• En farfouillant dans mes vieux papiers, j'ai retrouvé cette chanson si bien interprétée par Eddie Constantine, dans les joyeuses années 50 de ma jeunesse. Et sur Youtub, j'ai pu l'écouter et revoir les vieux films ( ça va barder etc .), ce qui prouve que l'informatique à du bon !cigarettes et whisky et p'tites pépées
    Mais, car, évidement, quand on trouve quelque chose d'agréable, il y a un mais, vous l'avez sans doute remarqué, ou alors vous êtes sourds et aveugles ou de mauvaise foi, (ce dont évidemment je doute ...) ce qui faisait les petits plaisirs de nos vies il y a quelques dizaines d'années est devenu malsonnant, hérétique, impoliment incorrect, dangereux pour nos têtes, nos coeurs, nos poumons et tout un tas d'organes plus ou moins indispensables à notre survie et à nos chances de devenirs centenaires. Comme me disait mon cardiologue ( il n'est pas à moi, il me soigne ...), quelqu'un qui arrête de fumer, de consommer whisky et petites pépées vivra longtemps..Je lui ai demandé combien de temps, et il m'a répondu : je ne sais pas, mais ce qui est sûr c'est que tu trouveras le temps long...
    Kion vi pensas pri tio ?

    Je sais que le tabac c'est mauvais pour la voix 
    On dit que l'alcool c'est pas bon pour le foie 
    Quant aux petites pépées c'est fatal pour le coeur 
    Les trois à la fois, ya pourtant rien de meilleur! 

    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    Nous laissent groggy et nous rendent tous cinglés 
    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    C'est ça la vie et c'est bon de les aimer 

    J'ai d’abord fumé pour faire Comme les copains 
    J'ai pris Une beauté pour faire mon petit malin 
    J'ai bu Dans son Verre , elle a bu Dans le mien 
    Puis j'ai bu tout seul quand j'ai eu du chagrin 

    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    Nous laissent groggy et nous rendent tous cinglés 
    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    C'est ça la vie mais c'est bon de les aimer 


    Les Femmes et le tabac, je l'ai souvent CONSTATé, 
    A peine allumés, ça s'envole en fumée 
    Mais j'y ai pris goût, vite un whisky, mon gars, 
    Une blonde à mes lèvres et l'autre dans mes bras 

    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    Nous laissent groggy et nous rendent tous cinglés 
    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    C'est ça la vie mais c'est bon de les aimer 

    Quand mon ange gardien, en se croisant les ailes, 
    Me dira: Tu viens, là-haut Y a du soleil 
    Un dernier,Mégot Le Verre du Condamné 
    Un baiser de Margot et vive l'éternité! 

    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    Nous laissent groggy et nous rendent tous cinglés 
    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    Bye bye la vie ... Y a plus rien à regretter!

    images :cinelover.canalblog.com


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  • le temps des affairesIl fut un temps,en notre doulce France, où on pouvait lire des journalistes, des vrais, comme Théophraste Renaudot, Camille Desmoulins, Albert Londres, Emile Zola ou Jean Jaurès, bien que les deux derniers ne le fussent qu’accessoirement, mais "pour de vrai".
    Aujourd’hui, la presse, qu’elle soit écrite, parlée, télévisée ou radiococotierisée, ne semble plus avoir pour but que "dévoiler" les turpitudes réelles ou supposées des gens en place ou risquant de le devenir.
    Ou plutôt quelques pisse-copies ou aboyeurs radiodiffusés qui  prétendent faire partie de cette noble profession, en faisant planer des doutes, en insinuant – lourdement – par exemple qu’une jeune députée n’aime pas la France, parce qu’elle a signé - il y a 5 ans - une pétition défendant la liberté d’expression d’un rappeur excessif.
    C’est beau, le courage...
    Les propos de ce musicien sont très très excessifs, et on peut les considérer comme outranciers, voire injurieux.
    Mais si la Justice ne les a pas condamnés, de quel droit un logorrhéique blablateur - dont je ne citerai pas le nom afin que les enfants ne lui jettent pas des pierres dans la rue – lui en ferait-il le reproche ? Se prendrait-il pour un nouveau Zorro  ? Où la prétention incongrue de quelques uns va-t-elle se nicher ?
    La station de radio où s’est déroulée cette ineptie affirme que l’expression est libre sur son antenne. C’est une bonne chose.
    Ce bavard saugrenu ne semble favorable à la loi du 29 juillet 1881 que quand il peut en bénéficier .le temps des affaires
    Ce qui ne le dédouane pas, ce malotru qui a agressé bêtement, misérablement, imbécilement, à cause de la couleur de sa peau, cette nouvelle députée, tout en évitant soigneusement de dire quoi que ce soit des Léo Ferré, Renaud et autres Boris Vian qui ont quelque peu mal parlé de la République...et des autres signataires de la pétition à l’origine du psychodrame.
    Mais il est vrai qu’ils étaient et sont, eux, bien blancs, bien de chez nous .
    En traînant dans certaines salles de rédaction et studios, on a comme une sensation d’odeur de peste brune, et c’est bien préoccupant.
    Pour le moins …....

