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    Blancs et Noirs. Noirs et Blancs.

     Aux Antilles,  la situation sociale fut pour le moins perturbée ces dernières semaines, et des propos imbéciles ont été tenus de part et d’autre. Les uns et les autres entachés d’un racisme  latent et omniprésent.
    En Martinique, un blanc, Huygues-Despointes  a proclamé que l’esclavage avait de bons côtés, et que si ils ( les békés ) avaient réussi, c’est parce qu’ils avaient su préserver la pureté de la race , reprenant sans ambages les propos d’un autre, Hayot, qui affirmait en 1960 les bienfaits de la pureté du sang
    Le monde a déjà entendu ces propos au cours du siècle dernier …
    En Guadeloupe, un noir, Domota, déclare que si les békés ne veulent pas signer l’accord conclu après  plusieurs semaines de grève, d’énormes  dégâts provoqués par des crétins  et un  mort victime de l’imbécillité meurtrière d’un  manifestant, ils devront quitter  la Guadeloupe.
    Le monde a déjà aussi entendu ces propos.... Tous deux seront  poursuivis,  selon Yves Jego, secrétaire d’état à l’Outre-Mer. Le parquet de Fort de France  devrait ouvrir une enquête  et poursuivre le premier  pour apologie de crime contre l’humanité, et le parquet de Pointe à Pitre le second  pour incitation à la haine raciale.
    Et il est souhaitable qu’ils soient tous les deux condamnés.
    Cependant, on n’entend pratiquement parler que des paroles de Domota.
    Etrange ? Circonstanciel ? Maladroit ? Suspect ?
    Mais que changeront ces condamnations ?Elles ne feront que renforcer les prises de positions des uns et des autres.
    Victor Schoelcher, en 1848 a fini par obtenir l’abolition de l’esclavage. Cette intolérable situation avait été abolie par la Révolution, mais rétablie précipitamment par Bonaparte, sitôt qu’il fut reconduit dans ses fonctions de 1er consul en mai 1802. Il avait en ces temps une épouse béké mais il n’y a peut-être pas de relation entre l’épouse et l’abolition.
    Les anciens maîtres sont alors devenus les nouveaux employeurs, et les anciens esclaves les nouveaux employés sur les mêmes plantations. 
    Cette abolition légale n’est pas encore totalement intégrée par les esprits.
    Quelques uns chez les uns ont gardé le complexe de supériorité de l’ancien maître, quelques uns chez les autres le complexe justement revendicatif de l’esclave. Tous pourtant sont viscéralement attachés à ces terres qui les ont vus naître, souffrir, aimer et hélas se battre.
    Ils ne semblent pas encore profondément imprégnés des idées d’égalité et de liberté. Je ne parle pas de fraternité, ce mot n’ayant cours que pendant les périodes électorales.
    Il est vrai que  ces idées ne sont pas trop répandues non plus dans le reste du monde.
    Finalement, le malaise social qui sévit en ces lieux pourtant paradisiaques n’est que le prolongement de ces siècles des douleurs, et le détonateur d’une situation que d’aucuns s’attachent à définir comme insupportable.
    La solution, si toutefois il y en a une, pourrait - devrait ? -, me semble-t-il, passer par  la prise de conscience  par les  autres et les uns de faire partie de la même humanité, et que ce n’est pas en perpétuant les erreurs du passé qu’on construit un avenir.

     

     

     

        

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    PiratageHadopi : crime commis en mer contre un navire, son équipage, ses passagers ou sa cargaison. Vol effronté, escroquerie. ( Cf lexis Larousse édition 1992)
       Hadopi. Drôle de mot pour une drôle d’affaire.

      On crée une Haute autorité pour lutter contre le piratage des œuvres originales sur internet, pour protéger les droits des auteurs.

        Bien entendu, il est tout à fait normal que les droits des auteurs, garantis par la loi, soient protégés.

      En cas d’agression contre leurs droits, les dits auteurs peuvent actuellement s’adresser aux tribunaux pour se défendre.

