• Depuis plus de cent ans, le 8 mars est dit journée de la Femme. J'ai cru, bête que je suis, que, en raison du principe de l'évolution, l'intelligence aurait atteint les neurones de ceux qui croient gouverner, de ceux qui ont cru gouverner et de la pléiade de ceux qui voudraient bien faire croire qu'ils vont être capables de gouverner.
    Seulement voilà, il faudrait que cette sacrée foutue intelligence trouve un terreau favorable pour pousser. Et comme seules les préoccupations de carrières, de profits et de places au soleil poussent dans leurs friches , ce n'est pas demain qu'ils comprendront que toute l'année, toutes les années et non pas une malheureuse journée par an que les femmes , toutes les femmes soient leurs égales, à tous les points de vues, dans toutes les situations,  en trois mots : à leur place
    Et que les cons, tous les cons, qui se croient leur être supérieurs soient eux aussi à leur place. Je vous laisse le choix de ce lieu..........,
    Où on les obligera à répéter, chaque matin, avant et après chaque repas et avant de s'endormir , jusquà ce qu'ils soient capable de le dire sans se tromper, et, mais ça risque d'être long, jusqu'à ce qu'ils l'aient compris, admis et pratiqué,

    Femme

    Femme bonheur,
    Femme conquise
    Femme exquise
    Femme perdue,
    Femme éprise,
    Femme battue,
    Femme trompée,
    Femme tronquée,
    Femme de peine,
    Mais femme reine,
    Femme qui rit,
    Femme paradis
    Femme d'enfer
    Femme de fer,
    Femme de foi
    Femme de droit.
    Femme furtive,
    Mais Femme définitive,
    Femme force et faiblesse
    Femme tendresse,
    Femme,
    mes espoirs et mes alarmes
    Femme, 
    mes joies, mes larmes, 
    Femme 
    ma douleur, mon rire, mon cœur,
    Ma Femme,ma Mère, ma Fille, mes Sœurs
    Femme de toutes les couleurs,
    Mais Femme sans peur
    Mais Femme originelle
    Mais Femme éternelle.


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  •  Ocroix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfermniprésent sur les ondes et dans la presse, un impétrant à la fonction d'en haut tant espérée, voudrait bien faire oublier de probablement éventuels presque  à peu près existants, approximativement quasi possibles, mais on ne sait pas au juste,   emplois très discrets, mais fort bien payés.
    Il voudrait bien aussi dissimuler un népotisme familièrement très rentable, des mauvaises fois, des demi-vérités et de gros mensonges. Faire fi des convocations et des dénégations, des immunités absolvantes et des absolutions conditionnées , des trafics d'influences et des influences trafiquées, des références aux grands et des pas trop grands se prenant pour des références. Mais c'est, hélas,   le seul moyen de  convaincre dont sont capables les candidats.
    En prononçant des discours enflammés et en murmurant des apartés discrètement publiés par une pressecroix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer mégalo et des médias médiocres.
    Partout des gens de bon sens et des fanatiques inconditionnels, des partisans oublieux et des opposants teigneux se heurtent et de déchirent .
    L'usage immodéré de ces situations partout dans notre monde, et en particulier dans notre pays, emberlificoté dans les contradictions et les simili évidences des campagnes électorales, offre , en cette période de francophonie, une belle définition du mot croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enferridicule.
    Pour changer des sempiternels "c'est pas moi", "j'ai rien fait" et "tout le monde m'en veut", utilisons les dix mots de la francophonie 2017 pour décrire la situation...:
    Juché sur son nuage favori, d'où il envisage de déménager pour être hébergé sous les ors de l'Elysée, un pirate fureteur télésnobe les nomades en tentant, avec son avatar en forme d’émoticône, de monter un canular.

