• mise au point Aux détours des rues , en lisant les médias, en écoutant les gens, on  n'entend, le plus souvent que jérémiades, récriminations,réclamation et autres expressions de mécontentement en ce qui concerne les services de l'Etat et en particulier le service de santé. Un extra-terrestre de passage en nos terres gauloises  pourrait  en déduire que les pauvres habitants de ce pays sont biens malheureux, et que le le seul but de ceux qui les dirigent ( dirigeaient, dirigeront...) est leur l'extermination .
    J'exagère à peine, convenez-en!
    La semaine dernière, j'ai dû passer quelques jours à l'hôpital, aux urgences, puis en médecine interne
    et enfin en cardiologie. J'y avais été admis en vitesse , pour une sombre histoire d'.....eau, de poumons et de vieux  cœur en pas trop bon état.
    Et j'ai été remis sur pieds sans coup férir.Par ailleurs, au cours de ce séjour, j'ai battu mon record d'amaigrissement, bien au delà des pharamineuses annonces des diverses et variées publicités prometteuses qui hantent et  phagocytent nos téléviseurs aux entours de l'été. J'ai en effet perdu 12
    (douze)   kilogs , en 48 ( quarante-huit !) heures. Cette dégringolade  étant due aux traitements efficaces  qui m'ont été prodigués, qui ont provoqué une hyperactivité "pipiesque "
    Mais mon but  n'est pas d'être inscrit au Livre Guinness des Records!
    Loin delà !
    Je veux  ici faire état du professionnalisme, de la compétence, de l'amabilité, de la
    disponibilité et de lamise au point gentillesse des personnels de l' établissement, du vigile du parc de stationnement aux médecins chefs de services, en passant par les aide-soignantes et aide-soignants, les infirmières et infirmiers, les étudiants en médecine stagiaires, et les administratifs auxquels j'ai été confronté lors de cet épisode hospitalier.
    Tous, sans exception, ont eu à mon égard une attitude qui a forcé mon admiration.
    Ne faisant pas partie des personnalités, des VIP, vedettes ou autres notabilité à choyer pour être bien vu,
    et ayant bien observé autour de moi pendant mon séjour, j'en ai déduit que tous et chacun bénéficient des
    mêmes attentions.
    Ce qui, pour lesdits personnels, n'est en fait que banale normalité, n' en déplaise aux esprits... chagrins.
    CQFD.............

     

    images : qqcitations.com  ; iconsultin.fr 


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  • Contre l’amour   D’Esteve Soler

     

     

      Traduit du catalan (Espagne)par Alice Dénoyers  Année d’écriture de la pièce: 2009  Année de traduction de la pièce: 2011  Pièce traduite à l’initiative et avec le soutien de la
     Maison Antoine  Vitez, Centre international de la traduction théâtrale, à Paris.  

     « C’est pas facile de n’être nulle part » 
    Eugène  Ionesco  Délire à deux

    Dans  un  petit  théâtre,  le  public  assiste  à  un  spectacle  de marionnettes.Intérieur  d'un  palais.  
    La  salle  du  trône  est  occupée  par  une  princesse, qui s'adresse  à  un  paysan  depuis  son  
    fauteuil  majestueux.  À  travers  une  fenêtre,  on  voit  le  soleil 

    Princesse - Approchez-vous, paysan. 

    Le  paysan  s'exécute.   

    Paysan - Jusqu'à ce que je touche votre cœur ? Princesse - Vous n'avez pas besoin d'être proche pour l'obtenir. Paysan - Vous me rendez doublement heureux alors. Princesse -J'ai précisément décidé de vous convoquer pour vous rendre heureux une 
    troisième fois. J'ai été surprise par votre audace en apprenant que vous avez demandé ma main à mon père, le roi.
    Paysan - Il faut être encore plus audacieux pour rester silencieux. Princesse - Vous devez savoir qu'un acte comme celui-ci aurait provoqué le pire 
    des châtiments il n'y a pas si longtemps. 
    Paysan - Chaque jour je meurs pour vous.
    Princesse - Croyez moi, l'épée de mon père est beaucoup plus affûtée et beaucoup
    plus habile que la plus directe des flèches de Cupidon.

    Paysan - Et malgré tout, l'une d'elles l'a brisée. Princesse - Ne vous méprenez pas. Je me marierai avec vous.
    Paysan - Est-ce vrai, ce que mes oreilles entendent ?
    Princesse - Parlez à vos oreilles et obligez-les à écouter parce que c'est la vérité. Paysan - Si c'était nécessaire je serais capable de les convaincre de sentir, devant 
    cette vérité au parfum de rose.
    Princesse - Respirez bien le parfum des roses, il est aussi agréable qu'éphémère.  Paysan - Le cœur de ma mère bondira de joie. 
    Princesse - Je serai à vous, en échange de quelque chose.
    Paysan - Demandez-le-moi, ce sera peu de chose.  Princesse - Je veux que vous me rapportiez le cœur de votre mère arraché de vos 
    propres mains. 