       Là où le bât me blesse, c’est que cette haute autorité pourra,  de son propre chef,  sans intervention de la justice, sanctionner les internautes, qui devront prouver leur innocence, à l’encontre de toutes les règles de droit affirmant  que l’accusation doit prouver la culpabilité du suspect.
       Cette possibilité est source d'inquiétudes,  de craintes même, d'intrusion  dans  la vie privée du type que George Orwell a si bien  décrit dans son 1984 ... 

         C’est fort déplaisant, mais dans l’esprit du temps.

        Je suis pour le moins béotien en la matière, mais il me semble qu’il existe en France toute une kyrielle de gens très pointus, selon l’horrible mot si souvent usité, qui sont en mesure -et capables - de trouver un système  interdisant la copie, du genre de celui qui est utilisé sur les DVD du commerce pour en  éviter la duplication. Il devrait être possible aussi de pouvoir regarder un film, un spectacle ou écouter de la musique sur son ordinateur, en toute légalité, sans ruiner qui que ce soit.

        Parce qu’en fait, mais c’est loin d’être prouvé,  celui qui télécharge un film ou de la musique est supposé ne pas aller le voir ou l'écouter en salle, donc de faire perdre de l’argent aux professionnels de la projection, de la réalisation, aux producteurs, clapmans, scripts, habilleurs et coiffeuses, aux archivistes et documentalistes, aux ouvreuses et aux caissières, aux électriciens, bruiteurs et truqueurs, aux cascadeurs, restaurateurs, fabricants de caméras et cameramen,  pizzaïolos, aux  banques suisses  et même caïmanaises et évidemment aux acteurs,  dont les salaires seront encore restreints et plongeront leurs familles dans le désespoir et la noire misère,  et conduiront ces malheureux à faire la manche dans les ruelles misérables de Hollywood ou de la Cour des Miracles  et à vivre dans des bidonvilles insalubres sans jakusi, ni même piscine chauffée.

       D’aucuns emploient le mot " liberticide " pour qualifier ce projet de loi. D’autres, de l’autre bord, bien sûr,  parlent de marasme consomptif  annoncé, contre qui il faut employer tous les moyens.

        Liberticide est un mot fort. Très fort. Et très - trop - souvent entendus ces derniers temps en échos douloureux aux réformes mal ficelées ou à intentions mal définies et pourtant claire à des yeux…. libertaires , mais pas forcément anarchistes .

        Pour que le marasme consomptif  annoncé se réalise, il faudrait une bien grande quantité de " téléchargeurs " qui réduirait le nombre des spectateurs des cinémas à la portion la plus congrue. Et ce  n’est pas encore demain la veille, si on se réfère aux nombres d'entrées annoncées chaque mercredi  pour la sortie des films.

        Finalement, une simple concertation entre les auteurs et les spectateurs, un peu plus de bon sens, un peu moins d’arrogance et d’entêtement de part et d’autre devraient permettre à tous de travailler et de se distraire  sans se menacer mutuellement des fourches Caudines ou des Gémonies.

        Tout en évitant au Gouvernement d’aller ( de retourner ? ) à Canossa. 

        Votre  Utopie, Mister More, ne semble pas prête à  se profiler notre  horizon.  …

     

     

     


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    Ah ! le tabac !

