• Je me souviens de ce triste  jour, quand tu es partie.
    J'étais homme déjà, et j'étais père aussi,
    mais ce matin  là, dans ce froid cimetière,
    avec tous ces gens, et mes sœurs et mon frère,
    quand nous étions debout, dans ce décembre gris
    quand serrés l'un contre l'autre, transis
    pour nous aimer pour toi, nous avons unis
    nos doigts engourdis,
    sans rien dire, perdus
    sachant confusément que nous ne te verrions plus.
    Trop tard, bien sûr, j'ai compris,
    tout ce que je ne t'ai jamais dit,
    tout ce que je n'ai jamais fait pour toi,
    tout ce que tu avais souffert pour moi,
    ces  mots que je voulais te dire alors,
    auraient été pour toi des trésors
    plus grands que ceux de Babylone,
    maintenant encore, ils résonnent
    dans mon cœur, dans ma tête,
    et souvent se répètent,
    comme si leur répétition
    pouvait changer la partition
    de ce chant d'amour que j'aurais dû
    te chanter quand je le pouvais.
    Mais maintenant que je t'ai perdue
    je sais que toi, ma Mère, tu savais
    combien tu m'aimais, combien je t'aimais,
    et qu'un jour, c'est sûr, je te retrouverai


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  • liberté!  que d'idioties ont dit en ton nom !Nous vivons une époque formidable.
    Surtout grâce à notre télévision, qui donne libre antenne à des gens que le Roi Ubu aurait presque pu prendre à sa cour, si Alfred Jarry avait été aussi mal inspiré que les attributeurs de temps d’antenne.
    Dans une émission généralement intéressante une chroniqueuse qui se croit journaliste échoue lamentablement en tentant de désarçonner son interlocutrice   , en reprenant les rumeurs circulant sur internet,  dit n’importe quoi sans vérifier ses sources, juste pour faire comme si elle était au courant.
    Dans un simili "chaud"(1), un décérébré étale une homophobie imbécile et arrive a faire rire des olibrius de son espèce.
    Un autre illustre anonyme en veine de succès, essaie  de se faire drôle en qualifiant de gérontophiles Bonaparte et le nouveau Président.
    Puis, sous les tollés, ces non-pensants, n’ayant pas la capacité intellectuelle leur permettant de demander à leurs victimes des les excuser, s’excusent eux mêmes, platement, bassement, et, il faut bien le dire, ridiculement.
    Ils allèguent misérablement que leurs propos ont dépassé leur pensée, ce qui, finalement ne doit pas être très difficile, vu le niveau de ladite pensée.
    En fait, ils ont commis leurs divagations en connaissance de cause, dans le but de choquer, voire deliberté!  que d'idioties ont dit en ton nom ! blesser, et même, hélas, tout simplement pour se faire croire qu’ils sont spirituels.
    Finalement, Andy Warhol avait raison, chacun - et n'importe qui en l'occurrence - aura son quart d’heure de célébrité.
    Et leurs regrets ne sont que la démonstration de l’abyssal néant de leurs esprits.
    Il pourrait  y avoir,  là aussi, à mon avis, de quoi s’interroger sur les capacités, voire les motivations de ceux qui leur ont permis de se mettre en scène, de ceux qui les ont laissés en place et de ceux qui les applaudissent.
    A moins que, sous couvert de "culture" , on laisse faire , ou on incite à dire n’importe quoi, par n’importe qui, n’importe où et n’importe quand, au nom de la liberté d’expression.
    Mais heureusement, il y a, en notre doulce France, des tas de gens sensés.
    Et finalement, ils gagneront !
    ________________________

    (1) les grandbretonnants et les franglais disent "show" .Ils en sont libres. Moi aussi.........

    images :albus-conseil.com ; lemiroirdutemps.com :