    ___________________________

    10 mots 2017 de la francophonie : AVATAR, CANULAR, EMOTICONE, FAVORI(TE), FURETEUR(EUSE) HEBERGER, NOMADE, NUAGE, PIRATE, TELESNOBER.

    images :1945babyboom.eklablog.com ; centerblog.net ; fr.dreamstime.com:


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  • campagne, quand tu nous tiensNous avons, en notre si belle ancienne Gaule, l'ineffable chance - que dis-je le somptueux privilège - de vivre des périodes de fréquentes , pour ne pas dire continuelles, campagnes électorales.
    Cette réitération républicaine est bien utile, ne serait-ce que pour réviser notre latin. En nos temps de franglisation globishienne , il me semble que c'est une forme de résistance!
    Saugrenu? Que nenni !
    En voici la preuve :
    L
    es candidats, nouveaux, neufs, providentiels, opportunistes, anciens, usagés, permanents ou aléatoires, nous nous jurent ab imo pectore (du fond du cœur), et avec l'abnégation qui caractérise tous les impétrants aux fonctions rentables, qu'ils sont dignus est intrare ( digne d'entrer).
    Et ils nous disent et redisent, puisque bis reptita placent (plus une chose est répétée, plus elle plait), il leur faut un consensus omnium ( consentement est universel) et pas pour dix minutes, mais Ad vitam eternam (pour la vie éternelle) .
    Ils sont entourés d'une pléiade de conseillers, adjoints, experts, collaborateurs de toute sorte, car, c'est bien connu, vae soli (malheur à l'homme seul).
    Néanmoins , les candidats n'étant que ce qu'ils sont, ejusdem farinae (ils ont les mêmes vices), et il arrive que l'un ou l'autre réclame pour l'autre ou l'un l'application stricte de dura lex, sed lex ( la Loi est dure mais c'est la Loi).
    Au fait, avez vous remarqué que la Loi applicable à l'
    un est majusculée quand elle s'applique et minusculée dans les autres cas?
    Pendant ce temps, les gens commencent à penser que Timeo Danaos et dona ferentes (Je crains les [prometteurs], même lorsqu'ils font des cadeaux) et finalement la vox populi, vox dei (la voix du peuple,qui est bien entendu la voix de dieu) commence se poser des questions, car carpe diem quam minimum credula postero (Cueille le jour présent, en te fiant le moins possible au lendemain).
    On entend deci, delà, credo quia absurdum (je le crois car c'est absurde), ça va desinit in piscem (finir en queue de poisson).
    D'autres plus informés affirment qu'Errare humanum est, perseverare diabolicum (Se tromper est humain, persévérer est diabolique), et qu'à force de divide ut reges (diviser pour régner). Pourtant  le vainqueur dira,campagne, quand tu nous tiens en mai, alea jacta est (le sort en est jeté).
    Et du perron de l'Elysée, on entendra ecce homo (voici l'homme), donc fiat lux (que la lumière soit), et l'élu ricanera dans sa barbe vae victis (malheur aux vaincus).
    Il ne le saura peut-être pas, mais donec eris dives multos numerabis amicos (tant que tu seras riche tu auras beaucoup d'amis). 
    Et le bon peuple  pourra, comme à l'accoutumée , penser, puis dire et finalement hurler Vanitas vanitatum et omnia vanitas (Vanité des vanités, tout est vanité)
    Que voulez vous ? vous savez bien que homo homini lupus est (l'homme est un loup pour l'homme)...