    Brève  pause.  Le  paysan  est  visiblement  surpris  par  la  cruauté  de  la princesse.  

    Paysan - Mais c'est cruel.
    Princesse-Il y a un moment vous m'auriez dit que seul mon silence pouvait être cruel
    Paysan - Je suis convaincu que vous savez que si je suis devant vous c'est parce que j'ai une mère et que ceci nous rend égaux, vous et moi, aussi égaux que les sincérités 
    partagées entre époux.
    Princesse - M'aimez-vous ? Et n'oubliez pas de me donner une réponse sincère.

    Soudain,  il  trébuche  et  le  contenu  du  sac  tombe  par  terre  :  l'énorme cœur  de  sa  mère
    L'organe  sanguinolent  se  contracte  et  parle.

    Paysan - C'est clair.
    Princesse - Ne voulez-vous pas regarder tout le monde d'un regard décidé depuis cette tribune ?  Paysan - C'est clair.
    Princesse -Ne voulez-vous pas connaître cette vie dont je suis la seule à savoir qu'elle est 
    authentique ?
    Paysan - C'est clair, mais... Princesse - Alors seul un acte vous sépare de vos désirs. Un acte réalisé avec le cœur. 

    Les  marionnettes  s'en  vont.  La  lune  remplace  le  soleil  et  les  lumières du  petit  théâtre  s'éteignent.  
    Le  paysan  arrive  avec  un  sac.  Il semble  très  inquiet

    Paysan - Je suis le meilleur des fils, c'est pourquoi cette nuit elle n'a rien à craindre. Je suis
    le meilleur des fils, c'est pourquoi elle ne me verra pas me trahir.Je suis le meilleur des fils,
    c'est pourquoi je lui donnerai la meilleure des belles-filles. Qu'aucun Dieu n'ose me dire le contraire : aujourd'hui j'ai rendu une mère heureuse.  

    Le cœur de la mère - Mon fils, t'es-tu fait mal ? 

    Le  paysan  recule,  atterré,  alors  que  la  mère  répète  sa  phrase  avec 
    une  profondeur  candide.  

    Le cœur de la mère - Mon fils, t'es-tu fait mal ?

    Les  marionnettes  s'en  vont.  Le  soleil  fait  à  nouveau  place  à  la  lune  et la petite  scène  s'éclaire.  On  y  voit  la  princesse  et  le  paysan,  qui  porte   le  sac  à  la  main. 

    Princesse - Je ne pensais pas que vous me reverriez un jour.
    Paysan - J'aurais été disposé à m'arracher les yeux pour que vous puissiez me voir à nouveau.
    Princesse - Et le cœur d'une mère ?
    Paysan - Le voici. 

    Le  paysan  lui  présente  le  sac  contenant  le  cœur.  

    Princesse - Comment vous y êtes-vous pris ?
    Paysan - Sans un mot.
    Princesse - Pourtant, avec moi, vous êtes plutôt bavard.  Paysan - Jamais un fils n'a arraché le
     cœur de sa mère de façon aussi  aimable  et discrète. Croyez-moi. Princesse - Je vous en crois capable. Montrez-le-moi.

    Le  paysan  commence  à  le  retirer  du  sac,  mais  il  s'interrompt.  

    Princesse - Qu'attendez-vous ?
    Paysan - J'attends que vous me croyiez sans avoir besoin d'en dire plus.
    Princesse - Retirez-le.
    Paysan - Je pourrais être impoli et mal élevé.
    Princesse-Aucun cœur de mère n'est capable de contredire les véritables intentions de son fils. 
    Paysan - Je ne peux pas.
    Princesse - Pourquoi ?
    Paysan - Je n'ai peut-être pas le cœur que je méritais. Princesse - Je savais que vous ne seriez pas capable de le faire. Vous n'êtes pas un homme 
    de parole. 

    La  princesse  ne  dit  rien.  Le  paysan  s'éloigne.

    Princesse:Je vous conseille de manger le cœur que vous portez, de quelque animal qu'il soit,
     c'est bien savoureux si c'est cuisiné avec amour. 

    Le  rideau  tombe  sur  le  théâtre  de  marionnettes. 
    Obscurité

    Contre l’amour   D’Esteve Soler

    .    


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  • Aujourd'hui, j'ai envie de vous entretenir d'un auteur. Parmi ceux que je préfère, il en est un qui m'a séduit particulièrement, sans que je puisse, ni même n'aie envie de savoir pourquoi. J'aime son style, ses mots créés de toutes pièces, ses intrigues abracadabrantes, mais d'une profondeur insoupçonnée. Ce viandancesgénial touche-à-tout de santé fragile, né à Ville d'Avray le 10 mai 1920, philosophe, écrivain, poète, chanteur, trompettiste de jazz, et pataphysicien, est mort à Paris le 23 juin 1959 dans la salle de cinéma où était projeté le film tiré de son roman "J'irai cracher sur vos tombes ".
    Il s'agit, bien sûr de l'inoubliable Boris Vian, dit Vernon Sullivan. Il était en avance sur son temps, ses textes ont choqué, puis fait rire et finalement
    ému tous ceux qui se sont attachés à les lire. Essayez, vous serez conquis !

