• mahometLe divin Mahomet chevauchait tour à tourmahomet
    son mulet DaÏdol et son âne Yafour
    Car le sage lui même a, selon l'occurrence, 
    Son jour d'entêtement et son  jour d'ignorance.
    Victor Hugo
    (La légende des siècles)
    Vous ne trouvez pas qu'ils se ressemblent un peu ? 

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  • huées
         Notre président a été un peu chahuté  en arrivant aux obsèques de el hajd Omar Bongo, ce bon gars du gabon qui a lâché la rampe ces derniers jours après un règne incontesté sinon incontestable. Tous les gens de tous les pays du monde devraient pourtant savoir qu'il est n'est pas recommandé d'émettre un avis défavorable, de quelque manière que ce soit, au sujet de notre chef à nous autres.
        De mauvaises langues (si si, il y en a!)huées
    prétendent que notre ministre des affaires étrangères pourrait peut-être éventuellement entamer des négociations avec le gouvernement gabonais pour virer le préfet et le commissaire de police de Libreville. Non mais, eh, faut pas rigoler avec le respect, quand même ! 

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    Coquille      Ce mot, désignant, entre autres, une faute typographique,  un manquement  aux règles d'un art,  vient du grec konkhulion d'où est également issu le mot conchyliculture,  signifiant entre autres élevage de moules. Ces dernières sont, comme chacun sait, des mollusques, dont le très érudit Gaston BACHELARD (*), qui s'y connaissait, disait qu'ils  construisaient leurs coquilles en suivant les leçons de la géométrie transcendante.
         On pourrait donc, par philosophisme, dire que la coquille est transcendantale. Elle serait alors le résultat de l'impossibilité dans laquelle son auteur  se trouve d'atteindre la connaissance, cette dernière étant hors de portée de son entendement. En l'occurrence, comme l'aurait Coquillepeut être pu dire Nicolas ( Boileau, pas le petit )(**) si ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, l'énoncé erroné de cette  conception en  établit l'incompréhension.
         Il ne faut cependant, et  surtout, pas oublier que l'infaillibilité, n'étant pas humaine, n'est l'apanage ni de l'auteur ni du copiste. Une rectification accompagnée d'une demande d'excuse devrait suffire à rendre au lecteur ce qui appartient à l'auteur..
          Mais si le diable s'en mêle, et que la coquille devient récurrente, on finira inéluctablement par  supposer, voire soupçonner,  une volonté délibérée de déformer les propos, et dès lors par entrer dans le débat interminable et insoluble de la liberté d'expression, et entrer incontinent(****)dans le royaume d’Anastasie ..
         Big Brother, parodiant, subtile astuce,  le génial Pierre CoquilleAugustin Caron de Beaumarchais (***), pourrait alors sans  crainte, ni, bien entendu, contradiction,  appliquer au monde décadent sa conception des médias : dès l'instant  qu'on n'écrit ni ne dit rien sur rien, on est libre de s'exprimer

     


    ______________________
    (*) La Poétique de l'espace (P.U.F.).
    (**) L’Art poétique – N. Boileau
    (***) Le Mariage de Figaro, V, 3.
    (**** ) dans le sens immédiatement, bien sûr, qu'alliez-vous nimaginer ?