     images : arretetonchar.fr ; lencyclopedix.free.fr


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  • Ce matin, un titre de la presse a mis en mouvement les quelques neurones qui constituent les plots de départ de ma colère et la preuve de la ridicule prétention de ceux qui,  en charge de rapporter les événements, se croient au dessus du niveau intellectuel du français moyen, de vous , de moi, de nous tous, finalement.
    Le Monde, journal pourtant habituellement à peu près lisible, sur son site internet, titre sans complexe :
    Ce qu'il faut retenir du passage de Jean-Luc Melenchon dans l'émission-politique. ( google actualités du 24 février 2017 )
    En somme, l'auteur de l'article, et par conséquent le rédacteur en chef du journal qui en a autorisé la publication,  considèrent le lecteur comme incapable de tirer seul ce qu'il désire retenir de ladite émission.
    Nous sommes donc, puisque lecteurs potentiels, sots, ignares et incapables de réflexion, et eux seuls sont en capacité de comprendre . Et le courageux anonyme (l'auteur n'a pas signé l'article..) insiste lourdement en précisant, au cas peut-être où un lecteur ignare aurait oublié qu'il lit l'oeuvre d'un génie :
    Retour sur les principaux points à retenir  de cette émission.
    J'ai, au départ, envisagé de réagir à l'article dans l'espace réservé à cet effet, mais je n'ai pas insisté, car il faut, pour pouvoir écrire sa réaction, payer un droit .
    Je ne suis pas, loin de là, contre une participation pour aider les journaux à vivre, mais je n'ai pu me résoudre à payer en étant pris pour ce que le journaleux auteur de l'article ne voudrait pas qu'on le prenne.


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  • Il y a bien longtemps, Umar Khayyââm, vous savez, le fils du marchand de tentes, disait :
    "Les savants et les sages les plus illustres ont cheminé dans les ténèbres de l'ignorance.
    Pourtant, ils étaient les flambeaux de leur époque.
    Ce qu'ils ont fait ?
    Ils ont prononcé quelques phrases confuses, et ils se sont endormis. "

    ( verset 21 des rubbayats selon Fitzgerald )
    .....et les proverbes sont là ….
    De deux mots, faut-il choisir le moindre ?
    Tant va la cruche a l’eau qu’elle finit par être remplie.

    Tel qui a jeûné vendredi aura faim dimanche aussi.
    Neige en novembre Noël en décembre
    Deux bons " tiens " valent mieux qu’un tu ne l’auras pas.
    La nuit, tous les chats gris sont aussi gris que le jour.
    La faim est la fin de ceux qui n’ont pas les moyens.
    Bière qui roule n'amasse pas de mousse.
    Quand le Shah n'est plus là les ayatollahs dansent( proverbe iranien )
    Les bons comptes ne font pas forcément les bons marquis
    Qui perd ses verres n'a plus que sa monture
    Qui veut voyager loin achète une voiture.
    Chacun pour moi et Dieu merci
    Point n'est besoin d'espérer pour se faire prendre.
    La politique rend fou, les politiques ne rendent rien.
    Quand il pleut des médailles, le sage est à l'abri.
    Un grand homme n'est pas toujours un homme grand, mais un gros con reste un con, même si il maigrit.
    L'agent ne fait pas le bonheur des mauvais conducteurs
    Rien n'est pire que mourir si ce n'est mal vivre
    Au pays des borgnes les aveugles ne voient rien
    Espérez, espérez, on vous promettra toujours quelque chose.
    Aller à la pêche ne signifie pas prendre du poisson..
    Il n'y pas plus loin de l'espoir au bonheur que de la main à l'outil.
    Avoir les yeux plus gros que le ventre donne une drôle de silhouette.
    Ce que donne ma main droite est aussi perdu pour ma main gauche. (Harpagon)
    Le ventre affamé d'un sourd n'a pas d'oreille non plus.....
    Finalement, on lui fait dire ce qu'on veut, à la sagesse populaire, n'est-il pas ?

     