    Viandances (*)

    Par un mardi joyeusement hebdomadaire, là bas, au Sud. Le soir, au lever de la lune, entre n'importe où et nulle part, au moment où les chats gris, les chiens, les loups et les dahus se mélangent à la pâle noirceur de la nuit tombante pour donner aux choses les formes impensables du rêve, une femme et un homme sont accoudés au zinc d'un bistrot.
    Par la porte grande ouverte, on aperçoit, illuminé, le buste de l'illustre Michel Eyquem (**), dont le regard se perd à la recherche de son immense frère de cœur Etienne (***)

    La femme, OTONNE, que ses parents, grands admirateurs du Général Jourdan, ont prénommée Fleury, en souvenir de la bataille de Fleurus que le dit général a gagnée, consomme un tilleul-fraise. Elle est pliée en deux, car, en raison de sa haute stature, ( elle est longue et mince comme un espoir d'otage), elle doit se livrer à une gymnastique assez compliquée pour avoir l'air de poser négligemment son coude sur le comptoir, ce meuble culminant à l'altitude de son bassin. Elle se moque royalement que qui que ce soit prenne connaissance du breuvage qu'elle ingurgite, car, comme elle le clame à tous les échos, puisque née en 1936, elle a vécu le front populaire et elle est libre penseuse.
    L'homme, SONNE, de son prénom Clairon, conséquence qu'il lui faut bien assumer des aventures de son arrière-grand-père, lequel fut chargé d’annoncer, à l'aide de ce noble instrument, la fin de la bataille de Sébastopol.
    Ils sont donc accoudés au comptoir, et ils devisent.
    SONNE – Mon fils, Madame, vient d'être admis au Collège de Pataphysique. énruoter tuot sius ne'J. Il y est maintenant équarrisseur de 1 ère classe. Quel honneur ! Il y est entré après avoir déposé un mémoire sur les champs de l'automne de Pékin, quand l'herbe rouge poussa, aux temps de l'arrache cœur. C'est quand même plus littéraire qu'un article de la série blême ou du Chasseur Français.
    OTONNE – Vous me dites là des contes de fées à l'usage des moyennes personnes, qui vont semer le trouble dans les andains. Vous prenez vos fils pour des bâtisseurs d'empire ! C'est prétentieux et pourrait vous faire une tête de méduse, et pire encore.
    S - Il n'y a pas de danger, j'ai mangé des cantilènes en gelée, et ni loup-garou ni ratichon baigneur ne pourront m'atteindre
    O - Bof ! Vos propos sont de la roupie de cent sonnets! On dirait des chroniques de menteur !
    S – Mais au fait, vous, là, qui ressemblez à Lily Strada et me faites penser à l'aristophanesque Lysistrata, que savez vous des idées de Vian ?
    O – Qu'est-ce qu'Evian vient faire dans cette histoire ? Nous ne parlons ni d'histoire ni de géographie, que je sache ?
    S - Je ne parle ni des accords d'Evian, ni du lac Léman, je parle de Boris Vian, celui qui a dit que le propre du militaire c'est le sale du civil.
    O - Quel militaire ? Le mercenaire, celui qui faisait le service du goûter des généraux ? Vous pensez, je le sais bien, que les femmes, elles, ne se rendent pas compte, et que, tel le chevalier des neiges vous exercez le dernier des métiers, mais je n'irai pas cracher sur votre tombe, même quand on tuera tous les affreux. Ce n'est pas très civil de m'interpeller ainsi ! D'autant plus que vous ne  vous exprimez pas avec Bon sens. Une fois vous me parlez de militaire, une fois de civil. C'est contradictoire, et n'a pas de bon sens.
    S - Bon sang ! Quel bon sens ? Qu'est-ce qui nous indique le bon sens ? Il n'y a pas de panneau pour montrer le bon sens. Il n'y en a que pour les sens obligatoires ou les sens interdits. Les panneaux sont des atteintes à la liberté : ce qui n'est pas interdit est obligatoire ! Et quand il n 'y en a pas, il n'est pas possible de trouver le bon sens. Et sans bon sens, pas de liberté. C'est kafkaïen !
    O - Ne m'en faites pas le procès, je n'y suis pour rien
    S - Mais non ! C 'était une image, comme si je vous disais que vos yeux sont gris comme un soir d'orage
    O - Ce n'est pas une image, c'est leur couleur. Vous dites n'importe quoi.
    S - Ah ! Parce que, pour vous, Vian, son oeuvre, et le collège de pataphysique sont n'importe quoi ?
    O - Mais non, c'est ce que vous dites qui est n'importe quoi.
    S - Vous ne m'avez pas compris, je n'en suis pas responsable.
    O - On dit ça. Mais en réalité, tout le monde est responsable de tout le monde.Il y a seulement des individus qui sont plus ou moins responsables que d'autres, ou des autres, bien sûr.
    S - Responsables peut-être, mais pas coupables.
    O - Les coupables sont désignés par la justice, qui désigne aussi parfois des civilement responsables.
    S - Alors selon vous, les militaires ne sont pas responsables ?
    O - Je n'ai pas dit ça. J'ai dit civilement responsable. Ce n'est pas la même chose.
    S - Alors il n'y a pas de militairement responsable ?
    O - Non et c'est dommage, car en dix-huit, il y aurait eu de quoi !
    S - En ce temps là, un civil a dit que la guerre était trop grave pour être confiée à des militaires.
    O - Mais un civil qui fait la guerre, c'est un militaire. Ça n'a pas de sens.
    S - Il faudrait mettre un panneau : défense aux civils de faire la guerre. Comme elle ne doit pas être confiée à des militaires, il n'y aurait plus de guerre.
    O - Vous résonnez comme un militaire. Raisonnez donc comme un civil.
    S - AH AH AH ! J'ai l'impression que vous raisonnez comme un clairon. Cette musique qui résonne à mes oreilles est responsable de ma surdité naissante.
    O - La musique n'a rien à y voir. Vous tripotez vos oreilles avec les mains sales. Ce n 'est pas civil, pour un ancien militaire qui lisait SARTRE.
    S - J'ai les mains propres, moi, Madame. N'en parlons plus, et, puisque nous sommes au bar, jouons viandancesune partie de zanzi, car rien de ce que nous dirons ne changera d'un iota l'œuvre géniale de Vian, qui fut Vernon Sullivan à ses heures, et que vous pourrez vous régaler à lire avec ses solos de trompette en musique de fond, ou peut-être avec les chansons douces de son ami Henry Cording, qui est plus connu sous son nom d'Henri Salvador.
    O - C'est vrai. Jouons donc, puisqu'il vaut mieux parler de Vian en buvant de l'Evian au bar que jouer bêtement au zanzi à Zanzibar.
    O - A la vôtre !
    Ils trinquent, boivent, et, d'un geste négligent soigneusement étudié, l'une se dépliant, l'autre s'étirant, ils récupèrent chacun son coude, se retournent et, l'œil pendant et la lippe vague, portentviandances avec un bel ensemble un toast amical à la Lune, qui semble leur adresser un clin d'œil complice.
    Pendant ce temps, Boris Vian, tranquillement installé sur un nuage de jazz, buvant à même sa trompette l'écume des jours, entouré de joyeux troubades (Queneau, Prévert et consorts), attend sans impatience l'arrivée de ses collègues pataphysiciens qui n'ont pas encore rejoint le pays des chasses éternelles au pianoktail, gidouillographe et autre biglemoi, divins gibiers que seuls sont capables de dénicher ceux dont l'âme d'homme est toujours auréolée d'enfance.
    ______________________