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  • évolutionIl pleut.
    Pas moyen d’aller refaire le monde sur le ponton avec la Mouette et le Héron. Ils ont toujours, allez savoir comment, des tas d’informations sur tout. Il est vrai qu’au cours de leurs divagations alimentaires, ils rencontrent des oiseaux venus de partout .
    Et pourtant il faudrait, les cyclones d’avril et de mai ayant quelque peu dérangé la belle ordonnance du toit du faré. Mais bricoler sous les larmes des dieux n’est pas mon occupation préférée.
    Bricoler !
    Quel joli mot, qui évoque la rénovation, la réparation, le génie du bricoleur. Il vient, presque en droite ligne, des joyeux temps du moyen âge, cette période géniale , qui a enfanté le QuatroCento.
    Et , miracle de l’évolution des langues, la bricole, qui, au départ, désignait une catapulte, ingénieux instrument permettant d’écrabouiller les autres, histoire de leur faire comprendre qu’être l’ennemi est quelque chose de dangereux, est devenue synonyme de renouveau.
    Ce qui prouve que l’espoir fait vivre et que l’homme, finalement, n’est pas aussi mauvais qu’il essaie de leévolution faire croire.
    Bien entendu, le verbe bricoler a aussi acquis des sens bien différents.
    Par exemple, il arrive (parfois?souvent?) que, au cours de son "activité "un individu lambda bricole une quelconque entourloupe, histoire de se procurer quelques ... bricoles , vous savez ces petits riens qui vous aident à bien ,et même très bien, vivre.
    Il peut aussi se faire qu’un gouvernement bricole une bonne petite(1) loi de derrière les fagots, qui maintiendra les gens dans un état tel qu’ils seront bien obligés ( ou contents, tout dépend du point de vue) de faire ou ne pas faire, de dire ou de se taire, de bricoler tant bien que mal pour survivre.
    On peut alors dire "il va vous arriver... des bricoles "
    (1) Bonne petite est une expression bien française qui ne ressemble à rien, évolutionne veut rien dire et, comme toutes nos expressions, est pleine de sens.
    Une petite heure, par exemple , n’est pas tout à fait mais presque une heure. Comme peut-être à peu près  59 minutes et demie ou trois quart . Ou, c'est selon, dans les trois quarts d'heure
    Une bonne heure est tout juste un peu plus mais pas trop qu’une heure. Comme presque environ dans les soixante et une minute ou trente secondes. Ou, évidemment, pas tout a fait ou juste plus qu'  une heure et quart.
    Tandis qu’une bonne petite heure se situe à presque  exactement environ entre une petite heure et une bonne heure.
    A peu près.

    images : peache.eklablog.com ; letarif.com ; morphee.biz


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  • 66 990 856 habitants, 1 présidentEn réalité, ces chiffres sont erronés.
    La France, notre beau pays, est peuplé de successeurs de gaulois, celtes, vénètes, wisigoths, ostrogoths et autres goths, renforcés par basques, alsaciens, indiens, africains, asiatiques et peut-être même d’aliens, ou d’extra terrestres, tant on entend d’élucubrations à son sujet.
    Car, en effet, nous sommes le seul pays du monde a avoir 66 990 856 présidents.
    J’en vois qui vont me traiter de politiquement incorrect, voire de saugrenu.
    Et pourtant, il suffit de tendre l’oreille, dans la rue, dans les bistrots, les diverses réunions et rencontres de nos chers concitoyens. Ou d’écouter la radio ou de regarder la télévision, où d’innombrables experts en tout nous démontrent qu’ils s’étaient trompés avant et ont tort après.
    Et on se rend compte que chacun, expert ou citoyen lambda, a sa propre vision de la seule manière de réussir à devenir aussi grand que les pays qui ont plus de ceci ou moins de cela, qui sont plus riches, plus pauvres, plus démocroyalistes, moins anarchicains, plus démoblicains ou républicrates..
    Et évidemment, la solution des autres, de l’Autre, est une utopie, une chimère, voire, pour les plus mal élevés, une sacrée foutue connerie.
    Cette vision démiurgique du monde n’est pas loin de rappeler le Chaos qui sévissait dans l’Univers,66 990 856 habitants, 1 président jusqu’au fameux bien qu’anglophone Big Bang, vous savez, cet instant qui a fait surgir la vie .
    Et il est d’une évidence biblique que chacun a la clé du Gros Boum.
    L’expression "Chez nous", qui, entre Ouayaguette et Riedisheim, entre Ploudalmezeau et Camopi, ou Rotoava devrait vouloir dire que nous habitons ensemble , signifie plutôt , hélas, que nos domiciles sont voisins, ce qui constitue une nuance de taille !
    Quand je dis voisins, je veux parler de la nationalité, pas de la proximité géographique, bien entendu .
    66 990 856 habitants, 1 présidentIl y a quelques jours, un président a été élu, grâce (si on en croit les experts...) à divers regroupements, ralliements , renoncements, et même, si on en croit quelques déçus, de misérables trahisons.
    La démonstration de la sincérité de ces divers mouvements de rapprochement est joyeusement démontrée par les cris d’orfraie poussés, les objections  murmurées, les réclamations chuchotées qu’on entend de ci delà après la désignation des candidats aux élections de ceux qui devraient, en principe, constituer une majorité.
    Comme disait un homme grand, qui fut aussi grand homme, comment voulez vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromages …
    Alors, avec 66 990 856 présidents … 