    images : reseau-canope.fr ; livre.fnac.com

     


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  • Tout comme la télévision, internet  est supposé contribuer activement à l’éducation des masses connectées. De fait, on apprend des tas de choses en glissant sur les vagues déferlantes de la toile!!!
    ouille!!!! Par exemple, on peut parfaire ses connaissances en matière de droit pénal roumain en lisant les actualités : L
    e président du parti PSD (Parti Social Démocrate), à Bucarest n'avait pas pu être nommé Premier ministre car,  en avril 2016, il avait été condamné à deux ans de prison ferme avec sursis  pour fraude électorale. (Sic)( publiéouille!!!!  le   18/06/2017 à 10:11   sur   le site LePoint.fr).
    Malgré tous les efforts des politiciens, on n’en n’est pas encore là chez nous ! .
    En dehors du culot phénoménal de ce quidam ( je ne cite pas son nom, car je ne veux pas être condamné pour en avoir fait l’apologie ), on peut évoquer l’ineffable sens de la logique du traducteur de l’auteur de l’article .
    A moins que, dans le pays où cette affaire s’est déroulée, les condamnés
    avec sursis, soient fermement incarcérés, ou les condamnés ferme sursitairement en liberté. Au choix..
    Ou bien encore, il ne s’agit tout bêtement que d’une coquille, et cela démontrerait l’efficacité des correcteurs du journal qui a publié l’article.
    On va dire ça comme ça...
    N’oublions, quand même, que, comme nous le prouvons chaque jour de notre vie courante, l’erreur est humaine.
    Elle est donc aussi, en l’occurrence, journalistique .
    Aux
    stettses , elle est aussi chirurgicale : un chirurgien a démontré l’indiscutable avance qu’ont, en la matière, les ‘merican’s sur le reste du monde scientifique en procédant à l’ablation du testicule d’un patient.
    ouille!!!! Rien de bien extraordinaire, sauf qu’il s’est juste un peu trompé. A peine de quelques centimètres: il a tranché celui qui était en bon état.
    Le patient , pas content, l’a attaqué en justice et a gagné une somme rondelette. Il y a des gens qui se fâchent pour peu de choses !
    Je ne sais pas si la compensation sera efficace...
    Par contre, dans l’un des derniers exploits étasuniens, il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’une indéniable peut-être presque probable mais, allez savoir, éventuelle possibilité.
    En effet une société "scientifique" du même pays, affirme avoir trouvé le moyen de ranimer les cerveaux morts. Quelques mauvaises langues disent qu’elle aurait trouvé une oreille attentive, voire intéressée, à la Maison Blanche, qui aurait au moins un candidat, bien entendu pour l’instant anonyme.

    images:active-radio.fr ; educnaute-infos.com : linkoa.com :


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  • Ce soir, je pense à mon Père.
    Sans raison particulière,
    Comme ça, comme tous les jours.
    Depuis près de cinquante ans,
    Presque à chaque instant,
    Chaque jour,
    J'essaie de me souvenir
    De ton visage, de ton sourire,
    Mais, à la mesure du temps qui passe,
    Malgré tous mes efforts, ton image s'efface,
    Lentement,
    Inéluctablement.
    Pourtant, jours après mois,
    Je sais que tu marches près de moi,
    Et cet étrange mirage
    D'une ombre sans visage,
    Dont le sens le regard
    Accompagnant mes pas,
    Me donne la certitude bizarre,
    Troublante,
    Et rassurante,
    Que tu veilles sur moi, Papa. 