    (*) exprime dans mon esprit tout ce qui se rapporte à Boris Vian. Ce néologisme approximatif n'est pas encore reconnu, mais allez savoir ...
    (**) Montaigne, évidemment.
    (***) de la Boétie, bien sûr. Qui d'autre ?

     


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  • Rassurez-vous, je ne veux pas essayer de faire croire à un plagiat de l’oeuvre inestimable de Monsieur de Balzac .
    Loin de là .
    Ce titre m’a été soufflé par les élucubrations, balivernes et autres coquecigrues qui fleurissent dans les pages de nos journaux, virtuels, ou traditionnels.
    On y peut lire les pérégrinations d’un washingtonien et d un pyongyangais dans une cité état de la mer de chine méridionale, celles d’un racoon grimpeur dans l’ineffable Minesota, et même les minauderies du machin gaullien au sujet des massacres au moyen orient, tout comme  les sempiternels chantiers non terminés avant les épreuves sportives.
    Ou encore les petites phrases pleines ( ou presque ) de sens caché, les changements de noms de pays qui provoquent des acnés juvéniles aux jeunes presque futurs candidats au paradis de l’Europe presque unie.
    Les gentillesses inter états au sujet de ceci, cela ou n’importe quoi y sont longuement décfites et commentées.
    On  peut y lire et même entendre  des gazouillis d’oiseaux qui énervent, fustigent, esbaudissent, ébaubissent ou censurent suivant qu' on soit l’oiseleur ou «l’oiselé»
    (1). 
    Y sont décrites les joyeuses distractions d’employés du supposé plus puissant pays du monde, qui recollent les papiers déchirés par leur grand sachem au cours de crises de «moijesuisleplusmeilleur» .
    Il serait loisible d’allonger indéfiniment cette liste de saugrenuteries, ce qui permettrait peut-être de commencer à penser que nous vivons une époque formidable.........Non ? Ah bon ! J' aurais cru....

