais avoir un bon moment de plus à ma disposition pour flâner dans notre belle capitale et en  apprécier tous les charmes.
    Après avoir presque facilement trouvé un stationnement pour ma petite auto, je me suis dirigé vers la Poste Centrale, où un nombre déjà considérable de nos concitoyens , chacun tenant à la main son petit ticket  d'accès numéroté,  attendait avec cette belle patience si océanienne. Avec le petit air supérieur de expédition ceux qui savent, je me dirigeai in petto vers la belle machine jaune qui allait en deux temps trois mouvements  envoyer mon courrier sur les berges de la Garonne.
    Bien campé sur mes deux vieux pieds, je lus attentivement les prescriptions, posai mon enveloppe sur le plateau y destiné, et, avec  une maestria dont je suis encore surpris, je "cliquai" sur les touches ad hoc, et constatai avec plaisir que je ne m'étais pas trop trompé en pesant ma lettre avant mon départ, puisque la géniale machine indiquait 208 grammes, et me préparai à introduire dans la fente adéquate mon billet de mille francs et les quelques pièces faisant "l'appoint ".    

    C'est seulement alors que je remarquai le sourire en coin d'une charmante jeune femme, qui me regardait opérer, et qui,  toujours en souriant, me dit " elle ne marche pas ", en me montrant  d'un doigt joliment vernissé   une pancarte placée sur le côté de la machine, et parfaitement invisible quand on la regarde de face, qui indiquait " machine momentanément hors d'usage. Un autre distributeur est à votre disposition de l'autre côté de la porte d'entrée"
    Après avoir remercié cette jeune personne de son amabilité, je me rendis à l'autre machine, dont, pourexpédition m'éviter une autre mésaventure, j'inspectai les diverses faces. Cette précaution me fut salutaire, puisque je trouvai, toujours aussi peu visible de face, la même pancarte que sur l'autre machine.
    Il faisait très chaud, et le nombre de clients en  attente avait grossi pendant mes tentatives.  Je décidai donc de quitter la Poste Centrale, et vaquai à mes occupations de retraité.                            
    expédition Mon enveloppe commençait à se froisser un tantinet,    ce qui, je suppose, était sa manière de manifester son impatience de voler vers d'autres cieux. Je la posai donc sur le siège du chef de bord, comme on dit à Lifou, et dans un accès de mansuétude, dirigeai vers elle le flot d'air frais de la climatisation, ce dont,  je suis sûr, elle me sut gré. Quelques heures plus tard, je décidai de rentrer chez moi, et de faire un nouvel essai dans un petit bureau de poste, où j'étais à peu près sûr de pouvoir enfin envoyer ma lettre.
    Je me suis donc présenté au bureau de Poste du Pont des Français, où je fus reçu par une charmante guichetière, qui prit ma lettre, la pesa, et me demanda, avec un joli sourire, la modique somme de 900 francs, puisque ma lettre pesait moins de deux cent grammes,  et, après m'avoir souhaité une bonne journée, elle m'offrit ses vœux de bonnes fêtes, ce qui contribua à faire de ce lundi une encore meilleure journée.
    Toutefois, un doute me ronge : Par quel miracle une machine électronique (donc de précision, ou supposée telle ) indique pour un objet un  poids de 208 grammes et qu'une postière, jouissant indubitablement de toutes ses capacités physiques, morales et intellectuelles, et utilisant une balance tout aussi électronique, lui trouve un poids de moins de 200 grammes, donc, au minimum, une différence de 9 grammes. Cette différence ne pèse pas lourd, intrinsèquement parlant, mais elle coûte 350 francs à l'usager qui a la "chance " de pouvoir affranchir lui même son courrier, ce qui représente quand même 38expédition francs et des misères de nos francs le gramme, soit 38 000 francs le kilo.
    ( Nota : ce qui représente quand même 318.43 Euros... )
    Il y a la comme une sorte d'espèce d'anomalie, vous ne croyez pas ?
    Je vous souhaite une excellente journée et de joyeuses fêtes. 
    J'ai reçu en  réponse des explications ampoulées relatives aux appareils en panne, m'expliquant avec la main sur le coeur que, juré craché,  les dites machines sont fréquemment contrôlées ( mais semble-t-il pas réparées ) par un service tout aussi officiel qu'agréé, mais pas un mot sur les problèmes de tarifs..... 
    Je parie que dans tous vos pays aussi respectifs que respectables, la même petite aventure peut arriver à tous et à chacun. Et bien sûr que la réponse sera la même...
    Non ?  Alors le monde a changé, et c'est tant mieux !

    images :fr.123rf.com ,:fr.123rf.com  , egedis.com , fr.dreamstime.com , ilovegenerator.com