    images ; europe1.frhendaye-jac2.skyrock.com ; iga.net

     


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  • Donna, depuis plusieurs jours, rode autour de nos isles. Ce matin, elle a embrumé nos horizons et ses larmes ont transformé la pelouse en piscine.
    On distingue à peine les collines, en face, sur l’autre rive de la Baie.
    Les palmes des cocotiers dansent un ballet infernal, et la mer , d’un rouge sombre coléreux, essaie sans succès d’avaler toutes les isles.
    La pluie joue sur les tôles du toit un assourdissant tambourinage. Les chats, soigneusement roulés en boule bien à l’abri sous la table, font semblant d’être indifférents au vacarme.
    Les hommes, eux, attendent plus ou moins sereinement la fin de la colère des Dieux, qui, mi amusés mi curieux , leur mijotent de nouvelles épreuves, pour leur faire mériter le Paradis, Eden, Walhalla , Dar es Salam ou Nirvana ou quelque nom qu’ils lui donnent.
    Quand je suis arrivé à la porte, j’ai vu Danielle qui disposait des pommes de terre sur un plateau, soigneusement, méticuleusement, en reculant de temps à autre sa tête pour avoir une meilleure vue de son travail, en rectifier l’ordonnancement, l’harmonie même .
    Pourtant, elle prépare seulement notre repas, comme elle le fait chaque jour.
    Et comme toujours, j’ai l’impression d’assister à l’accomplissement d’un chef d’oeuvre.
    Non, le mot n’est pas trop fort .
    Comme chacune de ses productions, qu’elles soient culinaires, couturières, jardinières , ménagères ou dans tout autre domaine.
    Et chacune d’elles est un bijou.
    Depuis bientôt huit semaines d’années, chaque jour ou presque, cet éblouissement se reproduit .
    Et toutes les Donna, Erika, Cook et tous les autres bouleverseurs de vies n’y pourront rien. Définitivement.

    images : sturff.co.nmeilleurduchef.com


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  • Dans nos montagnes, depuis de nombreuses semaines d’années , nos ancêtres et nos grand pères se sont nourris de chasse et de cueillette. Ils savouraient, en autres délices, les brimbelles, que les parisiens et les gens qui veulent faire croire qu’ils savent nomment myrtilles pour avoir l’air instruits . La cueillette de ces si jolies baies se faisait en cette merveilleuse région grèseuse où les sapins, les hêtres et quelques chênes donnent depuis la nuit des temps, refuge aux sotrés et autres lutins facétieux .
    Et, surtout elle était souvent l’occasion de rencontrer l’ineffable, l’aussi extraordinaire que mystérieux darou dextrogyre selon qui vivait sur le versant alsacien ou le versant lorrain de la Vôge.
    Et, comme tous deux marchaient à flanc de ballon, au cours des temps, les pattes gauches du darou
     alsacien devinrent plus courtes que celles de droite, et qu' il en fut de même pour le darou lorrain . Les darous alsaciens, depuis que Heinrich Heine avait fait connaître la maléfique Lorelei aux cheveux d’or avaient, pour peut être venger le pêcheur, décidé de devenir tous femelles, tandis que les darous lorrains, têtus comme leurs ancêtres celtes, avaient décidé de rester mâles.  
    Quand ils se rencontraient, les darous alsaciens et les darous lorrains se trouvaient tête à tête ou cul à cul, ce qui rendait l’acte reproducteur pour le moins acrobatique, voire périlleux.
    Et, forcément, la reproduction de l’espèce était devenue très difficile.
    D’autant plus qu’en Alsace, le darou allait du Sud au Nord en suivant le Rhin, tandis qu’en Lorraine, il allait du Nord au Sud, en remontant la Moselle pour aller chercher, vers Bussang, lequel des ruisseaux qui arrivent à la fontaine de granit est sa véritable source.
    On dit que cette source est magique et permet au darou de modifier à volonté la longueur de ses pattes pour pouvoir les mettre à la même longueur .
    Hélas, jusqu’à présent, personne n’a encore découvert la vraie source de la rivière, probablement à cause de cette damnée Lorelei.
    Malgré cette adversité, ne désespérons pas, un sotré viendra un jour, juste à temps, guider le dernier darou lorrain jusqu’au Graal , et lui permettra de convoler en juste noces avec la dernière darou alsacienne, qu’ils vivront heureux et auront beaucoup d’enfants, renouvelant ainsi l’espèce, pour la plus grande joie des mangeurs de brimbelles.

