• Extrait de  Zadjal de l'avenir ,de Monsieur Louis Aragon

     Que dire et pourquoi dire plus ?

    ............................

    L'avenir de l'homme est la femme

    Elle est la couleur de son âme

    Elle est sa rumeur et son bruit

    Et sans elle il n'est qu'un blasphème

    Il n'est qu'un noyau sans le fruit

    Sa bouche souffle un vent sauvage

    Sa vie appartient aux ravages

    Et sa propre main le détruit

     

    Je vous dis que l'homme est né pour

    la femme et né pour l'amour

    Tout du monde ancien va changer

    D'abord la vie et puis la mort

    Et toutes choses partagées

    Le pain blanc les baisers qui saignent

    On verra le couple et son règne

    Neiger comme les orangers.

     

     


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  • Les gens sont incroyables.
    Jamais je n’aurais cru cela possible, tant il faut faire preuve d’une inconscience aussi rare que le sourire sur le visage de M. Poutine ou une bonne idée dans la tête de l’atout usanien : Ils veulent manger le dimanche !
    quand la loi prend soin du tour de tailleVous vous rendez compte?
    Asseyez vous et prenez un grand verre d’eau avant de lire la suite, on ne sait jamais, je ne voudrais pas être à l’origine d’un infarctus.
    Voici l’Affaire : un employé, qui osait manger le dimanche a provoqué des problèmes judicio-reglemento-saugrenus entre son employeur et l’inspection du travail, car il utilisait, le misérable, des titres de restaurants fournis par son entreprise pour manger, l’inconscient, le dimanche.
    Pourtant, comme tout le monde, il est  sensé ne pas ignorer la Loi, ce vorace. 
    D'autant plus que la réglementation relative à l’attribution de ce titre de paiement n’est pas plus compliquée ,quand la loi prend soin du tour de tailleambiguë ou emberlificotante que toutes les autres productions des grosses têtes venteuses des pondeurs de lois.
    En effet, si on prend quelques semaines pour essayer de comprendre le charabia juridique, si les tickets restaurants sont utilisables tous les jours, les titres de
    restaurant dématérialisés ne sont utilisables ni le dimanche ni les jours fériés,c'est pourtant clair. Non ? Ah bon ! J'aurais cru ... Nuance de taille, convenez-en !

    quand la loi prend soin du tour de tailleCette dématérialisation est intervenue pour simplifier la gestion de ces sacrés foutusquand la loi prend soin du tour de taille tickets nourrissants.
    On pourrait donc supposer que le progrès amène le salarié ou la salariée "bénéficiaire" à garder la ligne, puisque pendant 52 dimanches et une bonne douzaine de jours fériés, il ou elle ne mangera pas, ce qui aura forcément un effet sur la taille des ses jupes ou de ses pantalons.
    C’est ainsi que les entrepreneurs rétrogrades, ceux dont les employés sont gras et dodus, seront identifiés et pourront être voués aux Gémonies.
    Non mais !