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    sourire énigmatique     Des millions de questions ont été, sont, et seront posées, relatives au fameux sourire que la dénommée Monalisa Joconde exhibe  sur son passeport. 
         Cette  image a été  réalisée par le spécialiste du village, un nommé Léonardo di Ser Piero da Vinci, qui survivait tant bien  que mal de son art, et de quelques bricolages plus ou moins saugrenus qu'il réalisait pour amuser les petits enfants de Monsieur D'Ouze, Louis, dont le fils, François l'avait recueilli à la suite d'un naufrage, alors qu'il allait se noyer à bord d'un sous-marin de sa construction qu'un marin  saoul avait échoué au bord de l'Indre.
         Pour tenter d'approcher une éventuelle vérité sur ce sourire qu'on dit énigmatique, il faut savoir que Monalisa est née de l'union  d'une  maraîchère nommée Bermia et d'un jardinier nommé Colmo, qui vivaient tous deux au village d'Ecolo,  dans la province de Brescia en Lombardie, proche du Monte Colmo qui avait donné son nom au père de la jeune fille..
         Elle a gardé de ses parents le  teint jaunâtre,sourire énigmatique qui était consécutif à une trop forte consommation des solanacées gamopétales,  ces tubercules de plantes aux  pétales soudés appelées "taratouffi" en Italie, qu'ils  dévoraient en quantité industrielle, et qu'un marin de Christophe Colomb avait ramenés des Amériques.   
         Pour l'anecdote, il faut préciser qu'un pharmacien militaire nommé  Parmentier répandra ces légumes deux siècles et demi plus tard en notre doulce France.
    sourire énigmatique     En ces temps reculés,  ces  solanacées gamopétales tubéreuses, consommées presque vertes, étaient à l'origine d'une maladie ponctuelle et souvent estivale qui fut nommée tourista, à la suite des études approfondies de MM Blitz et Trigano, et dont les victimes avaient le teint jaunâtre et le sourire forcément un peu coincé.
        Quod erat demonstrandum, auraient dit en  rigolant les vieux latins 

     


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  • Nouvelle missioin de la Gendarmerie : garde pelouse     Depuis qu’en l’île qu’on dit de beauté quelques hurluberlus ont essayé de faire un barbecue sur la pelouse de Christian Clavier (mais si vous le connaissez,  c’est celui qui jouait le rôle du détective dans " L’Enquête corse"...), la propriété est gardée 24 heures par jour ! 
          Cette permanence a été mise en place, car les corses sont des malins qui profiteraient de l’absence de garde pour se faire griller une saucisse  en douce.       Selon France Inter, si on ne compte que les salaires de ces militaires ( au moins 4 par jour, car les chefs des gendarmes n’ont qu’une très vague notion de la semaine de 39 heures ), cette garde  a déjà coûté 400 000 euros.
         Hier matin, j’ai trouvé deux gamins  qui jouaient sur ma pelouse. Après
    Nouvelle missioin de la Gendarmerie : garde pelouse m’être assuré qu’il ne s’agissait pas de mes petits enfants, j’ai demandé aux  gendarmes locaux qu’ils assurent la garde de mon gazon, mais seulement pendant notre absence, pour ne pas trop  charger leiur emploi du temps
          Eh bien vous ne me croirez pas : ils n’ont pas voulu !  Et je n’ai échappé à l’internement administratif que d’un  cheveu.     Ce refus  m’a incité à chercher à savoir pourquoi on accordait à Christian Clavier deux gendarmes mobiles en bon état de marche et qu’on me refusait le même service. Je n’ai rien trouvé dans les textes gouvernementaux. J’ai alors cherché sur la toile d’araignée, et j’ai appris que  Christian Clavier est très ami ami avec un très haut personnage de la République.
         Mes ancêtres ( les vôtres aussi, d’ailleurs  ) ont participé à d’innombrables tueries  pour défendre la dite République, j’ai moi-même été à son service pendant de longues longues  années.
         C’est pourquoi je ne veux pas croire les mauvaises langues de vipères qui
    Nouvelle missioin de la Gendarmerie : garde pelouseosent prétendre, avec une épouvantable mauvaise foi, que la relation amicale entre Monsieur Christian Clavier, acteur républicain célèbre et ce fameux très haut personnage de la république ait été à l’origine de cette  surveillance gendarmique.
         Ce serait la négation de tous les principes qui ont été définis par les pères fondateurs de la République, de tous les sacro saints engagement d’égalité entre les citoyens.
         Bon d’accord, nous ne sommes pas tous, comme Monsieur Christian Clavier, des acteurs célèbres. Et nous ne sommes pas tous non plus des amis intimes d’un très haut personnage de la République.
        Mais il est bien évident que ces basses considérations de copinage éventuel sont des élucubrations d’esprits embrumés et qu’en aucun cas, dans notre République, un tel favoritisme ne pourrait se produire.
        