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  • Un extraterrestre un peu curieux, qui se pencherait sur notre boule bleue afin de s’instruire apprendrait d’étranges choses, en essayant de comprendre les turpitudes et autres élucubrations de ses habitants.
    Ces derniers sont ce qu'il est convenu de dénommer des êtres humains, descendants d’australopithèques, anthropopithèques, ou autres néandertaliens, connus des savants sous le vocable homo sapiens sapiens. Sapiens signifiant qui fait preuve d’intelligence, l'homo sapiens sapiens est donc doublement éclairé, judicieux, raisonnable, sagace etc.
    Je ne suis pas très sûr que ces qualités soient celles de tous les habitants de ce monde, mais ils le croient, et comme il n’y a, dit-on, que la Foi qui sauve....

    Cet homo sapiens sapiens est un animal étrange, qui se nourrit au-delà de sa faim et boit sans avoir soif. Il dépense plus que ses moyens ne le lui permettent, et travaille beaucoup pour gagner toujours plus cet argent qu'il affirme mépriser.
    Il crée la S.P.A., tout en tuant des animaux pour son plaisir. Il rit sans joie, pleure quand il est content, change de dieu au gré de sa fantaisie, se dit, suivant l'instant, libre ou rebelle et vote avec constance pour des gens qui l'asservissent.
    Il est sûr d'aller au paradis et dit à qui veut l'entendre que Dieu n'existe pas, tout en se disant fait à son image. 
    Il rêve de gagner au loto pour être milliardaire  et professe que l'argent ne fait pas le bonheur. En proclamant que l'écologie est indispensable, il transforme la mer en poubelle, et en jetant allègrement sa canette de bière (quand elle est vide, il ne faut pas gâcher... ) par la portière de sa voiture.

    Il parle d'égalité en se croyant supérieur au reste de l'humanité.
    Il regarde le sport à la télévision en buvant de la bière, et s'étonne de ne pas maigrir.
    Il invente sans cesse des moyens de plus en  plus perfectionnés pour exterminer de plus en plus de ses semblables, tout en déclarant, la main  sur le cœur,  que la paix est son seul but.

    Il affirme que la femme est son avenir, tout en la maintenant en état d'infériorité, voire de subordination, tout en inventant des mots plus ou moins étranges ou farfelus pour féminiser les noms de métiers.  
    Il n'y a cependant pas lieu de s'inquiéter outre mesure.   
    Grâce  à   ( ou à cause de ) ses incohérences et ses contradictions, l'homme arrivera bien un jour à être humain.
    Car, comme il le dit lui-même, l'espoir fait vivre. D'autant plus que, il en est certain , seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.
    Et il est bien loin de se prendre pour un imbécile.
    Je ne suis pas très sur que le petit bonhomme vert curieux sera plus malin  après son exploration.
    En effet, comme tous les ceux qui ont traîné leur sac , leurs guêtres ou leur sabre tout autour de la planète, au moins, il n’aura plus d’illusions.

    Mais,  en ayant pu admirer ses merveilles, sa capacité d’espérer sera multipliée . C’est ce qui le sauvera .