    images :sites.google.com ;cryptikiz.wikia.com ; naturalpha.skyrock.com


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  • course à l'échaloteDepuis de début de la quinquennale période présidentiellement électorale, nous autres, pauvres petits membres de l’équipage républicain, traversons une zone de turbulences. Le printemps, habituellement, est un temps de renouveau, de renaissance.
    Pourtant, si on en croit les déclarations, élucubrations, éructations, coquecigrues et billevesées qui inondent le paysage de l’information , il ne s’agit pas d’une période de renaissance. Loin de là. Le surdimensionnement des ego dans les sphères candidates nous parle d’une sortie d’un Chaos mythologique, d’un Big Bang originel, tant notre pauvre pays aurait été plongé dans un course à l'échalotemarasme consomptif provoqué par l’inconséquence des titulaires du mandat finissant.
    Car personne, de quelque parti, obédience, vocation, voire sacerdoce qui soit n’a jamais été et ne sera jamais satisfaisant pour nos désirs est aspirations. Et surtout de notre râlerie congénitale, voire génétique.
    Et bien entendu, comme à chaque renouvellement du contrat ( qui doit être juteux si on se réfère au nombre de postulants ) tous les aspirants détiennent la solution, la panacée et nous promettent bien plus que le Walhalla, le Nirvana, les Champ Elysées et le Paradis réunis.
    Ceci, jusqu’au premier tour.
    course à l'échaloteLors, les partis , associations, voire groupuscules des perdants se délitent, le candidat malheureux est porteur de tous les maux et la décomposition commence.
    Ses ex supporteurs s’en éloignent, et par le mouvement de bascule post électoral habituel, se rapprochent des gagnants. On ne sait jamais, il peut y avoir un pluie de bienfaits reconnaissants... 
    Chacun d’entre nous se dit indifférent au jeu politicien, tout en recherchantcourse à l'échalote en douce toute information qui le confortera dans son opinion...
    Et pendant ce temps, il existe des français qui s’intéressent aux vraies choses de la vie, aux précisions indispensables, que dis-je, impérieusement requises pour la survie de l’Humanité :
    Là-bas, dans l’Ouest, on se bagarre pour savoir si le Mont Saint Michel est en Bretagne ou en Normandie.

    images : bonnesimages.com ; equinose30.blogspot.comfr.pinterest.com ;hellocoton.fr

     