    __________________________

    (1) celui qui écoute ( ... entend....) le gazouillis . oui je sais, mais, hein? bon !


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  • Il est des gens qui trouvent que la vie n' est pas belle et il est des gens qui trouvent que tout va bien.
    C’est banal ? Pas tant que ça en l'air !
    Car, si il n'était pas de mécontents, il n’y aurait pas de contents non plus, c’est évident, puisque l’un ne peux pas exister sans l’autre.
    Ni l’autre sans l’un, bien entendu.
    Si on tient compte du fait, indéniable et prouvé depuis que le premier matin du monde a fait fuir la nuit des origines, que ce qui plaît à l’un ne plaît pas à l’autre et vice versa.
    Sans la moindre ambiguïté, on établit ainsi l'inévitabilité des râleurs et autres pisse-froid qui pullulent , tout comme celle des optimistes indécrottables et autres béats tout aussi nombreux.
    Les politicaillons de tout poil peuvent donc continuer à dire et faire n'importe quoi, il auront toujours des supporteurs.
    Par exemple, là-bas dans l'est slave, on scénarise de faux assassinats, histoire d’em...bêter le voisin.
    Tandis que là-bas, dans l'ouest covboillisant, on remet sur le tapis un rendez-vous qu'on avait provoqué puis annulé avant peut-être de le reporter, avec bien sûr toutes les bonnes raisons du monde. Il suffit, pour y presque croire, de lire les gazouillis des uns et des autres sur les réseaux qu'on dit sociaux et ne sont, hélas bien souvent, que vecteurs d' inanité, vanité et autres mots en ité exprimant le vide.
    Ailleurs, au Sud, au Nord ou n'importe où, n'importe qui fait n'importe quoi dans n'importe quel but, pour peut-être passer à la télé ou obtenir Dieu seul sait quoi de Dieu seul sait qui.
    Les mises en examen, formule supposée être plus douce -ou moins dure, c'est selon - que l'inculpation, les mises en examen, donc , pour de sombres histoires de gros sous pas propres, pas claires ou mal fagotées tombent sur les pauvres épaules des ex-aspirants aux ors du faubourg du patron des boulangers.
    Qui sont, c'est évident, puisqu'ils le clament à tous les vents, aussi innocents que l'agneau d'Abraham.
    Des gens très à droite de l'échiquier se fournissent à bas prix chez des gens très à gauche du même échiquier, démontrant ainsi que les sous n'ont ni odeur, ni couleur, ni scrupules.
    De temps à autre, ici ou là un quidam accomplit un acte courageux ou généreux, sans rien réclamer, discrètement, humblement.
    La Presse est heureuse de rapporter l'exploit de ce terrien lambda, qui devient aussitôt vedette éphémère.
    Mais on oublie très vite le bienfait, car, les interminables discussions sur les malheurs du monde font mieux vendre.
    Vanitas vanitatum et omnia vanitas disait l'ineffable Ecclésiaste.....