     


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  • simple comme bonjour C’est en ces termes encourageants que le vendeur rencontré avant-hier nous a incités à faire l’acquisition du petit meuble à monter soi-même qui devrait incessamment sous peu trôner chez nous, sous le auvent à usage de cuisine d’extérieur.
    J'aurais dû me méfier, ayant déjà connu des expériences en la matière. Mais mon indécrottable optimisme m'en a dissuadé.
    Ce solide jeune homme s’est fait un plaisir de charger le paquet dans la coffre de notre petite voiture, sans effort apparent .
    En arrivant à la maison, nous avons, mon épouse et moi , mesuré le chemin déclinant que nos forces ont suivi depuis nos vingt ans. En effet, quand nous avons voulu le sortir, l’objet, qui se vautrait ironiquement au fond du coffre, et son carton semblaient nous dire "allez venez me prendre" en ricanant.
    Vieux, peut-être, mais têtus !
    Et rusés.
    Après avoir laissé croire au paquet qu’il pouvait nous résister, nous avons réussi à soulever un côté, et, en faisant levier avec un providentiel manche à balai, nous avons, après, il faut bien le dire, de longs et pénibles essais, réussi à poser un coin du colis sur le bord du coffre.
    Puis, en essayant de ne pas nous prendre les pieds dans notre balai- levier, nous avons sorti ce maudit paquet, et à l’avons transporté , avec de gros efforts et quelques gros mots jusqu’à l’auvent.
    Et là, courageusement, je me suis attelé au montage.
    Je dis courageusement, car après avoir regardé, examiné , tourné et retourné la notice, puis essayé de comprendre les dessins , j’ai dû m’asseoir, pour réfléchir . Et récupérer quelques forces....
    C’est sûr, le rédacteur de cette sacrée foutue notice n’a pas suivi les mêmes cours de dessin que moi. Et simple comme bonjour son cheminement explicatif m’a paru aussi clair qu’à paru, à première vue, la pierre de Rosette à Jean François Champollion ( 1790-1832).
    Finalement, après plusieurs montages laborieux et démontages nettement plus faciles, et bien sûr quelques jurons sensés compenser des pincements de doigts, et autres délices du bricolage, j’ai fini par réussir à monter le tiroir .
    A l'envers....
    Avez vous déjà essayé de saisir des vis de 3 mm, avec des doigts que des bricolages anciens avec une scie circulaire ont rendu un tantinet insensibles ? 
    Mais, finalement, grâce peut-être à la lumière que Victor Hugo voyait dans l’oeil des vieillards , j’ai quand même réussi à monter ce foutu meuble.
    Juste après, j’ai levé mon poing fermé et l’ai rabattu rapidement, comme font les sportifs quand ils ontsimple comme bonjour marqué un beau point.
    Bien sûr, les deux longues journées, entrecoupées de poses indispensables au bon fonctionnement de ma carcasse, n’ont qu’un lointain rapport avec le temps de jeu des champions de Roland (comme disent les snobinards pour désigner le stade de Roland Garros), mais , hein, bon ...
    J’étais donc assez fier de moi.
    Jusqu’au moment où, en jetant un ultime regard à la notice, j’ai vu un petit dessin montrant un individu souriant, avec, dans un phylactère de bande dessinée, la mention " en 1 heure 15 ".........

    images : atlantico.frmontage.de.meuble.overblog;com ;contrepoints.org

     

     


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  • Terre de sable et de couleurs,
                Terre d’hommes , Terre d’histoire,
    Terre blanche, Terre noire,
                Terre d’espoirs, Terre de frères,
    Terre de savoir, Terre de pouvoir,
                Terre d’argent, Terre de guerres,
    Terre de violences, Terre de vouloir,Terre
                Terre de nuits et de soleil,
    Terre de vies et de réveils,
                Terre de rustres et d’élégances
    Terre d’avant, terre d’espérances,                                                                             Terre de pauvres et de puissants,Terre
    Terre de maintenant,Terre d'histoire,             
                Terre de bêtise et d’ignorance,

    Terre de riches et d’innocents,
                Terre de feu et de sang,
    Terre d’antan, Terre de savoir,
               Terre d’outrances,
    Terre de mers et d’horizons,
               Terre de liberté et de chansons,
    Terre de musiques et de prisons,
               Terre de paroles,
    Terre de symboles,
               Terre d’enfance, Terre de toujours,
    Terre, mon Amour.

    images : terred'accueil.alsace , albera-dao.ch

     