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  • Les comptines de nos enfances s’appliquent aussi aux grands, et tout le moins à ceux qui, voulant être grands,  après avoir cheminé, beaucoup parlé, énormément promis, un tantinet emphasé, largement dénigré, quelque peu dénoncé, grandement exagéré, maladroitement démenti, ont attendu le verdict des urnes.
    Et quand il est tombé, le cycle des remerciements émus, des timides reports est entré dans sa phase convulsive.
    Juste après lui, dans un spectacle comique télévisé, des experts en tout de tout poil, ont exposé, la main sur le cœur, l’évidence du résultat qu’ils connaissaient bien sûr mais ne voulaient pas dire pour "ne pas troubler les électeurs" .
    Tout en gardant un oeil rivé sur la caméra pour vérifier si leur bon profil est bien montré.
    Bien entendu les incontournables journalistes et commentateurs divers ont expliqué la situation "aux français ".
    Je suis depuis toujours fortement intrigué, car je me pose la cuisante question de savoir pourquoi lesdits commentateurs , sans la moindre vergogne et sans complexe, disent aux téléspectateurs " vous allez voter, pour élire votre président ".
    De deux choses l’une : ou bien ils ne sont pas français, et donc bien sûr le président qui sera élu ne sera pas le leur.
    Ou bien ils sont au dessus des contingences populaires. On peut dès lors se demander si il n’existerait pas un cabinet noir, une espèce de secte parolière, composée d’une sorte d’entités hybrides d’homécranmicro socialement située au-dessus de la piétaille .
    Bien sûr, on peut aussi espérer croire qu’ils parlent ainsi pour être indépendants, comme en dehors, voire au-dessus des partis.
    Ce qui n’est pas le cas des politiciens politisant, des traverseurs de déserts involontaires, ceux-là qui, pour
     diverses raisons douteuses ou judiciaires,  ont été mis se sont trouvés en dehors du cénacle.
    En effet ces gens là , eux aussi savent, depuis toujours, ce qui allait sortir du chapeau, et espèrent ainsi se montrer , et voir reconnue leur incontournable valeur si méchamment ignorée.
    Tout en espérant, secrètement, attirer l’attention de l’impétrant, et ainsi revenir au paddock, ou tout au moins sur le champ de courses...
    Et, bien sûr, le démentant fermement si d’aventure un quidam curieux leur posait la question, leur seule préoccupation étant, évidemment, l’avenir du pays et le bonheur de la plèbe, en dehors de toute éventualité de soupçon de lucre ou de pouvoir, non mais !!!
    Décidément, les saisons électorales sont génératrices de jouissives perspectives.
    Ô Peuple ! Finalement, elle a du bon , cette bonne vieille Démocratie.

    images : youtube.com ; qqcitations.com ; franceculture.fr


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  • Pour nous autres, d’ici, en bas ( localement désignés par les nouzot’), les vouzot’ d’en haut avez la tête en bas . Ce qui revient à dire, pour peu qu’on soit un tantinet sélénisé(1), que de l’autre côté de la planète, vous marchez sur la tête .
    Enfin, quelques uns d’entre vous !
    Par exemple, les antiterroristes de l’ambassade d’Américanie chez la perfide Albion, qui ont, grâce à leur sens pratique surdéveloppé associé à un QI de 0,005 ( pour les chefs...) pendant un certain temps ( ou un temps certain, mais peut-on leur en vouloir, la comprenotte n’étant pas enseignée partout), pendant une dizaine d’heures, donc, ont interrogé un petit anglais, dont la demande de visa comportait, au yeux desdits ambassadeurs, une réponse rédhibitoire et, surtout, dangereuse pour la sécurité des américaniens descendants de George Washington, Davy Crokett et autres Calamity Jane, qui doivent en faire le ventilateur dans leurs tombes !
    En effet, à la judicieuse question finement insérée
    dans le formulaire obligatoirement rempli par ceux qui, les audacieux, veulent faire un séjour dans ce qui fut un rêve, entre Juneau et Tallahassee :
    "Cherchez-vous à vous engager ou avez-vous été engagé dans des activités terroristes, d’espionnage, de sabotage, ou de génocide ? " il a été répondu : oui...
    Il faut avouer que, quand on est plus ou moins proche ou membre de la CIA (dont le I signifie intelligence... ) on ne peut pas ne pas se préparer à envoyer un missile ou tout au moins des chars à l’assaut du criminel en puissance.
    L’histoire récente d’entre Tigre et Euphrate l’a sans conteste démontré..
    En faisant un gros effort, on pourrait les comprendre, car il faut avoir une sacrée dose d’inconscience, ou avoir envie de finir ses jours dans les gîtes ruraux de Guantanamo pour répondre volontairement oui à cette demande formulée par un cop américanien .
    Eh bien ledit petit anglais n’a pas frémi, et n’a même pas répondu aux interrogations.
    On ne sait pas si les enquêteurs ont utilisé le fameux détecteur de mensonge chers aux auteurs de séries policières d’outre atlantique.
    Il me semble important de préciser que le supposé apprenti terroriste est âgé de 3 (trois ) mois...
    et que c’est son grand père qui, n’ayant vraisemblablement pas lu jusqu'au bout la question, a répondu oui sans réfléchir ...
    Mais, parmi nos compatriotes îliens de l’antique Cyrnos, et notamment quelques crétins décérébrés supporteurs d’un club de football qui se sont illustrés en envahissant le terrain pour frapper des joueurs, on trouve aussi des QI négatifs.
    Tous les supporteurs d’où qu’ils viennent ne sont évidemment pas à mettre dans le même sac et ne confondons pas les Corses avec ces abrutis, ni tous les américains avec les non-pensants de l’ambassade de Londres.
    Heureusement, le bons sens triomphe toujours, même si parfois il lui faut beaucoup, beaucoup de temps.