    3 commentaires
  • les mots pour le direCe matin, une curiosité presque malsaine m’a poussé à regarder à la télé les résultats de la quête aux voix en vue de recruter le prochain candidat aux ors de la République.
    Je ne ferai pas de commentaire sur cette opération, qui a certainement, pour l’un ou l’autre, un intérêt plus ou moins démocratique.
    Entre les annonces, on nous montrait le devenu traditionnel défilé d’innombrables experts, spécialistes, témoins, candidats, partisans, électeurs et bien sûr journalistes, chacun y allant de son commentaire forcément éclairé, de son expérience incontournable , de son expertise pointue et de ses prévisions lumineuses.
    Le tout dans le langage incontournable de ce genre d’événements, émaillé comme de coutume deles mots pour le dire réjouissants pataquès, amphigouris et autres énormités coquecigruesques.
    Une expression m’a plongé dans des abysses d’incertitudes, voire d’inquiétudes, puis amusé quand je me suis souvenu qu’à chaque élection , une quantité non négligeable de fautes de français sont commises, plus ou moins teintées de ce que les scrutateurs de cerveau nomment lapsus révélateur.
    Devant un bien joli tableau électronique, une charmante personne détaillait les résultats au fur et a mesure de leur réception.
    C’est ainsi qu’elle annonça que trois millions huit cent mille et quelques votants avaient été dépouillés.
    Cette annonce a fait jaillir devant mes yeux effarés des cohortes d’électeurs tout nus, a qui on avait arraché sans vergogne vêtements et économies, et qui  allaient en pleurant grossir les queues devant les bureaux d’aide sociale.
    Habituellement, le...dépouillement des électeurs, abstentionnistes, et même non inscrits se fait après le dépouillement... des bulletins , par prélèvements d’impôts et taxes joyeusement divers.
    C’est alors que j’ai compris ce que les divers aspirants voulaient dire en parlant de ce changement qui serait l’objet des vœux des "français"(1): maintenant, on nous piquera nos sous AVANT les élections !!!!
    les mots pour le direCatastrophé, j’ai exposé mes craintes à ma charmante épouse, qui m’a gratifié du regard consterné qu’elle utilise quand elle tente  de m’expliquer une manœuvre cuisinière ou ménagère que mon cerveau de mâle a du mal àles mots pour le dire comprendre.
    Et, utilisant le ton éducateur qu’elle utilisait pour apprendre à nos enfants le B A BA des choses de la vie, elle m’expliqua que le mot dépouillés ne faisait pas références aux électeurs, mais aux bulletins de vote, et que mes pinaillages étaient (sont) saugrenus..

    J’ai essayé de dire qu’il y a une différence de taille entre le bulletin de vote et l’électeur qui le brandit.
    Mais son regard plein de commisération m’a frappé au cœur, et m’a renvoyé à mes élucubrations.
    Alors,  parodiant piètrement Galiléo Galilei, j’ai lâchement abandonné le champ de bataille en grommelant "et pourtant, c’est pas pareil ..."

     _______________________________

     (1) cf article " improbabilité des espérances" sur ce blog, en date du 13/10/2016

     images  ; lemauricien.com ; alienor-fernandez.com  , memegen.com , chire.fr


    3 commentaires
  • Quand un journal publie un article relatif à un événement quelconque, si possible polémique ou pouvant permettre des discussions, voire glauque pour plaire à ce qu'on nomme "un certain lectorat" le rédacteur ne peut s’empêcher de titrer son texte en écrivant " Ce qu’il faut penser de .. " .
    Et ça m’énerve.
    En effet, même si je ne fais pas partie de la supposée élite qui constituerait (conditionnel d’éventualité, bien sûr) la sphère journalistique, je suis capable, comme l'immense majorité de nos contemporains, de comprendre un article de presse, qui, il faut bien l’admettre, n’est généralement pas en soi une œuvre littéraire par trop difficile.
    D'autant plus que,  parfois, le style, la syntaxe voire l’orthographe dudit article ne sont pas particulièrement à la hauteur  d’une classe de CM1.
    D’autre part, ladite sphère journalistique (écrite, parlée ou télévisée) passe son temps à nous rebattre les oreilles de sa "lutte contre la pensée unique ".
    Ce qui me donne envie de lui rabattre le caquet.
    Car cette façon de titrer les articles me donne à penser que leurs auteurs, bien que se réclamant de la sacro-sainte liberté d’expression, nous incitent(*) à penser comme eux.. donc luttent contre la liberté d'expression, ce qui est un comble !
    Il est vrai qu’en écrivant " ce qu’on peut penser de...", ils placeraient leur (s) lecteur(s) devant l’obligation de réfléchir.
    Et un lecteur qui réfléchit n’est pas un bon client.... puisqu’il ne pense pas forcément comme le rédacteur, ce qui pourrait le pousser à s’informer sur un autre média, donc à faire perdre des sous au journal...

    _______________________

    (*) inciter :Pousser vivement quelqu'un à quelque chose ...

     


    2 commentaires
  • En nos temps de changement, ou tout au moins en ces temps électoraux, ce qui est, tout compte fait,  un tantinet différent, tant il est vrai que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, j'ai pensé que le rappel ci-dessous pourrait avoir comme une sorte d'invitation à la relecture des oeuvres des descendants de Pierre Larousse ....

    Ceux qui ont le pouvoir,
    Et feraient n'importe quoi pour ça,
    Ceux qui ne veulent pas l'avoir,
    ceux qui disent qu'ils ne le veulent pas,
    Ceux qui ne peuvent pas l'avoir,
    Et n'en font pas tout un plat,
    Et aussi ceux qui l'ont eu,
    Et qui voudraient bien le revoir,
    Mais qui ne l'auront plus,
    Ceux qui ont tout fait pour l'avoir,
    Et qui crèvent de ne pas l'avoir eu,
    Ceux qui l'ont reçu
    Sans rien faire pour l'avoir,
    Ceux qui ne peuvent concevoir
    L'existence sans l'avoir,
    Devraient relire le dictionnaire,
    Car le pouvoir, même discrétionnaire,
    C'est aussi une approximation,
    Une interrogation, une éventualité,
    Une procuration, une possibilité,
    Une capacité de production,
    Mais, jamais, un droit d'oppression.

     


    3 commentaires