    Nouvelle missioin de la Gendarmerie : garde pelouseComme disait mon Grand Père :  "Cré vains Dieux, on n’a pas pris la Bastille pour rien !
        Donc Monsieur Christian Clavier est lui aussi un très haut personnage de la République, ou bien sa propriété corse est en fait un site militaire sensible, ou encore ce lieu splendide a été retenu pour la réunion du prochain G7,  (ou G 20  ou G des sous ).
         Ou bien encore le très haut personnage de la République veut protéger l’enclave pinsut chez corses .
         Allez savoir !
    PS : la réponse vient d’être donnée par l’ineffable quotidien qui apporte la culture aux habitants de notre caillou.
        En effet, il précise aujourd’hui (11/06/09), en page 30, que Gernot Rohr devient l’entraineur du Football Club  de Nantes. 
           Pas clair,  dites vous ? Ben si ! 
        L’éminent commentateur de la photo précise que l’entraîneur sévissait auparavant à Ajaccio et qu’en entrainant Nantes, il retrouve les bancs du championnat français. 
        Donc Ajaccio, ville corse et lieu de naissance du ci-devant citoyen Buonaparte est en  territoire étranger,et la résidence secondaire de Monsieur Christian Clavier est surement devenue l’ambassade de France en Corse, ce qui permet à la Gendarmerie nationale d’en assurer la sécurité. 
          CQFD. 
          Qui a dit que les français agissent à la légère 


     

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  • Abstenez vous, il en restera toujours quelque chose      L’Union européenne vient de vivre sa énième élection.
       La très faible participation des européens démontre l’intérêt qu’ils portent à cet organisme.
       Pourtant l’idée des Adenauer, Schumann, Spaak et autres De Gaulle était généreuse, intelligente et prometteuse d’un bel avenir.
         Seulement voila, ces hommes là étaient des hommes d’exception ! Et le propre des exceptions, c'est bien connu,  c'est leur rareté.
       Et ceux qui leur succèdent n’ont pas, à ce jour, sauf peut-être  Delors, démontré une propension  au génie , même minime. 
        La collectivité est dirigée par les chefs de gouvernement   des 27 états, à tour de rôle, avec changement tous les six mois. Comment voulez vous que qui que ce soit puisse envisager d’établir quelque chose de durable pour près d’un demi milliard d’individus de 27 nationalités parlant 23 langues différentes , et tous issus d’une histoire farouchement individualiste en si peu de temps ?
         Comment voulez vous que l’Europe d’en bas, pour reprendre la formule d’un de nos  anciens premiers ministres expert en formules lapidaires, aille voter en masse pour des gens qui lui proposent des OGM comme solution inéluctable à la Abstenez vous, il en restera toujours quelque chosemontée des prix, ou qui, avec une intelligence décidément hors du commun, proposent de mélanger du vin  rouge et du vin blanc pour faire du vin rosé ?
        Il est vrai qu’en toute  logique, en peinture,  le blanc et le rouge mélangé font du rose.
        Mais  en oenologie, ça ne fait pas du vin rosé, sauf,  bien sûr,  dans les cerveaux fumeux des instances dirigeantes de l'Union Européenne. 
         Ce n’est pas grand chose, un petit accent aigu.
        Comme n'est pas grand-chose ce qui se trouve entre les oreilles de ceux quiAbstenez vous, il en restera toujours quelque chose émettent une telle hérésie imbécile.  
       Mais les desseins des dieux sont impénétrables, tout comme les brumes qui obscurcissent les esprits des dirigeants européens.
        Et pourtant les membres du parlement européen sont pleins de bonne volonté  et d’idées.
        Enfin, pendant la  campagne électorale.
        Après.... 
    ….