    images: gralon.netlemonde.frtoplol.com ,alvista-skyrock.com


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    • Comment Colomb découvrit l'AmériqueUn mien ami, bricoleur historique et impénitent farfouilleur d’archives vient de me conter une assez extraordinaire histoire.
      Il a passé ses vacances d’été au Real Sitio de San Lorenzo de El Escorial, qui fut, comme tout un chacun l’ignore et ne s’en porte pas plus mal, une des résidences de Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille que le Pape Alexandre le sixième fit Rois très Catholiques, et qui régnèrent sur toute une tripotée de pays et régions d’Espagne.
      Au cours de ses investigations, mon ami a découvert au fond du tréfonds d’une bibliothèque poussiéreuse un document qui éclaire d’un jour nouveau les tripatouillages politiciens actuels.
      En effet, il ne s’agit pas moins que de la genèse de la redécouverte de l’Amérique .
      Jugez-en :
      Un jour du quinzième siècle finissant, juste après la fin de la Reconquista, le roi songeait en contemplant le globe terrestre que Martin Behaïm venait d’inventer, et l’idée lui vint que l’Amérique devait être découverte.
      Il manda Cristoforo Colombo, dit Cristobal Colon, plus connu sous nos latitudes sous 
      le nom de Christophe Colomb, et lui demanda : " Colon ( le roi ne parlait que l'espagnol et donc forcément ne connaissait pas le nom francisé de son interlocuteur. NdlA), êtes vous capable de découvrir l’Amérique ?"
      " Oui, je peux" fut la réponse.
      Quelques jours plus tard, Colomb embarquait déjà dans sa caravelle, la Santa Maria , en tenant dans sa main un grand et gros oeuf.
      On chargea le bateau des provisions nécessaires, et l'expédition historique commença.
      Pendant tout le voyage, Colomb resta assis dans sa cabine, en essayant péniblement de faire tenir sonComment Colomb découvrit l'Amérique oeuf debout sur la table.
      Après quelques semaines, il y parvint, juste au moment où le capitaine lui faisait savoir que l'Amérique était en vue.
      "Je sais " répondis Colomb, " car l'oeuf est maintenant debout" .
      Maintenant, la caravelle se dirigeait droit sur la terre, et bientôt arriva au bord. Sur la plage se tenait une grande foule d'indiens.
      Colomb et sa suite  quittèrent le bateau, embarquèrent sur un canot, et se rendirent  à la rame à terre, où, pour la première fois dans l'histoire, il allait poser ses pieds en Amérique.
      Comment Colomb découvrit l'AmériqueIl s'approcha des indiens et leur demanda : " Êtes vous les indiens ?" Et les indiens répondirent:"Oui, nous sommes les indiens . Mais êtes vous Colomb? "
      Recevant une réponse affirmative les indiens pâlirent et s'écrièrent :"Malheur , nous sommes découverts!"
      Accoudé au bastingage de la caravelle, un matelot nommé Triunfo, non débarqué parce qu'un peu simple d'esprit,  rajusta sa mèche blonde, puis se frotta les mains, en murmurant: "Un jour, je serai le roi de cette terre!", tout en cherchant des yeux l'endroit où il pourrait commencer à construire son mur.
      Après ces mots, le documents devenait illisible et mon ami ne put en apprendre plus. Il remit le parchemin où il l'avait trouvé, et s'en est allé , car, même en Espagne, les vacances ont une fin .
      Vous voyez que l'histoire que l'estimable Michelet nous a racontée n'est pas toujours tout à fait exacte.

    images:herodote.netjoyeuxremuemeninges.fr;herodote.net

     


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  • Depuis quelques jours, un faisant fonction d’enseignant déverse des méchancetés, énormités et autres gentillesses, à des étudiants qui n’y peuvent mais, sur ses collègues politiciens de tout poil . Ces propos ont été enregistrés en douce et bien entendu diffusés, ce qui a créé une sorte d’espèce de vague de protestation.
    Et les souteneurs ( dans le sens littéraire du mot …) du dénonciateur se lancent dans des protestations plus ou moins sincères.
    L’un d’entre eux, obscur page de sa cour, a enfourché son petit cheval et s’est lancé dans la lice après avoir trouvé, après mures réflexions, une formule d’un niveau culturel qu’il suppose indéniable. Jugez en 
    :" mais est-ce que ça c'est du journalisme ? Non. Ca, éventuellement, c'est un exercice au niveau CAP d'ajusteur-monteur" .
    Je ne citerai pas le nom de cet olibrius , car ma Mère reviendrait de l’au-delà pour m’obliger à me laver la bouche avec du savon noir, comme quand je disais des gros mots … 
    En lisant ces propos , j’ai tout d’abord eu comme une sorte d’envie d’expliquer manu militari à cet hurluberlu qu’un titulaire du CAP d’Ajusteur Monteur n’est pas un abruti , et n’ a aucun besoin de pérorer sottement pour se faire croire qu’il est utile, car lui, il le sait.
    Mais, finalement, est-il possible de faire comprendre à un sot qu’il emploie des mots dépassant son entendement ?
    Même, et peut-être surtout quand ledit sot a laborieusement suivi de longues études pour atteindre son pinacle de petit courtisan .
    Finalement, cette incongruité ne peut même pas être considérée comme méprisante, étant donné le niveau intellectuel de celui qui la éructée.
    Et, en outre, elle pourrait même voir une utilité, si les professeurs qui instruisent les futurs politiciens l’utilisaient comme démonstration du propos à n’utiliser que si on veut prouver au monde qu’on est l’exemple type du non-pensant ( locution signifiant ce que vous, lecteur, avez évidemment deviné).
    Ainsi donc l’auteur – enfin celui qui a prononcé cette phrase, car il n’est bien entendu pas question ici de dénigrer les auteurs, ceux qui parlent et écrivent avec esprit - le diseur, donc pourrait bien sûr inconsciemment, peut-être avoir un peu servi à quelque chose dans sa vie .
    Même les nuisibles ont une utilité dans la nature.