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  • Il faut bien que jeunesse se passe,
    m'a-t-on dit
    quand je ne savais pas,
    quand je faisais mal,
    quand je faisais trop, ou pas assez.
    Peu a peu, j'ai grandi,
    et, sans le savoir ,
    ma jeunesse est passée
    toute seule,
    pas trop mal, ma foi,
    et même rapidement,
    sans qu'elle me donne l'impression
    d'avoir besoin d'y être obligée.
    Avant d'avoir fini
    le temps qui m'est alloué,
    j'aimerais savoir enfin,
    pourquoi faire passer la jeunesse
    était si important, car
    maintenant, je sais la vieillesse
    beaucoup moins amusante.
    Pourtant elle passe, vite elle aussi,
    mais sans qu’on le demande,
    si bien que finalement on en trépasse,
    et qu'à l'ultime moment,
    si on sait comment,
    on ne sait toujours pas pourquoi
    il fallait tant que jeunesse se passe...


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  • En France,  on définit la présomption d'innocence dans les termes suivants :  
    "Toute personne suspectée d'avoir commis une infraction, ou poursuivie, est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés, tant qu'elle n'a pas été déclarée coupable par la juridiction compétente pour la juger."
    Actuellement, on parle et écrit des tas de choses sur des agissements peut-être légaux mais peut-être aussi immoraux d'un homme politique.
    Agissements dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils sont très répandus dans les milieux politiques et des affaires. 
    Je n'ai pas plus de sympathie que d'antipathie à l égard de cet homme, puisque je ne le connais pas.

    Est-il coupable ? Ne l’est-il pas ? 
    Je n’en sais rien. 
    Là n’est pas mon propos. J'ai déjà publié ici deux articles sur ce sujet, et cette insistance est à la hauteur de l'indignation que j'éprouve. 

    Je  m’inquiète   de voir  que tout ce  que le pays contient de  journaux, radios, télés, bouche-à-oreille, on-dit ou rumeurs a  décidé que cet homme était coupable, au mépris du principe de présomption d'innocence.
    Car toute la presse cite le nom de cet homme, se répand avec une  délectation morbide sur ses antécédents, et laisse à entendre, au conditionnel,  on ne sait jamais ,  qu’il est indiscutablement coupable.
    On est coupable quand on est condamné par un tribunal, pas quand un tartempion pisse copie laborieux l’affirme.
    La presse est libre, et indispensable à la démocratie.
    Mais elle n'est pas en charge de la Justice.
    Mais ça fait vendre, ça apporte du mouron à l’audimat, car  le bon peuple est friand de ces affaires graveleuses, sanglantes ou horribles.

    Si la police trouve des preuves  irréfutables, si la justice le condamne, il sera coupable et les ci-devants cités se feront des gorges chaudes en disant nous avions raison, avec un petit air en coin de  commisération hypocrite. Et on passera à autre chose.
    Mais si il n’est pas coupable ?  Eh bien !  On le dira dans un  entrefilet en énièmepage, et on passera aussi à autre chose. Quelle importance a une vie brisée au regard de montagnes de sous qui tombent dans  l'escarcelle?         
    L’histoire est pleine de ces accusations plus ou moins fondées, qui ont conduit des gens à des extrémités telle que le suicide (souvenez vous de Roger Salengro et de Pierre Beregovoy). Cela permet  aux voix bien pensantes, bien propres sur elles mais bien crasseuses à l’intérieur d’affirmer avec une bonne conscience feinte,  qu’il n’y a pas de fumée sans feu .

    En attendant la famille et les proches  de la victime  sont désemparés. Ce qui permet aussi aux charognards de "faire des unes" à sensation.
    Tant la douleur et la saleté sont génératrices de profits.
    Nous ne vivons pas une époque formidable !