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  • Depuis que la Démocratie est supposée apporter le moins mauvais aux  bons peuples, lesdits bons peuples ont eu la lumineuse idée de se faire représenter par des partis , et ces partis  ne pourraient que  transformer  le monde, inexorablement.
    Mais hélas, ces sauveurs - ou tout au moins ceux qui les dirigent - ont surtout œuvré, avec force et énergie, à leur maintien au pinacle et ont vite fait  d'oublier ceux qui les avaient choisis. 
    Et régulièrement, les partis au pouvoir se font fait blackbouler, évincer, repousser par ce qu'on nomme l'Opposition avec une majuscule si on en fait partie, ou l'opposition obtuse  si on y est ...opposé.
    Et quoi qu'il fut sorti des urnes, la partie recommença, recommence et recommencera. 
    Ce qui était l'opposition deviendra la Majorité, et la majorité deviendra l'opposition ( obtuse, traîtresse, voir malhonnête), sans que rien ou pas grand chose ne change pour les lambda de tous les pays, qui se retrouvent Gros-Jean comme devant .
    Cela ne peut plus durer ! 
    Aussi, animé d'une prodigieuse empathie, poussé par un irrésistible espoir de faire de notre monde l'antichambre du Paradis, j'ai décidé , après une réunion avec Ego,  Ich, I et  Mi la création d'un nouveau parti qui sera, évidemment, le seul à être en mesure de conduire le Monde à la félicité, que j'ai astucieusement nommé :" Y a d'la goutte à boire la haut " .
    Quand j'aurai, ce qui ne saurait tarder, réuni quelques adhérents, nous offrirons  notre  Programme aux peuples ébaubis.
    Entre autres merveilles, notre Programme ( il y a toujours une majuscule à Programme, ça fait sérieux ) notre Programme, donc, a pour obsession le bien être de notre jeunesse, et dans ce but,  prône le retour à la nudité originelle, la sieste  obligatoire de 12 à 16 heures en semaine et de 12 à 18 heures le dimanche, le droit de vote à 5 ans, les récréations sans  retour en classe, les bonbons en remplacement  de la soupe,  et en point d'orgue l'enseignement  de la pêche à la ligne et de la pétanque à la maternelle.
    Mais les enfants grandissent, et il ne faut évidemment pas oublier les grands, aussi lors des élections nous supprimerons  les isoloirs, et la mention impérative du nom de l'électeur sur le bulletin de vote  sera mise en place, ce qui évitera les discussions saugrenues après quelques mois de notre Nouveau Régime.
    Nous instituerons  l'interdiction du travail le  lendemain des jours de repos et les veilles de fête, la polygamie et la polyandrie, la suppression des examens, l'obligation faite aux énarques de comprendre ce qu'ils disent sous peine d'être tenu à réaliser eux-mêmes leurs proposition.
    En outre les régimes amaigrissants seront  interdits, et l'obligation, sous peine de punition corporelle, de manger le gras du jambon et la peau du poulet instaurée.
    Le passage forcé à un poste d'exécution pour ceux qui commandent, la participation obligatoire aux matches de football de ceux qui critiquent depuis leurs fauteuils en buvant de la bière, l'écriture personnelle de leurs discours par les hommes politiques, deviendront règles incontournables  
    Le ministre du logement demeurera obligatoirement en squat six mois par an, et  les  promoteurs devront impérativement demeurer dans les constructions qu'ils réalisent , le cinéma sera gratuit, et la chasse sans fusil ouverte toute l'année.
    Par ailleurs, les indemnités des parlementaires seront fixées au SMIC  moyen  européen, avec suppression totale de la rémunération en cas d'absence.
    En apogée de ce programme, les élus  devront rembourser, sur leurs propres deniers,  sans aucune aide de l'état, tout ce qui, dans leurs promesses, n'aura pas été tenu, ou n'aura pas eu le résultat annoncé.
    Adhérez  à ce  programme, vous participerez au sauvetage de l'Humanité. Par vos dons, qui seront  les bienvenus (Compte n° 123456, Banque Fricka, Zurich ), vous permettrez à notre Parti et à son créateur d'agir en toute sérénité  pour l'amélioration de votre condition.

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  • Depuis déjà près de vingt ans, nous sommes entrés dans le vingt-et-unième siècle.
    Selon l’académicien et journaliste  André Frossard, le célèbre André Malraux aurait dit, en 1968 " Le XXIe siècle sera mystique ou ne sera pas ". 

    Cinquante ans après, ledit 21ème siècle est, finalement, et il est même déjà bien entamé.
    Donc, puisque nous  n’avons pas ( pas encore.... ) rejoint les mânes, nos ancêtres dans un au-delà rassembleur, les temps que nous vivons sont - ou devraient être - auréolés de la gloire de tous les Dieux uniques dont nous sommes les enfants. 
    Le fait d’écrire au pluriel "Dieux uniques" peut paraître étrange ou fautif .
    Mais les trois religions monothéistes ont chacune leur dieu, qui est, pour chacune d’ elles, bien meilleur que les deux autres, et sont effectivement différents, si on se réfère à leurs noms.
    Et les mystiques, pour ne pas dire les intégristes de chacune de ces religions sont légion.  M. Malraux a donc tort et raison à la Foi(s)...Et aux noms de ces Fois, des gens se sont, depuis deux millénaires,  joyeusement étripés un peu partout.
    Après les cent et quelques dernières années, qui ont fait la triste démonstration  de notre bêtise, de notre violence, de nos lâchetés, de notre fatuité, de notre sauvagerie, de nos ignorances, de nos  sectarismes, de nos  intégrismes et de toutes ces sortes de vices plus horribles les uns que les autres, à peine tempérés, si on peut employer ce terme en l'occurrence, par quelques immenses éclairs de bonté et d'altruisme. 
    Un observateur extérieur, qui aurait voulu espérer que l'humanité ait mérité un moment de repos, sorte de sieste au milieu de ces temps de folie,  aurait eu besoin d'une sacrée dose d’optimisme, car, hélas, rien  n'a changé. 

    La nature elle-même fait d'incroyables efforts pour nous faire comprendre l'inanité de notre mode de vie, la totale impuissance de l'argent sur le vent, l'eau le feu ou la terre, l'insanité des prétentions  imbéciles de quelques mauvais apprentis dictateurs,  dont les encenseurs attendent la chute avec délectation pour prendre leur place et prouver qu'ils sont eux aussi d'indécrottables crétins.
    Ces individus malins ( dans le sens canadien du mot ), loin d’être lambdas puisqu’en charge de nations se font un plaisir d’attiser, provoquer, inciter,  etc les plus belliqueux instincts des tyranneaux en place ou en devenir, au risque d’atteindre avant l’heure prévue l’extinction des feux de toute existence terrestre. 
    Les individus de cette engeance prolifèrent hélas et, en flattant les plus mesquines tendances de leurs peuples, mènent, sans presque coup férir, l’humanité à sa fin.
    Mais, finalement, cela ne pourrait-il pas être l’intention de ces Dieux uniques, qui, en tout bonne Foi et bonne logique doivent en avoir par dessus la tête des frasques saugrenues de leurs créatures....
    Nous vivons des temps à peu près exceptionnels, hâtons-nous d'en profiter, cela risque de ne pas durer....