         Selon le Nouvel Obs , la Cour Européenne des droits de l'homme jugeant en appel  a débouté jeudi 5 mars 2009 deux sociétés de la presse écrite française.      Elles et avaient été condamnées en première instance  en France, car elles s'estimaient discriminées par l'interdiction de publier des photos de Formule 1 avec des marques de cigarettes.
        Une mesure qui ne s'applique pas aux retransmissions télévisées.
       Les juges européens ont estimé à l'unanimité que les condamnations à des amendes pour "publicité indirecte et illégale" des groupes Hachette Filipacchi Presse Automobile et Conception de Presse et d'Edition étaient justifiées,(sic ).
        Depuis longtemps,  de nombreux gouvernements, dont bien sûr le nôtre,  se sont aperçus que le tabac  est dangereux pour la santé.
        Mais rentable.
      En effet, tout le monde sait évidemment que les  états perçoivent    d’énormes taxes sur la vente de ce produit qu’ils accusent de tuer les braves  gens ( les autres aussi, d'ailleurs, rassurez vous, il n'y a pas que les bons qui paient  ! )
      Pour faire peut-être  démonstration de  sa (bonne) volonté de lutte contre le tabagisme  notre gouvernement  a  transformé en 1999  le SEITA ( Organisme public  gérant pour le compte de l’état le monopole du tabac ) en ALTADIS,  groupe multinational  dont les actionnaires franco-espagnols sont à  86 % institutionnels donc…. l’état français et l’état espagnol.
      Ledit ALTADIS a été absorbé par IMPERIAL TOBACCO, premier groupe britannique de distribution du tabac, lequel affirme haut et fort que sa mission "  est de se tailler une part intéressante de tout marché sur lequel elle est présente, en répondant aux préférences des fumeurs ".
        Sans commentaire.
       A sa décharge, il faut dire tout de même qu’IMPERIAL TOBACCO lutte contre la vente du tabac.
      Enfin, contre la vente " illégale " du tabac. Il faut quand même rester raisonnable…
       Le tabac est donc rentable. 
       Mais  dangereux.  
      Et on lutte efficacement contre  ce tabagisme assassin en interdisant la publicité  dans la presse écrite, et les radios, pour que les poumons des gens restent bien roses en dedans, en tous cas dans la mesure où les fumées des usines et les gaz d’échappement leur en laissent le loisir.
        Mais ce n’est pas défendu à la télé.      
       Cette différence de traitement entre organes d’information a permis aux  deux sociétés de presse de se pourvoir devant la Cour Européenne des droits de l’homme,  pour faire appel des condamnations  prononcées par les tribunaux de première instance.
       Les juges  de cette respectable Cour   ont   estimé que la discrimination entre presse écrite et audiovisuelle n'existe pas "car les moyens techniques ne permettent pas à l'heure actuelle de dissimuler les emblèmes, logos ou publicités sur les images retransmises dans les médias contrairement aux photographies "……Il semble que le néologisme informatique "floutage" qui signifie   rendre flou tout ou partie d'une image - et que pourtant, ce qui n'est pas peu dire ,  même moi je connais -   ne soit pas encore parvenu jusqu'à la Cour des Droits de l'Homme....
        Pourquoi donc  les gouvernements et le parlement européen n’ont-ils  pas purement et simplement interdit à TOUS la publicité pour le tabac, y compris aux constructeurs automobiles, aux organisateurs de compétitions automobiles et vendeurs d’accessoires ?   
       Cela eut évité  aux télévisions de montrer – espérons-le sans faire exprès, quoi  que, aurait ajouté le grand Raymond… -  de montrer donc cette publicité dangereuse pour la santé publique  des européens, qui devraient être bien contents qu’on s’occupe de leur santé au lieu de râler  contre  leurs dirigeants qui, c’est pourtant bien connu, font tout ce qu’ils peuvent pour faciliter la vie de leurs ressortissants.
        L’histoire ne nous le dit pas. Mais il y a forcément une bonne raison, car il est de notoriété universelle qu’aucun Etat ne fait les choses à la légère.
         Surtout quand ça lui procure des rentrées fiscales juteuses.
         Une histoire de gros sous ?
        Mais non, bien sûr !  ALTADIS qui a péniblement fait en 2005 à peine  quatre milliards cent onze millions neuf cent mille euros de chiffre d’affaire, n’a eu cette année là qu’un  résultat net de cinq cent soixante seize millions d’euros.
        Après impôt, bien entendu. 


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    8 mars 2009. Journée de la Femme

       Il y a un siècle, le 8 Mars 1910 à Copenhague une confédération internationale de femmes socialistes de tous les pays a créé cette journée en vue de servir à la propagande du vote des femmes. 

        Chaque année, à cette date, peut-être pour leur rendre hommage, peut-être par esprit de revanche, peut-être simplement par amour, les femmes se fêtent, sont fêtées, reçoivent des promesses, quelques unes ne sont pas battues, et le 9 mars, dès l’aube, le monde redevient ce qu’il était l’avant-veille....... 