     (1) sélénisé signifie (approximativement, mais hein, bon) être dans la Lune

    images : farfadoc.wordpress.com ; gallimard.fr   ;flickr.com ;


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  • Il arrive fréquemment, dans notre beau pays, que, dans des buts politiciens, électoraux ou plus ou moins avouables, un quidam ou l’autre sollicite des pardons pour des fautes commises dans le passé, au cours de périodes de sauvagerie, de guerres , ou simplement des temps humains, tant il est vrai que l’homme, sans majuscule, est capable de tout, du pire comme du meilleur.
    Que les féministes n’envisagent pas de m’attaquer pour ségrégation, il n’y a pas de sexisme dans mon propos, le mot homme étant pris dans son sens "être humain"...
    Bien sûr, il est important pour les victimes que les responsables et les coupables  soient identifiés, éventuellement sanctionnés.
    Au cours des siècles, des dirigeants, des responsables et des gens lambda ont commis des horreurs, sciemment ou, et c’est presque pire, inconsciemment.
    Et bien entendu, dans les campagnes électorales, il est toujours un candidat, un journaliste, ou, encore un citoyen de base , qui, sans en avoir l’air pose la question ambiguë, celle qui, immanquablement, quelle que soit la réponse, déclenchera la polémique, nuira à celui qui répond, et fera monter au créneau tous ceux qui, à titre individuel ou associatif, se sentent plus ou moins concerné par l’événement en cause.
    Qu’on envisage le problème sous n’importe quel angle, le passé est passé, définitivement , ce qui est fait est fait et ne peut être défait.
    Nous ne sommes pas responsables de ce qu’ont fait nos pères, et nos enfants n’ont rien à voir avec nos actes, bons ou mauvais.
    Récemment, apparemment sans arrière pensée, un homme de télévision a demandé à une cheffe de parti si la France était responsable de la rafle du Vel d’Hiv en juillet 1942, question semble-t-il d’une actualité pressante, qui n’a été cependant été posée qu’à cette personne.
    Et pas aux autres candidats au pinacle, ce qui pourrait laisser à supposer que l’interlocuteur aurait pu avoir comme une sorte d’intention de mettre mal à l’aise son interlocutrice ( le conditionnel de précaution permet de jouissives perspectives. On pourrait se croire journaliste en l’utilisant).
    Les réponses à cette question faites par des Présidents de la République, des Ministres, de tous bords étaient unanimes, le gouvernement de Vichy n’était pas la France, même si les gens qui gouvernaient en avaient la nationalité.
    Et la réponse a de ces éminents personnages avait été approuvées unanimement.
    Celle de la cheffe de parti, qui fut la même, a provoqué un tsunami d’indignations, de tous côtés. Il y aurait comme une sorte d’incohérence, là, non ?
    Je ne partage pas du tout les idées de cette dame, ni de son parti , le but de mon propos est seulement de mettre le doigt sur l’hypocrisie aussi généralisée qu’ ambiante en cette période "votative"...Ce qui fait bien rigoler nos voisins proches ou éloignés.
    Cette campagne saugrenue aura au moins eu le mérite de faire rire ou sourire quelqu’un .

    images :h72.org ; slate.fr ; prechi-precha.fr ;


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