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  • mythe, rêve et piège à c...non pensantsS’il est des images affichées dans les agences de voyage  qui font rêver ,  le mythe de la vahiné  dorée  se prélassant à demi nue sur le sable blanc des îles sous le vent  en est le parangon. 
    En achetant pour son  pesant d’or son ticket pour le rêve des Isles, le candidat à la félicité, presque sans fermer les yeux, se voit tout nu et tout bronzé  sur un  transat, les doigts de pied en éventail, une  superbe  vahine vêtue de noix de coco  chantant à ses pieds une mélodie envoûtante, tandis qu’une autre agite mollement un  éventail en feuille de palmier  pour concentrer sur lui le souffle léger de l’alizé, et qu’une autre encore joue du ukulele tandis qu’un  tane  au torse  musclé et doré rythme la musique en tapant  sur un toere ou un faatete..
    Il se voit bourlinguant sur un voilier entre les Marquises, les Gambiers, Lifou, Nouméa, Iva Hoa, Maupiti, Moorea, Les Isles du Vent et les autres Sous le Vent en admirant voire  en se repaissant de ces filles couleur de soleil.
    C’est aussi vrai que  le rêve du  Polynésien,  qui, en achetant son ticket pour encore plus cher à Faaamythe, rêve et piège à c...non pensants verrait les Auvergnats danser la bourrée dans toutes les rues de Clermont-Ferrand , les Ch’tis déguisés en facteurs pissant dans tous les canaux en  avalant une bistoule pour faire passer le maroilles,   les bretons scruter la mer en pleurant leurs marins disparus , les Alsaciens-Lorrains fourbissant leurs pertuisanes  en prévision de la prochaine invasion  venue de l’Est, et les marseillais jouer aux boules sur le vieux port en  mythe, rêve et piège à c...non pensantsgalègeant au sujet de la sardine du Vieux Port.
    Ces affiches ont le même but que celles qui nous montraient, aux temps des joyeux étripages  lointains, un jeune parachutiste l’air martial et content de lui, bardé de médailles avec un extrait de "If"de Kipling  "alors les Rois, les Dieux,.....tu seras un homme, mon fils "
    Quand il s’agit de faire croire aux gens que le paradis ou la gloire sont ailleurs, les publicitaires s’en donnent à porte monnaie ouvert.
    On pourrait aussi, en l’occurrence parler de publiciste, puisque ce mot désignait, dans un sens vieilli un journaliste et que les publicités passent par les journaux.
    Et, si on avait l’esprit tordu, puisque ce mot désigne un spécialiste de droit public, et que ledit droit public traite, entre autres, des relations des états avec les particuliers....
    Surtout aux moments des "étripages" constants ou ponctuels.
    Mais, il faut aussi se souvenir de ce que le rêve est gratuit, sans engagement et en nos temps de presque disette, un moment gratuit n’est pas à négliger.
    Non ?

    images :  argoul.com ; daylimotion.comdaylimotion.com


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  • comptes d'apothicaires gauloisEn nos temps férus d'enrichissement,  notre bonne vieille Europe , et en particulier sa partie francophone, on compte différemment selon qu'on soit d'ici ou de là.
    En Belgique et en Suisse, on utilise les mots septante et nonante au lieu de soixante-dix et quatre-vingt-dix.
    Les Suisses qui, c'est bien connu, ne font rien comme tout le monde, font même, parfois, en plus, usage, du mot octante (ou même huitante) pour quatre-vingts.
    D’où vient cette façon différente de nommer les nombres?

    Du temps des Gaulois, la façon de compter reposait sur le chiffre 20.
    Ce système, qu’on appelle vicésimal (*), a été utilisé en France jusqu’au Moyen-Âge. Les multiples de 20 se disaient et s’écrivaient alors vint (20), deux vins(40), trois vins (60), quatre vins (80), cinq vins (100), six vins (120) et ainsi de suite.
    De ce  système il ne nous reste  que le mot quatre-vingts.
    Pour les chiffres se situant entre deux tranches de 20, on ajoutait à la tranche de 20 précédente un chiffre compris entre 1 et 19 : par exemple, vint et dis (30), deux vins et dis (50), quatre vins et dis neuf (99).(**)
    Un système concurrent fait son apparition à la fin du Moyen-Âge. Il s’agit du système décimal, qui consiste à compter par tranche de dix. Dans cinquante, soixante, septante, octante, nonante, on retrouve le chiffre par lequel on multiplie dix.
    Ainsi septante, c’est 7 (sept) * 10 (-ante); octante, c’est 8 (octo) * 10 (-ante).
    Au XVIe siècle, l’usage mélangeait déjà les deux systèmes de numération.