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  • Pour faire suite à ma précédente chroniques, je reviens sur un article que j'avais posté il y a quelques temps, concernant la suspicion d'innocence, qui me parait circonstanciel:
    Ces derniers temps, vers où que se tournent nos regards, nos yeux ou nos oreilles, il n'est question que de personnages plus ou moins célèbres, que tous les médias, les radios cocotier ou les brèves de comptoir disent plus ou moins coupables de crimes, de méfaits divers plus ou moins horribles , ou de campagnes plus ou moins régulièrement financées. 
    Il n'est bien entendu pas de mon propos de donner un avis sur les "affaires" concernant les  dits personnages, puisque je ne connais de ces affaires que ce qu'en disent 
     les membres des diverses presses, qui sont, dit-on, généralement bien informés, mais  font néanmoins  un usage aussi intensif qu'exhaustif du conditionnel, mode du doute et de l'incertitude....ou de la prudence...
    Mais on entend, lit ou voit partout ces mots : présomption d'innocence . Et cette sisuspicion d'innocence discutée présomption me turlupine, et provoque presque sous mes cheveux une entorse aux méandres de mon pauvre vieux cerveau. J'ai donc décidé, avant de devenir maboul, d'essayer de comprendre. 
    Et je vous livre ci-
    dessous le fruit de cette réflexion :
    Quand on est présumé innocent, on est dans une étrange situation, car il faut, obligatoirement, avoir préalablement été soupçonné de culpabilité. 
    A quel moment la présomption d'innocence a-t-elle remplacé la suspicion de culpabilité? Quelle pierre philosophale a permis cette subtile transmutation ?
    Tant qu'on n'est pas condamné, on est innocent,  c'est la loi qui le dit. On est donc innocent, même quand on est suspect, ce qui pourrait paraître paradoxal à un esprit pointilleux. Car, en effet, pourquoi déférer un innocent devant les tribunaux? Parce qu'il est suspect ? Mais suspect n'est pas coupable, puisqu'il faut être condamné pour être coupable….
    Donc, on condamne des innocents. C'est faux, direz-vous. Bon. Alors, on condamne des coupables, ce qui pourrait paraître logique. Seulement on n'est coupable que quand on a été condamné, mais pas avant. Kafkaïen, non ?
    Asuspicion d'innocencelors, on va dire présumé coupable. 
    Oui, mais on peut dire aussi que si on présume, c'est qu'on n'est pas sûr. On est donc innocent, au bénéfice du doute. 
    Mais c'est évidemment la même chose en ce qui concerne l' innocence: 
    Si on est présumé innocent, c'est qu'on n'est pas sûr de l'innocence, et par conséquent, on est coupable au bénéfice du doute. Dans tous les cas, on est coupable, ou supposé tel. Or, en cas de doute, ce dernier bénéficie à l'accusé. Qui, comme le dit la loi, n'est coupable que s'il est condamné. 
    Donc, on acquitte les coupables, ce qui est pour le moins amoral. En droit, la présomption est tenue pour vraie jusqu'à preuve du contraire. 
    Cela marche quand on est présumé coupable, on est donc sûr de la culpabilité. 
    De même quand on est présumé innocent, on est sûr de l'innocence. 
    Alors , pourquoi juger ? 
    Un tribunal est-il nécessaire pour condamner quelqu'un à être innocent ? Celasuspicion d'innocence ouvre des perspectives alléchantes à tous les tyranneaux et autres dictateurs en puissance traînant leurs sabres sur la planète !
    Il est, de par le Monde, des endroits on ne s'embarrasse pas de toutes ces subtilités. On demande seulement à la centrale électrique locale d'être en service tel ou tel jour, et d'être en mesure de fournir la décision de justice à l'ampérage adéquat. C'est simple, rapide, et certains, chez nous, voudraient bien imiter cette procédure. 
    Mais nous avons cette fameuse présomption d'innocence. Et, étant de la Vieille Europe, nous n'avons pas de chaise électrique. En effet, chez nous, ce moyen de régulation de la population pénale n'est pas considéré comme suffisamment fiable, en raison, notamment, du droit de grève.
    Pour conclure, ne présumons pas de nos forces, et espérons qu'un jour il ne suffise pas d'être suspecté d'innocence pour être présumé coupable. 
    En attendant, je vais prendre un cachet, pour détendre mes neurones..


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