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  • être ou ne pas êtreEn ces temps de recherche d'identité, beaucoup de textes circulent,  plus ou moins communautaires, plus ou moins ceci ou plus au moins cela
    Aimer son pays n’est pas haïr les autres, bien au contraire.
    Je suis français  et j’ai une carte d’identité française, parce que je suis né en France. Si j’étais né ailleurs, j’aurais une carte d’ identité grecque, allemande, américaine, nicobaraise, télugu, afghane ou mongole ou n’importe quelle autre,  mais je serais toujours un homme.
    La Lorraine, où je suis né, la France et l’Europe font partie de la Terre, et mon Père, mon Grand Père et le Père de mon Grand Père et tous ceux d’avant eux, avant d’être Lorrains, Français ou Européens étaient Terriens, c'est-à-dire qu’ils faisaient partie d’un ensemble d’êtres faits de chair et de sang, comme ceux qui sont nés ailleurs, qui sont d’une autre couleur, qui ne parlent pas comme nous, qui ne s’habillent pas comme nous, qui ne prient pas comme nous,  mais qui naissent,  souffrent, et meurent de la même façon .
    Comme des hommes.
    Des religions ont pu être créées par des Dieux, mais elles sont guidées par  des hommes , et beaucoup de leurs  prêtres voire de leurs  fidèles sont follement persuadés que leur Dieu est le seul, le meilleur et que les autres devaient s’y soumettre ou périr. Elles nous ont  classés en des milliers de catégories, ce qui leur a permis de régner, puisque les hommes étaient et sont encore hélas divisés. Et des dictateurs et des tyrans s’en sont inspirés, et ont asservi des peuples.
    Contrairement à ce que quelques uns croient, personne n’est né pour diriger les autres, il n’y a pas de race supérieure ou inférieure , le sang bleu est une affabulation, la noblesse du cœur est la seule qui doit avoir cours, l’arrogance de ceux qui se croient puissants  n’est que le reflet de leur médiocrité, et hurler avec lesêtre ou ne pas être loups est la preuve  de l’absence de personnalité.
    Je suis citoyen du monde parce que  les guerres sont imbéciles, parce que les racismes sont aberrants, parce que des prêcheurs de toutes les religions ne prêchent pas pour la Paix, mais pour leur propre paix et leurs propres intérêts.
    Je suis citoyen du Monde  parce que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, parce que les femmes ont exactement les mêmes droits et les mêmes devoirs que les hommes.       
    Je suis citoyen du Monde parce que la guerre, l’argent, l’ambition effrénée, la mégalomanie de quelques uns ne s’exercent qu’aux dépens des plus faibles et des plus pauvres.
    Je suis  citoyen du Monde parce que sous prétexte  de liberté on emprisonne, parce que les partisans de l’un sont les terroristes de l’autre , parce qu’un jour il faudra bien  que les hommes deviennent enfin humains , parce que discourir sans agir est la marque de l’ inutile..
    Je suis citoyen du monde, tout bêtement parce qu’il n’y a pas d’alternative à la nécessité de vivre ensemble et non  pas les uns à côté des autres.
    Je suis citoyen du Monde parce que les proclamations et  les quêtes d’identité nationale sont  plus génératrices  de divisions que d’unité, et engendrent la violence qu’elles  sont supposées éradiquer .
    Je suis citoyen du monde parce que je crois aux valeurs de l’homme, de tous les hommes, et que les donneurs de leçons devraient eux aussi retourner sur les bancs de l’école de l’Humanité.
    être ou ne pas êtreJe suis citoyen du monde parce que tous les humains sont mes frères, parce que, depuis toujours , nous avons subi les exactions de quelques fous, nous avons guerroyés les uns contre les autres pour des raisons futiles et même imbéciles, nous avons , tous, espéré, travaillé, aimé et pleuré  pour les mêmes raisons.
    Est-ce folie qu’espérer un monde meilleur ?     
    Je sais bien que beaucoup me taxeront d’utopie, d’autres me qualifieront de doux rêveur , d’autres encore  de traître.       
    Mais qu’ importe !
    Un jour j’aurai raison..
    Et vous aussi.