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  • francophonie, J.O., publicité, choucroute Quand Monsieur de Coubertin remit les J.O.  en marche vers la fin du 19ème siècle, le français en  fut la première langue officielle, suivie peu après par l’anglais, logiquement, puisqu’un français était à l’origine de l’affaire, et que ces deux langues étaient parlées un peu partout dans le monde, en raison des empires coloniaux .
    Et tout le monde s’en portait bien .
    Puis est venue la mode des globish, franglais et autres sabirs aussi sots que grenus ayant donné aux snobs (ceux qui, selon Monsieur Larousse, affectent et admirent les manières, les opinions qui sont en voguefrancophonie, J.O., publicité, choucroute dans les milieux qui passent pour distingués et qui méprisent tout ce qui n'est pas issu de ces milieux).
    En somme ceux que les vrais gens ont nommés, selon les époques zazous, bobos, mirliflores , toqués, minets, dandys, muscadins ou gommeux, renforcée par l’admiration inconditionnelle d’un outre-atlantisme béat et crétinisant , qui nous a apporté entre autre imbécillités, la notion de première dame, "titre" donné à l’épouse du Président de la République, espèce de tentative de royaliser la fonction pour grandir l’ego d’un petit locataire de l’Elysée.
    Et maintenant, comme tous les quatre ans, des villes sont candidates pour organiser ces réunions sportives, et font tout -et n‘importe quoi- pour attirer le chaland, et – et peut-être surtout- ses sous.
    C’est ainsi que de lumineux allumés ont fait tout leur petit possible pour donner à Paris, capitale française toutes les chances de décrocher la timbale.
    Et ils ont réfléchi, se sont réunis, ont consulté, ont créé des commissions, -et touché beaucoup de sous - pour pondre le slogan imparable qui tentera les terriens comme la confiture attire les mouches.
    Et ils l’ont éructé, peaufiné, présenté aux autorités qui l’ont agréé avec un enthousiasme digne du roi UBU et ils ont affiché les trois mots "Made for sharing" en lettres de feu sur la Tour Eiffel, qui, la pauvre, n’a rien pu faire pour les en empêcher.
    francophonie, J.O., publicité, choucroute Cette expression, qu’ils n’ont même pas inventée, fut employée à de nombreuses reprises dans des publicités pour des bonbons, des biscuits et autres gâteries bien entendu anglo saxonnes.
    Si encore, ces têtes presque pensantes avaient eu, pour une fois une idée saine, et inscrit leur traduction ( approximative ) "Venez partager" suivie des trois mots en anglais, ont aurait pu penser qu’ils avaient envisagé ainsi de plaire à tout le monde.
    Mais ce serait faire grand cas du niveau de ces zazous, bobos, mirliflores , toqués, minets, dandys, muscadins ou gommeux.
    Mais ils sont payés pour penser, alors ...

    images : 1dex.ch; laristo.hautetfort.comphoto.ina.fr


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  • En 1958, Christian Jaque racontait, dans son film "La loi c’est la loi", les aventures d’un douanier français, né italien dans un village frontalier bizarrement partagé entre France et Italie , la limite nationale passant au milieu de la maison de sa naissance , ce qui lui donnait l’occasion de cette splendide réplique " parce que je suis né dans la cuisine je suis italien, alors, si j’étais né dans une écurie, je serais un cheval ?"
    Le droit du sol (les vieux latins disaient jus soli ) est la règle de droit  attribuant une nationalité à une personne  en raison de sa naissance sur un territoire  donné, avec ou sans conditions supplémentaires.

    Le droit du sang ( jus sanguinis ) , est la règle de droit attribuant aux enfants la nationalité de leurs parents, quel que soit leur lieu de naissance .
    En nos temps de folie, ces "droits" sont générateurs de décrets vaseux, de lois douteuses , et d’une ascension exponentielle de la bêtise de ce qu’on est bien obligé de dire des humains .

    … Être né quelque part 
    Pour celui qui est né 
    c'est toujours un hasard …
    chantait Maxime Leforestier.
    Pour ma part, étant né sur cette planète, je jouis - dans tous les sens du terme - de mon état de terrien, et ma citoyenneté est donc … terrienne. Et je suis par conséquent Citoyen du Monde, bien que ne détenant aucun document l’attestant .
    Pourquoi, d’ailleurs, aurait-on besoin d’un document prouvant que nous sommes né sur Terre , puisque, quoi qu’en disent quelques allumés, et jusqu’à preuve du contraire , personne, parmi les quelques milliards de quidams qui hantent ou ont hanté les terres émergées et les océans , aucun n’a vu le jour(1).... ailleurs.