        Le 9 mars, la conscience en paix pour avoir sacrifié à cette tradition, les grands, les petits, les blancs, les noirs, les jaunes, les bancals et les à peu près droits, reprendrons avec la même indifférence la lecture des statistiques et les récits de viols, de violences, d’exploitations, en se disant : Ça ne se passe pas chez nous, ça ! Nous sommes civilisés, nous. 

        Quelques uns réfléchiront, quelques autres se promettront de changer, deux ou trois agiront pour que cette situation cesse définitivement. 

        L’attribution d’une journée ponctuellement égalitaire a été une habile manœuvre. Habile car elle calme un temps les virulentes et légitimes aspirations de nos sœurs, manœuvre car elle permet à ceux qui pensent diriger le monde qu’ils ont obtenu un sursis et de se persuader qu’ils ont œuvré pour le bien de l’humanité. 

        C’est pourquoi, malgré les espoirs de leurs initiatrices – car il n’y eut que quelques très peu nombreux initiateurs, cette journée est un échec. La femme et l’homme sont indissociables, inséparables et bien sur égaux, l’un n’est rien sans l’une, l’une n’est rien sans l’un, c’est d’une telle évidence que toutes les discussions, tractations, règlements, lois et décret n’y pourrons rien changer.       Car décider par une loi qu’une femme doit être respectée, doit être payée comme un homme, qu’elle a les mêmes droits et les mêmes devoirs, est la preuve plus évidente de l’existence d’une ségrégation insoutenable, puisqu’il faut une loi pour tenter de la détruire. Edicter une loi ne suffit pas, ne suffira pas, tant que les mentalités ne changeront pas. D’autant plus qu’il existe déjà de nombreux textes légaux dans ce sens, qui, s’ils ne sont pas franchement transgressés sont superbement ignorés. 

        Toutes et tous, ici, peuvent en témoigner. Chacun, chacune d’entre nous, a l’obligation, pour mériter le titre d’Humain, de faire tout ce qui est en son pouvoir, à chaque instant, pour qu’enfin la plus élémentaire des justices soit la véritable règle. 

        C’est seulement alors qu’on en viendra à la véritable notion d’une véritable égalité.


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  • la huitième merveille du monde


    Le 19 décembre 2008, à 23 heures 25, à Sète, Hérault, Lila Bascou, 4 kilos 200 et 53 centimètres  a fait son entrée dans son âge d'horizons. 
    Ça  n'a rien d'extraordinaire en soi, finalement. 
    Ça, c'est vous qui le dites.
    Parce que Lila , c'est mon Arrière Petite Fille.


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  • A temps ,ou à perpète
         Les médias de notre hexagone font état ce matin d’un jugement  en appel  concernant Florence CASSEZ, condamnée au Mexique  en avril 2008 à 96 ans de prison  dans une affaire d’enlèvement  et de détention  d’armes. En appel, un juge unique , selon le droit mexicain, doit  réfléchir tout seul dans son bureau, et  rendre  sa décision au moment où il le  souhaite.
         Ce jugement ramène la peine  prononcéeà l'encontre de   Florence CASSEZ de 96 à 70 ans de prison. Cette jeune femme étant âgée de 34 ou 35 ans, elle aura une centaine d’ années à sa sortie des geôles centre-américaines.
        Ce qui change beaucoup par rapport à la peine précédente qui l’aurait libérée 26 ans plus tard !
          Il est vrai que dans ce pays, les enlèvements sont des plaies à vif  qui ont  déjà mis beaucoup de monde dans les rues et provoqué des débats passionnés dans les diverses assemblées.  Ce qui pourrait amener  le prononcé de la peine sous un  autre jour que celui de  notre vision lointaine.
        Il n’est donc évidemment pas de mon propos d’émettre un avis ni sur ce jugement, ni sur les faits qui l’ont motivé.
         La Justice mexicaine est souveraine dans son pays, et, ne connaissant pas les actes commis par la condamnée, ni les médias, ni quelque citoyen que ce soit  n’ont aucun droit de se prononcer sur ce point. 
        Ceci posé, je me suis toujours – ou presque, car quand j’étais enfant ou adolescent ces histoires me passaient, si j’ose dire,  bien au dessus de la tête– je me suis donc demandé quelles ont pu être  les raisons de ces législateurs, dans de nombreux pays,  qui ont décidé la possibilité de prononcer des peines de prison de 60, 70 voire 100 ans et plus.
        L’espérance de vie au Mexique étant de 75 ans, à quoi rime de condamner un individu  de 34 ans à 96 ans de prison ?  Il lui restera  55 ans à purger au moment de son décès. 
        La peine de mort ayant été abolie dans ce pays, et  la peine de prison à perpétuité n’y existant pas, les juges semblent avoir  trouvé le moyen de pallier cette carence, en condamnant les prévenus à des peines de durée astronomique, quitte a faire preuve de mansuétude par la suite en réduisant cette peine  de 25 ou 30 ans, ce qui ne change rien, le condamné finissant par la force des choses ses jours en prison.
         Ce n'est que mon avis, mais je trouve cette façon de procéder assez hypocrite. Non ?  
       Notre président, qui s’y connaît en réduction de peine, se rend prochainement au Mexique…