    On entendait trente plutôt que vint et dis, mais aussi six vins. À l’époque, le système décimal est lacomptes d'apothicaires gaulois marque des gens cultivés.
    Mais au XVIIe siècle, la mode change et des grammairiens comme Vaugelas et Ménage vont précipiter l’abandon des formes septante, octante et nonante, qui subsistent dans certaines régions de la francophonie.
    L’usage consistant à relier la dizaine à l’unité par un "et" a connu un sort similaire. Nous n’avons conservé cet usage qu’avec le 1 (et le 11), comme dans vingt et un, trente et un, etc. jusqu’à soixante et onze.
    Au-delà de 71, le "et" n’est plus de mise : on dira donc quatre-vingt-un, cent un, mille un. L’ouvrage de Galland, Les mille et une nuits (1704), reflète l’usage ancien. Lorsque l’on entend, encore aujourd’hui, soixante et deux, soixante et dix, etc., c’est également la trace de cet ancien usage, qui n’est plus admis.(Sophie Piron, Chronique "Sur le bout de la langue" , Journal UQAM, volume XXXV, numéro 6, édition du 10 novembre 2008, p. 12.)
    Aujourd'hui, septante, octante et nonante s'emploient encore à Jersey (iles Anglo-Normandes, où le français est une des langues officielles), et parfois dans les anciennes colonies belges du Congo, du Rwanda et du Burundi. Quelques personnes âgées des régions de l'Est de la France disent encore ainsi . Tandis que huitante se limite aux cantons de Vaud, de Fribourg et du Valais, en Suisse.

    Nos grands auteurs des XVIIème et XVIIIème siècles ont utilisé ces dénominations , comme, par exemple Molière qui écrit "Quatre mille trois cent septante-neuf livres douze sous huit deniers" dans le Bourgeois gentilhomme (acte III, scène 4). Mais "Par ma foi, je disais cent ans, mais vous passerez les six-vingts" dans L’Avare (acte II, scène 5). Et au 18ème siècle, Voltaire emploiera parfois encore "septante" et "nonante". ( selon Bernard Léchot, swissinfo.ch)

    _________________
    (*) Le système vicésimal qu'on utilisait depuis la nuit des temps dans les civilisations aztèques et mayas aux Amériques, chez les vieux danois , chez nos ancêtres gaulois en Europe, chez les basques, bretons et gaéliques repose sur vingt ( 20), nombre de doigts et d'orteils de l'homme ( et de la femme aussi, bien sûr), moyen pratique et universel ou tout au moins terrien, car finalement, on ne sait pas combien de ces appendices équipent les martiens et autres extraterrestres.

    (**) c'est dans ce mode de comptage que Louis IX a créé, vers 1260, l'hospice des Quinze-vingts, qui était destiné à accueillir 300 ( quinze fois vingt) aveugles de Paris, et qui est toujours un centre ophtalmologique réputé dans notre capitale.

     images :yapaslefeuaulac.chquora.com ;


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  • Décidément, j’ai perdu mon temps.
    En effet, j’ai passé toutes mes semaines d’années en croyant avoir appris à lire, et comprendre le français .
    Pourtant, depuis déjà quelques temps, j’ai cru comprendre, en lisant les titres des journaux, que finalement je ne suis qu’un béotien, ignare, inculte, voire analphabète.
    Pardon, je devrais dire nous sommes béotiens,ignares, incultes, ignorants voire analphabètes.
    Ce "nous" représente l’immense masse de lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, cet amalgame de quidams lambda français moyens, de base ,et même d’élite, car il évoque " les français", cette entité nationale dont parlent des journaleux, et qui semble les mettre en dehors de la collectivité, comme si ils étaient étrangers, ou d’une autre essence( plus raffinée, évidement).
    En effet, les titres des articles que des messieurs dames éditorialistes, journalistes, reporters ( tous ces vocables semblant être, à leurs yeux, les irréfutables preuves de leur omniscience), ces titres donc, qui nous disent : "Ce qu'il faut retenir des
     vŒux au corps diplomatique ", ce qu’il faut retenir du livre de.., ce qu’il faut retenir de ceci, de cela etc...
    Eh bien non, messieurs dames !
    Même ( et surtout?) si nous n’avons pas suivi les cours des écoles dont vous pourriez être issus, même si nous ne sommes pas impétrants des fracassants diplômes dont vous pourriez décorer les murs de vos bureaux, nous ne sommes ni béotiens, ni ignares, ni incultes ni analphabètes, et nous comprenons notre langue ( bien souvent plus académique que la vôtre ).
    Alors, s’il vous plait, essayez de trouver des titres plus intelligents, essayez d’écrire en français, et le monde journalistique ne sera plus ridiculisé par vos écrits.
    Vous aurez noté, chers lecteurs ( on ne sait jamais vous serez peut être plus d’un ) que j’ai pris soin d’écrire "des" éditorialistes, journalistes etc, car il est évident que ces "des" , si ils font grand tort à leur profession, ils y sont en minorité, et la plupart des vrais professionnels de la communication font correctement et même parfaitement leur métier.