    Ces "droits" ont été, au cours des millénaires, causes de drames, de crimes et, bien entendu, de montagnes de profits .
    Nombre de natifs d’ici ou de là a ressenti le besoin de se dire d’ici ou de là, et évidemment de réduire à sa plus simple expression le droit d’être de partout, celui qui s’en recommande étant considéré comme envahisseur et donc prédateur potentiel.
    D’où les joyeusetés qui ont agrémenté la vie des terriens depuis qu’un néanderthalien lambda ou australopithèque bêta a inventé la massue et démontré grâce à elle sa "supériorité", ou celle de sa tribu, de son ethnie, de sa couleur, mais a surtout prouvé son indigence d’esprit.
    Personne n’est donc ni supérieur, ni inférieur à qui que ce soit en raison de son lieu de naissance.
    Même - et peut-être surtout – ceux qui s’en gargarisent, qu’ils soient d’ici, de  là ou d’ailleurs, et envisagent de honteux murs de pierre, de terre ou ...de mots, pour isoler leur insuffisance  !

    ________________________________

    (1) dans le sens lieu de naissance, bien sûr ...


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  • Nous approchons à grands pas glissants pour vous , mouillés pour nous, de cette date sentimentale pour l'un, commerciale pour l'autre, qu'est la célébration  de la fête de ce Valentin que Gélase 1er,  pape kabyle, éleva à la prestigieuse fonction de patron des amoureux. Cette promotion pourrait poser quelques interrogations, le martyr nommé Valentin aurait été prêtre et peut-être même évêque ...........
    Mais bon, hein, on n'en était pas, en ces heureux temps, à pinailler pour si peu .
    Je me suis pensé, comme on dit en Provence, qu'associer un évêque , un kabyle et un syndicat permettait de jouissives joutes  verbales,   réjouies  par  les vertueuses indignations des culs-pincés et autres bien-pensants de tout poil. 

    Amour défendu

    Dans le square, un matin de décembre,
    Le petit amour tout nu du parc

    Installé sur l'allée des bancs publics
    S'est assis rageusement sur son arc,
    Et a crié à qui voulait l'entendre:
    Je ne veux plus être pris pour un loustic,
    J'ai froid aux mains,
    Aux fesses et à la tête,
    Et je veux dès demain,
    Avoir une culotte et une jaquette,
    Et pour mes mains des gants,
    Pour mes pieds une chaufferette,
    En un mot être élégant,
    Comme ceux-là, qui, blottis serrés
    Sur les bancs, conjuguent le verbe aimer
    Au futur et surtout au présent,
    En attendant le printemps.
    Le syndicat des angelots,
    Au lieu d'aller au boulot,
    A la mairie s'est rendu,
    Par le Maire a été entendu,
    Puis est revenu à vélo
    Annoncer à l'angelot
    Que demain il serait vêtu. 

    Moralité
    Même quand on est un Amour tout nu,

    Il faut être syndiqué pour être défendu .