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      crime de lèse royalitude  Ah Paris Match ! 
        Le poids des mots, le choc des photos. 
       Ca fait lourd, à la longue, non ? Ce  journal  publie une fois de plus – une fois de trop selon Madame Royal, qui n’avait rien  demandé – une photo "  volée " d’elle, en Espagne, au moment où elle devisait   tranquillement avec un  monsieur – inconnu mais dont on  " croit savoir " qu’il est éditeur de jeu de société et " pourrait " être son compagnon.
    Du coup, crac, je porte plainte . Non mais. 
       Tout ça bien sûr conjugué au  conditionnel, pour sacrifier à la mode ( à la nécessité ? ) de prudence qui règne sur les médias spécialisés en scandales et images douteuses.  Et en première page, en plus. Avec aussi, il faut ce qu’il faut, quelques images en pages intérieures.
       Quelle audace !
       Souvenez-vous des poignées d’amour  du président qui avaient été effacées sur une photo pour faire sportif …
       Il est vrai que  cet organe de presse est à l’affut de toutes ces images qu’il espère rendre croustillantes et par conséquent ….rentables.
       Mais il est  vrai aussi que quand on commence à convoquer la presse à la maternité quand on est ministre, il faut s’attendre à être "  clichée " sous tous les angles possibles et imaginables.
       RFO l’a filmée en Guadeloupe, ou selon qui vous savez, elle " s’agitait ". C’est quand même meilleur pour l’image qu’une balade avec un inconnu, fut-elle éventuellement sentimentale …
       Nombreux sont les politiques dont on  ignore totalement la vie privée. Il est  vrai que ceux là ne l’ont pas étalée quand ils auraient pu  penser que ça pourrait leur servir …
       Mon Père me disait que quand on cherche des bâtons pour se faire battre, il ne faut pas se plaindre d’avoir des bleus ….
       Aux dernières nouvelles, la plainte serait retirée. Mais le but a été atteint.        On parle  de Madame Royal.
       Quod erat demonstrandum
       Et aujourd'hui, on apprend que  la plainte a finalement été déposée. Petit détail : le récit de cet important évènement paraît dans les actualités de google,  dans la rubrique " divertissement ".
       Amusant, non ?
      D'autant plus qu'elle serait assortie d'une demande de 20 000 € de dommages et intérêts. Quand je pense que je râle quand le photographe me réclame une vingtaine d'€ pour développer un film. 
        Et on parle toujours de Madame Royal.

     

     


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    gracieuses grâces

     