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  • Je me souviens de ce triste  jour, quand tu es partie.
    J'étais homme déjà, et j'étais père aussi,
    mais ce matin  là, dans ce froid cimetière,
    avec tous ces gens, et mes sœurs et mon frère,
    quand nous étions debout, dans ce décembre gris
    quand serrés l'un contre l'autre, transis
    pour nous aimer pour toi, nous avons unis
    nos doigts engourdis,
    sans rien dire, perdus
    sachant confusément que nous ne te verrions plus.
    Trop tard, bien sûr, j'ai compris,
    tout ce que je ne t'ai jamais dit,
    tout ce que je n'ai jamais fait pour toi,
    tout ce que tu avais souffert pour moi,
    ces  mots que je voulais te dire alors,
    auraient été pour toi des trésors
    plus grands que ceux de Babylone,
    maintenant encore, ils résonnent
    dans mon cœur, dans ma tête,
    et souvent se répètent,
    comme si leur répétition
    pouvait changer la partition
    de ce chant d'amour que j'aurais dû
    te chanter quand je le pouvais.
    Mais maintenant que je t'ai perdue
    je sais que toi, ma Mère, tu savais
    combien tu m'aimais, combien je t'aimais,
    et qu'un jour, c'est sûr, je te retrouverai.

     


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  • 6 juin     Il y a  65 ans,   là-bas, à l'autre bout du monde, une  ère de tyrannie et  d'obscurantisme  entrait  dans  sa  phase  terminale. Pendant   une vingtaine d'années,  des   fous mégalomanes  avaient fait régner la terreur sur des centaines de millions d'êtres humains,  et leur fureur imbécile et destructrice était à son   paroxysme  .
         Elle   avait contaminé toute la planète, en élevant le racisme, la barbarie et la xénophobie à  hauteur  d'institutions.   Les plus bas  instincts  de  ce qu'il faut malheureusement bien se résoudre à appeler des  hommes ont été  flattés, encouragés, récompensés.
         Dans  l'aube  pâle du 6 juin   1944,  sur la terre de la vieille Europe,   des milliers  de  jeunes  hommes de toutes  les  couleurs, venus de  tous les horizons, de  toutes les Fois, ont tout donné,   jusqu'à leur vie  même, certains  qu'ils  étaient de lutter pour
    la  Liberté.
         6 juinDans les cimetières  soigneusement entretenus où ils reposent,  ils attendent,  pour enfin trouver  la  paix, que nous  leur prouvions l'utilité de leur sacrifice. 
       Depuis  65 ans,  personne n'est encore  parvenu  à définir avec  exactitude le nombre  des victimes engendrées par les monstres qui régnaient alors sur le monde.
         Il n'est pratiquement  pas un  de nos contemporains  qui  n'ait,  dans sa  famille,   une   ou plusieurs  victimes  de  cette  folie. Les peuples se  sont unis, et ont  combattu la barbarie pour  que, plus jamais, personne   ne  soit assassiné à cause de sa religion,   de son  ethnie , de  ses mœurs  ou  de  ses 6 juinopinions. On a promis,  juré craché, que plus  jamais une telle  horreur  n'existerait,  que  l'homme avait compris,  que  nous étions  tous  frères,  que nos matins  allaient chanter,   dans  un  monde débarrassé de  tous ceux  qui  l'avaient conduit  à  la  ruine.
         Nous allions,   tous ensemble,  nous mettre au travail et effacer  jusqu'à  la dernière trace  de  ces souffrances, et  des élans de générosité  enflammaient  les esprits. A quoi tous  ces morts, toutes ces douleurs, tous  ces crimes épouvantables ont-ils servi?
         Quel Moloch,   quel   Léviathan  s'est  nourri  de  ces horreurs ? Que devons nous  faire,  que  devrons faire nos enfants? Cependant, un peu partout   dans le monde,  nombreux étaient, parmi ceux qui avaient participé à6 juin  la première  tuerie du siècle , à peine quelques lustres plus tôt,  qui regardaient  tous ces beaux sentiments  d'un  œil  sceptique . Les élans, les mots, les promesses  de 1918 se  mêlant à ceux de1944, finissaient par  former un    bruit de fond    verbeux et incompréhensible,   avant  de se   dissiper dans  une  espérance  dubitative. 
         Et quelques semaines  plus tard,  avant   même  la  fin  de la  guerre en cours, d'autres  combats s'engageaient, ici ou là, d'autres hommes  mouraient. Tous,    de part et  d'autre, avaient été persuadés qu'ils  luttaient,  eux  aussi,   pour la Liberté.
          "Mourir pour une  cause  ne  fait pas  que cette  cause  soit  juste "
    disait Montherlant.  
        Mais un orateur un peu talentueux peut si facilement  entraîner  l'être humain  dans  des excès à peine imaginables…. Il est indispensable  de conserver vivant le souvenir des événements  de cette  période, pour espérer éviter  qu'ils  ne  se  reproduisent, en ayant toujours à l'esprit cette question :
          "qu'aurions  nous  fait à  leur place ?" 
          Mais l'homme  en est-il capable ? 
          Je préfère ne   pas  en  douter. 