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  • Tout le monde veut la paix. Et dans tout ce monde, chacun veut la paix.
    Et partout dans ce monde on s’entretue, se viole, se tabasse, se trahit.
    Bien entendu, c’est toujours l’autre qui tue, viole tabasse, trahit.
    Et chacun, qui ne se prend pas pour l’autre, met tout en oeuvre pour se protéger, manger, vivre, préserver jalousement son petit chez soi, en prenant bien garde que l’autre ne s’approche pas trop près, ne vienne pas troubler sa vie, prendre son travail ou ses rentes.
    Et finalement, qu’importe si l’autre crève de faim, de froid, de détresse.
    De toute manière, en effet, il n’est que l’autre, c’est à dire rien, ou l’ennemi.
    En Espéranto, langue de paix par excellence, on dit " Ekzistos paco nur kiam frateco loĝos en ĉies koroj ", ce qui se traduit par "la paix n’existera que quand la fraternité habitera dans tous les cœurs...".
    Ce qui démontre avec éclat qu’espérance et utopie sont vues par beaucoup comme douces folies, mais aussi -et surtout – que, sans elles, rien n’est possible.


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  • En cette saison, les vœux pleuvent sans discontinuer.
    Tous parlent de bonheur. 
    En philosophie, on dit que le bonheur est un état de satisfaction complète stable et durable. Il ne suffit pas de ressentir un bref contentement pour être heureux. Une joie intense, qui ne dure pas n’est donc pas le bonheur. Un plaisir éphémère non plus. Le bonheur est un état global. L’homme heureux est comblé.
    Pour Kant, le bonheur est un concept indéterminé, entièrement subjectif : c'est un idéal de l'imagination et non de la raison, tandis que pour Nietzsche, la première condition au bonheur est la capacité d’oubli.
    Loin de moi la prétention de discuter ces éminents personnages, bien que je ne sois pas trop d’accord avec leurs assertions.
    Il est vrai qu’ils parlent du bonheur en tant qu’idée, notion ou conséquence.
    Peut-être, au fond, parce que, vieux petit bonhomme ( ou petit vieux bonhomme, expression qui a une autre signification...), ma petite expérience, issue d’une vie déjà longue, d'un peu de culture, de beaucoup  de voyages et de contacts humains ( humain étant pris ici dans le sens général, pas dans le sens "compatissant "…) mon expérience, donc m'amène à une vue un tantinet nuancée de celles de ces grands penseurs.  
    En parodiant Cyrano, on pourrait dire "" Est-ce l’amour,la fortune, la santé, la joie, la folie , l’utopie?
    Bien sûr, tous ces "ingrédients" entrent dans la félicité.
    En théorie.
    Parce que tous ensemble, ces "ingrédients" se contrarient, se jalousent, se bousculent et finalement le bonheur espéré, à peine entr’aperçu, se dissipe dans les brumes des réalités de nos vies.
    N’étant que communément exceptionnel ( cf mon article exceptionnellement comme les autres du 9 janvier 2017), je crois, moi, ( ce n’est que mon avis, et je le partage avec vous si cela vous chante ) que le bonheur est fait d’instants furtifs, de menus plaisirs, vous savez, tous ces petits riens qui amènent un sourire, même à peine esquissé, sur nos lèvres.
    Comme, par exemple, pour n’en citer que quelques uns : écouter l’eau qui chauffe pour le café commencer à chanter sa promesse de plaisir, un rayon de soleil entre les nuages, une pluie tant attendue qui régénère le jardin, un oiseau qui grappille quelque graine égarée sur le bord de la fenêtre, une partie de carte gagnée, un beau mot trouvé au scrabble, un quatre à la suite réussi, une place de stationnement tout près du magasin, un instant passé à écrire à des gens qu’on aime, un autre à lire leur réponse, une épouse, un mari qui vous frôle le cou d’un léger baiser, un enfant qui dort, un autre qui joue avec le chat, un chien qui pose sa patte sur votre genou, un bonjour dit de bon cœur, le sourire d’un ou d’une inconnue dans la rue, un signe amical de la main, une main rassurante posée sur une épaule, un silence complice, un coucher de soleil sur la Mer de Corail, un train qui part à l’heure, un con qui s’améliore. Kaj tielplu (1) comme on dit en Espéranto
    La liste est infinie.
    le bonheur, mais à tout prendre, qu’est-ce ?Mis bout à bout, ils constituent une trame qui permet de supporter tous les inconvénients et contrariétés inhérents à nos vies.
    Tous les jours chacun d’entre nous les vit, mais peu en profitent, et n’ont pas la chance de les remarquer et donc d’en jouir.
    Il y déjà bien longtemps que je profite de ces instants anodins - et gratuits - et cependant si importants , et croyez moi, je suis un homme heureux.
    Alors....