    images :annoncerlacouleur.beinterllection.over-blogt.com ; taovide.blogspot.com


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  • Mus musculus camésEn nos temps aussi excentriques que saugrenus, des mutations en tous genres sont en cours. Les glaces fondent, les océans montent, les déserts s’étendent, la faim rapproche de la fin des milliards de gens.
    Outre les cycles climatiques plus ou moins réguliers ou plus ou moins accélérés par la bêtise humaine, les animaux, poursuivant leur évolution, se rapproche de l’homo plus ou moins sapiens (Primate caractérisé par la station verticale, par le langage articulé, un cerveau volumineux, des mains préhensiles).
    Bien sûr, ce rapprochement n’est ni spectaculaire, ni même évident, mais on peut, avec un petit effort, remarquer que quelques uns des comportements humains ( je n’ai pas dit sensés) pourraient peut-être, allez savoir, être copiés .
    Par exemple l’usage des drogues ne serait plus l’apanage des humains de tout acabit.Mus musculus camés
    En effet, si on en croit quelques policiers argentins, des souris auraient bouffé 500 et quelques kilos de cannabis.
    Ces mammifères rongeurs se seraient aussi effrontément que discrètement conviés à ce festin dans un entrepôt en contenant quelques tonnes, issues d’une saisie .
    Mus musculus camésEt il en a fallu un grand nombre, car, si on considère qu’une souris lambda se gave de quelques grammes par jour, pour se goinfrer de ces 540 000 grammes de cannabis, il faut du monde …..
    Mais rien n’entrave le lamarkisme, puisque selon cette théorie, l’apparition d’un nouvel organe dans un corps animal résulte d’un nouveau besoin.
    Et il est tentant d’en déduire de 540 kilos de cannabis peuvent créer un nouveau besoin.
    Pas forcément aux souris, bien sûr, mais ne dit-on pas que l’occasion fait le larron...
    Et qui peut m’empêcher de penser qu’un jour, dans plus ou moins longtemps, des souris mettront sur le dos de policiers argentins la disparition de 540 kilos de fromage, mot aux multiples sens que Monsieur Larousse assimile à une sinécure, situation éminemment défendable, non ?

    images : ancient.origins.netfr.hdbuzz.net  , fr.vikidia.org


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  • Ne pas perdre le nordEn nos temps de folie, il devient de plus en plus  nécessaire de savoir où l'on se situe , pour savoir où on va .
    On  peut aller n'importe ou, et même  aux quatre coins du monde, peut-être  en réminiscence des temps où la Terre  était plate, et même carrée, avant de devenir ronde, ou, comme en nos temps incertains, cabossée de partout par ses occupants.

    Certains vont même aux quatre coins de l’hexagone, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde ni même de n’importe qui, finalement, sauf peut-être de nous autres, anciens gaulois, vieux francs et nouveaux euro…péens, à qui, c’est un petit corse teigneux qui l’ a dit, rien n’est impossible…Quoi que… mais c’est une autre histoire !
    Ces quatre coins, qu’on dit cardinaux bien qu’aucun d’entre eux ne fut jamais ecclésiastique, sont nommés en francophonie Nord, Sud, Est et Ouest, ou Nordo, Sudo, Oriento et Okcidento en internacia lingvo. Et même, dans le sabir des  grands bretons, North, South, East et West. 
    Chez les grecs ils s’appelaient Borée, Notus, Eurus et Zéphyr, noms des quatre vents fils d’Eole et d’Aurore,  devenus chez les romains Aquilon, Vulturnus,  Auster et Favonius. Les chinois, plus matérialistes,  ont mit une Tortue au Nord, un Phoenix au Sud, un Dragon à l’Est et un Tigre Blanc à l’Ouest.   
    Pendant ce temps, dans les brumes Nordiques les vieux germains et vikings, poétiques en diable, ont faitNe pas perdre le nord naître  quatre nains gigantesques ( ce n’est pas contradictoire, c’est mythologiquement nordique…) des vers qui tombaient du crâne d’Ymir zigouillé par Odin et ses frères au cours d’une joyeuse étripade  dans les profondeurs de l’Asgard, sous le Frêne du Monde.
    Ils les ont nommés Nordi, Sudi, Austri et Westri et les ont chargés de soutenir la voute céleste.
    Cette affectation est d’une logique implacable, puisque le crâne d’Ymir, dont ils sont plus ou moins directement issus servit, au début des temps, à former les cieux, tandis que son sang formait la mer, son corps la terre, ses os les montagnes, et ses cheveux les arbres, tandis qu’Odin créa le temps avec son cerveau.
    Quand on assassine les gens, il faut bien que cela serve à quelque chose ! Peut- on rechercher là l’origine de cet art d’accommoder les restes si cher à nos nutritionnistes ? …
    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme a dit un jour l’éminent Lavoisier,reprenant l’universel nihil novi sub sole de notre cher ami Ecclésiaste.
    Et, maintenant si  une sorte d’inquiétude se manifeste au moment où, dans une de vos pérégrinations, en vous dirigeant vers le Nord ou vers n’importe où, vous vous rendez compte que vous allez vers des …vers …, il ne faut pas vous en étonner, c' est Odin qui l'a voulu.

    images : imagiter.fr ; pinterest.fr

     


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