     

     


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  • Histoire belge
       Aujourd'hui, j'ai entendu dans l'émission 
    Allo  la Planète,  sur  France  Inter,  un 
    Histoire belgebelge  qui  est  en train  de  monter un marché africain à Bruxelles.      Cet humaniste  est allé un jour à La Réunion  et a coupé la canne à sucre avec  son ami local. 
       Et il a prononcé cette parole : 

    " Si tu veux connaître la valeur du sucre, vas couper de la canne " 
     


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      Les quelques mots  que vous m’avez donné ne sont pas assez nombreux pour construire un monument......

        Mais ils sont là et avec eux, j’ai essayé de leur rendre  ce petit hommage.
        Vous plaira-t-il ? :
      Assises sur une montagne d’humanités disparues, deux ombres claires devisaient interminablement. Avec persévérance, sans procrastination,  le dialogue d’Utopie et d’Espoir  se poursuivait. 
       Ils avaient commencé à regarder le monde  alors que  la Terre   brûlait encore des douleurs  de sa naissance. Ce spectacle extraordinaire leur avait donné l’idée de le décrire et ils avaient inventé les mots, ces outils incomparables, volatiles et pesants, presque magiques, qui donnent aux êtres et aux choses une existence et aux rêves la consistance de la réalité. 
        Grâce à eux, avec eux,   ils avaient commenté  l’émergence de continents, l’écoulement d’océans de glaces  et de feu, l’apparition et la disparition d’animaux gigantesques et mystérieux.
        Ils avaient raconté les innombrables épisodes  de l 'incroyable aventure de ces misérables êtres qui rampaient,peinaient puis se dressaient lentement jusqu’à être debout et devenir cet Homme qu’ils avaient vu grandir, aimer, se battre et tuer et poursuivre  avec enthousiasme ses chimères et  défier les dieux qu’ils l’avaient vu inventer en courant inconsciemment  à sa perte. 
        Ils avaient commenté  avec  force détails les Histoires qui s’étaient déroulées autour d’eux.  Leurs silences étaient tout aussi éloquents et témoignaient du respect  qu’ils portaient malgré tout aux mondes qui les entouraient. 
        Ils parlaient de justice, d’égalité, de fraternité et d’autres choses encore qu’ils savaient hanter l’esprit de cet Homme qui était devenu leur principal voire le seul sujet de leurs interminables entretiens .  Depuis jamais et jusqu’à toujours, sans remettre au lendemain, ils parlaient, parlaient et parlaient encore. Utopie disait sa folle vision d’un monde  sans misère, Espoir, lui, chantait  ses certitudes. 
        Ces deux fous parfois, sans un mot, regardaient au loin, là-bas, au-delà de l’horizon, et dans une sorte de brouillard lumineux ils voyaient leurs rêves se dessiner et lentement se dissoudre pour renaître un peu plus loin. 
        Et l’Homme, plein de ses certitudes arrogantes, leur jetait  un regard étonné par ce qu’il nommait leur verbiage, sans même se rendre compte que sans ces mots, qu’il regardait sans les entendre,  lui-même n’existerait pas.

     

     

     

          

     

     

     

     


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