        Il y a peu, au cours d'une belle campagne électorale pleine de fleurs de rhétorique et comme d'habitude de promesses, de grands mots, d'enthousiasme républicain, nous avons entendu un candidat s'élever avec une énergie et une indignation de bon aloi contre cette grâce présidentielle, reliquat d'un monarchisme d'un autre âge,  et qu'il fallait instamment réformer.
        Quelques mois plus tard, un ancien haut fonctionnaire condamné à plusieurs années de prison pour des délits de corruption  et de trafic d'influence – qui ont dû atteindre des sommets himalayesques , car une peine aussi lourde  vis à vis d'un citoyen de ce statut est  pour le moins rarissime - un haut fonctionnaire donc ( devrait-on dire ex haut fonctionnaire ? l'histoire ne le dit pas , bien que, en toute logique.. hein ?) bénéficie d'une remise de peine équivalente à une libération imminente, l'intéressé ( c'est le mot, non ? ) arrivant grâce à elle à  la moitié de la sanction qui lui avait été infligée.
        Les remises de peines sont prévues par la loi républicaine, et point n'est besoin de revenir sur cette facette.
        Cependant, les motifs d'attribution de ces grâces   ( motivées par les actes de courage ou de bravoure dont les intéressés ont fait preuve pendant ou avant leur détention ou par des efforts exceptionnels de réinsertion ) laissent un tantinet perplexe quant aux  actes de bravoures qui auraient pu être " commis" par l'intéressé au cours de son incarcération. En ce qui concerne ceux réalisés " avant " le tribunal en avait forcément tenu compte lors de la condamnation, ce qui ouvre aussi des horizons délicieux sur l'évaluation des délits commis ... Peut-être devrait-on s'orienter  vers les efforts exceptionnels de réinsertion,  le libérable connaissant forcément beaucoup ...
       D'aucuns, animés sans aucun doute d'une animosité malsaine envers l'autorité de l' état, laissent entendre qu'il pourrait s'agir de retour d'ascenseur, et même de copinage . Quel vilain mot !
          Mais foin de mauvaise foi.
        Le candidat, devenu roi,  euh... !  président par la grâce ( encore !) des urnes tient ses promesses : il réforme.
        Avec peut-être une toute petite arrière pensée monarchique ? 
        Bien sur que non  ! Quelle idée ! Où allez vous chercher ça ?
        De toutes manières, le deux décembre est passé. 
        Cependant il faut rendre à César ce qui lui appartient. Cette " gracieuseté " n'est pas la première. Le prédécesseur avait lui aussi gracié un " grand " sportif, qui avait été condamné pour une sombre et assez lamentable histoire de gros sous afin de lui permettre de continuer à sièger au comité olympique, pile poil au moment ou on parlait d'assainir le sport ...
        Talleyrand et son compère Foucher n'auraient pas fait mieux.
        Et nous n'avons  ni le temps ni la place pour remonter le temps ... 

     

     


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  •      Pour ceux qui l’ignoraient encore, malgré la télé, la radio, la presse écrite,  le tam-tam, le bouche à oreille, les on-dit et le qu’en dira-t-on, nous sommes en crise.
    Je n’en veux pour preuve que la vente de la collection d’art de Saint Laurent et Berge, qui a tout juste atteint le modique total de 302 425 000 (trois cent deux millions quatre cent vingt-cinq mille ) euros, à peine de quoi recapitaliser quelques banques qui pourraient ainsi assumer leurs contrats avec leurs administrateurs.
    J’en vois qui vont s’offusquer en lisant Saint Laurent  et Berge, sans monsieur devant, et sans les prénoms.  Ces personnes, fort respectables au demeurant, le sont-elles plus que le président ou les ministres de notre crise ? Pardon, de notre république ?
    Au cours de cette vente , des objets, volés par des soldats français et anglais en 1860 lors du sac du Palais d’Eté ( Yuanming yuan  )  équivalent de notre Versailles à Pékin  ( Bei Jing ou pas Bei Jing ? ), sac suivi d’un incendie  en apothéose d’une opération destinées à ouvrir la chine au " commerce " occidental ( mais surtout à l’opium que les anglais produisaient en Inde ).
    Ces œuvres du XVIIIème siècle ont été achetées en toute légalité par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, ces objets étant la propriété des vendeurs, qui 

     