    (1) et ainsi de suite 

    imges : youtube.com ; lescitations.weebly.com ; tiji.fr

     

     


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  • exceptionnellement  comme les autresChouette ! La lecture de mon journal ce matin, m’a prouvé – bien que j’en sois évidemment intimement convaincu ( en un seul mot ) depuis longtemps : je suis exceptionnel.
    Bon, d’accord, seulement si on considère que faire partie du quart de la population est synonyme d’exceptionnalité.
    Jugez-en : Mon journal donc, ce matin, m’a raconté que 75 % des français sont complotistes.
    En effet, je ne vois pas systématiquement partout la mainmise du KGB, de la CIA, du FBI, et autres agences plus ou moins ceci ou cela, des gouvernements, des gens que je n’aime pas, des gens que j’aime bien, des citoyens lambda et autres quidams, des administrations ni des extra-terrestres, dans les événements qui surgissent aux quatre coins des actualités.
    Et, bien que je ne sois pas lecteur, auditeur, ou téléspectateur béat  des articles publiés, je leur accorde une confiance globale , bien sûr tempérée par leur orthographe parfois hasardeuse pour ne pas dire désastreuse, leur syntaxes fantaisiste, et l’objectivité aléatoire des rédacteurs.
    En effet, pour avoir une idée relativement précise de faits rapportés, il est indispensable de lire et écouter plusieurs sources, tant il est évident qu’un rédacteur du Figaro n’aura pas la même vision des choses que son collègue de l’Humanité, de La Croix ou les DAZIBAOS de Pékin.
    Et ensuite, se faire son opinion, elle même aussi sujette à être nuancée, pour les mêmes raisons....
    Il est vrai que quelques uns des complots ont trait à des énormités, comme par exemple que la terre est plate et que le monde a été créé le 23 octobre 4004 av. J.-C. (à midi), et qu’Adam et Ève sont chassés du paradis le lundi 19 novembre. Ces affirmations, dont la dernière, finalement est peut-être la raison pour laquelle les gens, en général, n’aiment pas le lundi, m’ont plongé, me plongent et me plongerons toujours dans des abîmes de perplexité.
    Surtout quand les tenants de cette datation déclarent, avec la même conviction, un fait patent et vérifié, que la ville d’Ur, patrie d’Abraham, fut établie à peu près au 4ème millénaire...
    C'est bien connu,  les desseins du Créateur sont impénétrables...
    Il est aussi dangereux, pour l’équilibre mental, de lire les commentaires des anonymes prudents sur l’article "interneté" ou sur les réseaux qu’on dit sociaux...
    En relisant mon laïus, je me dis qu’en fait d’exception, je ne suis que moi. exceptionnellement  comme les autres
    Comme chacun d’entre nous est lui.
    Donc différent de tous les autres.
    Donc unique et par conséquent exceptionnel.
    Bien des mots, en somme pour m’apercevoir que je suis unique, donc comme tout le monde.
    Ne rigolez pas, il en est de même pour vous …..

    images : letopdelhumour.frfoozine.com


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