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  • tant bien que malCe matin, alors que je me regardais dans le miroir au-dessus du lavabo en cherchant - assez désespérément - ce qui pourrait me faire croire que j’ai encore 20 ans, j’ai pensé, allez savoir pourquoi, aux différentes acceptions des mots de notre belle langue.
    Il est possible que cette idée me soit venue à la suite d’un texte que j’ai lu hier, relatif rôle que nous avons - ou voudrions bien avoir - dans notre société.
    Au cinéma, au théâtre, une actrice ou un acteur joue un rôle, en essayant de le faire du mieux possible . Si il n’est pas crédible, on dit qu’il joue mal son rôle.
    Un agent de police qui règle efficacement la circulation joue bien son rôle. Si il provoque destant bien que mal embouteillages, on dit qu’il joue mal son rôle.
    C’est seulement le rôle en lui même qui est bien ou mal joué.
    Cette actrice, cet acteur ou cet agent de police ne font pas le mal .
    Un politicien qui nous dit qu’il travaille pour nous joue bien son rôle, même (et surtout?) si il nous raconte des fariboles.
    Un dictateur qui tyranise son pays joue bien son rôle. Ce qui ne signifie pas qu’il fait le bien. Car ledit dictateur , quand il joue bien son rôle, fait le mal ( cf quelques olibrius du siècle dernier et quelques autres de nos temps aussi actuels qu’incertains).
    tant bien que malCette affirmation ne s’applique pas au politicien faribolant, puisque, se contentant de parler et ne faisant rien ne peut pas être considéré comme faisant le mal, ni comme nuisible . Tout au plus... quoi, au juste ?
    Il peut être corrosif, corrupteur, pervers , qui, bien que synonymes de nuisible n’ont pas le sens méphitique des "qualités (1)" intrinsèques des dictateurs de tout poil (cruauté, haine, injustice, nocivité etc...).
    Le mot mal, dont une extension a vraisemblablement donné le sens originel du substantif ( vous savez l’ancien nom commun de notre scolarité antédiluvienne ), au nom, donc, malin (qui se plaît à faire le mal), et désigne le diable...
    La recherche d’improbables signes de jeunesse m’ayant mené à parler du diable, j’ai instantanément cessé de penser, avant de me faire … trop mal.

    _______________________

    (1) ce qui caractérise quelqu’un aussi bien positivement que négativement ( cf Larousse)

     images : fr123rf.com ; quanta-la-vie.com;  booknode.com 


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  • XR412, marsien lambda  de son état, en prévision de l’arrivée presque possiblement imminente des terriens sur son sol , a été chargé par les grosses têtes de sa planète d’apprendre le français. On pourrait se demander pourquoi, car les descendants des gaulois, s’ils sont souvent dans la lune, n’y sont jamais allés.
    Mais, les décisions des autorités marsiennes étant aussi impénétrables que celles des dirigeants terriens, XR412, tout comme beaucoup des habitants des autres planètes, avait compris depuis belle lurette que chercher à comprendre étant commencer à désobéir, il était plus prudent de faire comme si il était en accord avec toutes les élucubrations  de ceux qui étaient dans les hautes sphères.
    Il apprenait donc notre langue, et, pour bien comprendre le fonctionnement de nos esprits, s’était attaché à en étudier les expressions courantes.

    Il en était arrivé à la lettre M, comme marcher.
    C’est ainsi, qu’en observant une de nos innombrables campagnes électorales, il avait compris que le marché était engorgé, et que la longue  marche des candidats  vers le pinacle serait semée d'embûches  , obligés qu’ils sont de marcher, parfois sur trois pattes, et souvent sur des œufs en même temps que sur les traces de quelques uns, qui eux mêmes cheminaient dans les sillages de plus ou moins illustres prédécesseurs.

    Immanquablement, ils seront amenés à marcher sur les plates bandes de l’un ou l’autre, et parfois même marchons, marchons..... sur leurs pieds ou même leur ventre pour marcher vers la victoire, car, tout le monde sait bien sûr cela, qui veut la fin veut les moyens. 
    Bien sûr, dans ce genre de quête, le marché est engorgé, et prendre le train en marche , même à la queue leu leu, peut conduire à marcher à côté de ses pompes, ou en écrevisse, mais si le candidat sait faire marcher ses soutiens à la baguette, ça peut marcher. Point n’est besoin de marche silencieuse, le but étant au contraire de faire le plus de bruit possible.

    Du fait que le marché est aussi pour le moins concurrentiel, la marche arrière est fortement déconseillée, mais parfois un tantinet provoquée par des trublions mettant au jour de plus ou moins douteuses aventures.
    D’aucuns tentent alors un marché noir, mais sans grande chance de réussir .
    Néanmoins, et circonstances en plus, on peut même aller jusqu’à créer de toutes pièces un mouvement "en marche", histoire d'alimenter le marché.
    Finalement, XR412, comme beaucoup de terriens, s’est aperçu que tous ces chemineaux et cheminaudes  impénitents marchent …........sur la tête

     images :zorgblog.canalblog.com ; aimeelafee.com ; 


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