    Commerce de temps de crise

    les avaient  achetés le plus légalement du monde.  L’un avait même proposé  aux chinois de les leur rendre gracieusement s’ils respectaient les droits de l’homme, libéraient le Tibet, et  s’ils  accueillaient le Dalaï Lama, 
        Intention éminemment louable, surtout si on tient compte des circonstances dans lesquelles ces objets avaient été acquis, les 7 et 8 octobre 1860 par les troupes " commerciales " franco-britanniques.
        Les chinois ayant trouvé cette offre saugrenue, les fameux bronzes ont été vendus  pour quelques malheureux 31 400 000 euros, le gouvernement français ayant  indiqué " n'avoir été saisi  d'aucune démarche officielle  de la part du gouvernement chinois à ce sujet."
        La vente d’objets volés, mêmes si ils ont été acquis  légalement, est punie par  les codes pénaux anglais et  français.
        Mais la loi n’a pas d’effet rétroactif.
        Même ( surtout ? ) si l’ "emprunt " a été fait au cours d’une opération commerciale un tantinet guerrière, hors des bonnes vieilles frontières européennes.
        Et il y a si longtemps que seuls les chinois s'en souviennent.

     

     


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    Hésitations baptismales

    A Nantes, qui fut chouanne et ne peut donc, à peine de mauvaise foi,  être taxée d’héréticité , un curé refuse de baptiser un enfant.
        Surprenant, non ?
        En effet, le baptême, ( du latin ecclésiastique baptisma lui-même issu du grec baptizein signifiant immerger ) qui,  selon  l’église catholique  admet celui qui le reçoit dans la famille chrétienne   ne semble  pouvoir être refusé à personne. 
        D’autant plus qu’au cours des siècles, il a été administré à des gens issus de toutes les autres religions, nationalités, ethnies et tout ce qui différencie les humains entre eux. 
        Même les femmes y ont été admises, malgré le peu de valeur que les hommes leur accordaient aux temps originels ...
        Le curé de la banlieue nantaise refuse donc le baptême à l’enfant en raison du crime rédhibitoire commis par la sœur du bébé : cette jeune fille  fait l’école buissonnière du catéchisme, ce qu’un personnage supposé éminent de l’église qualifie à la télévision d’absence de motivation familiale.
        Il est vrai que les indiens d’Amérique et  les peuples conquis aux temps des grandes découvertes manifestaient leur enthousiasme  et leur motivation, après avoir été convaincus par les arguments … frappants des  évangélisateurs de l’époque , et gagnaient ainsi, un peu malgré eux parfois, leur paradis. 
        Avant le baptême, on est païen, pas bon et promis aux flammes de l’enfer. Après, on est enfant de Dieu, donc élu. 
        Ce principe n’est pas valable en politique, on l’a échappé belle ! 
        Quoi que... aurait pu dire le grand Raymond.
        Ce refus revient à dire  que ce brave curé refuse à Dieu un enfant supplémentaire. Etant donné le nombre  des dits enfants, la perte ne serait pas bien grande, si il n’y avait cette fameuse parabole de la brebis égarée.
        Mais là, qui est égaré ? Le non baptisé ? La gamine qui refuse, la  misérable, d’aller au catéchisme, les parents qui ne l’y obligent pas, les inconscients, ou le curé novateur  qui se fabrique ses petites règles perso ?
        En effet, il y a quand même  eu depuis plus de 2000 ans, un nombre pour le moins conséquent de baptisés qui venaient de familles mécréantes, les pauvres, et même de familles qui ne voulaient pas entendre parler de la Parole, avec des sœurs, des frères voire des cousins qui n’allaient pas au catéchisme.    L'image exposée en chapeau en est la preuve, puisqu'il s'agit du baptême de Clovis. Il est vrai que c'était un roi ...
        Le vicaire épiscopal du curé " refuseur "  argue que "…..Ce nouveau-né pourra demander le baptême lorsqu'il aura grandi et choisi….. " C’est vrai.           
         Mais   l’église dit aussi qu’en dehors du baptême, on n’est pas chrétien, donc pas  enfant de Dieu. 
        Ce qui fait que si ce petit garçon, par un épouvantable malheur venait à quitter cette vallées de larmes liturgiques, il se retrouverait ipso facto dans les flammes infernales. On pourra me rétorquer qu’il est possible de baptiser en cas de danger de mort. 
        Alors ?
        Pourquoi  ne pas le baptiser maintenant, puisque, hélas, il est comme nous tous en instance de décès ?
        Y a-t-il une raison à ce refus ? Des instructions pour refuser ?
        Décidément, notre pauvre pape est bien mal parti !

     


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