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    D' aucuns, aux temps anciens disaient "carpe diem", mon viel ami Umar Khayyââm, le fils du marchand de tantes, le disait plus joliment, non ?

    Et bois, en te disant que la lune te cherchera peut-être vainement, demain.
    Prends une urne de vin, va t'asseoir au clair de lune,
    Efforce-toi d'être heureux aujourd'hui.
    Puisque tu ignores ce que te réserve demain...

    (Rubaïates, verset 5, traduction de Toussaint)

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  •            Il faisait beau, le ciel, lavé par une légère averse du matin,  avait revêtu son costume  bleu a petits boutons blancs, qu'un vent léger agitait mollement, annonçant une  belle journée d'été. Nous étions mardi matin, le  15 juillet,  et les rues, habituellement vides à cette heure matinale, étaient parcourues en tous sens par   des groupes bigarrés et bavards   qui chantaient,  riaient, se congratulant  les uns  les autres au passage.  
               Hier, les gardes-françaises et  le peuple de Paris, galvanisés par Camille Desmoulins agitant sa feuille verte  comme un  drapeau,  ont pris la Bastille. Heureux, le peuple  se  félicite de la chute de cette forteresse, symbole du pouvoir  oppresseur de la Monarchie.   
               Dès aujourd'hui commence une ère  de paix ,   d'égalité et  d'amour fraternel. Maintenant,  il n'y aura plus de misère, tous les  hommes  seront frères, il n'y aura plus d'impôt injuste,   plus  de répression  brutales, plus d'emprisonnement arbitraire,  les lois  seront justes et tous  seront égaux  devant elles, chacun recevra un salaire pour son travail, tous auront un  toit .    
              Les colombes de la paix volettent sur Paris, barons , bourgeois et ouvriers, unis  dans un grand élan, chantent et dansent en  chœur , amicalement enlacés dans  les rues . Les richesses seront  équitablement réparties  entre tous les   citoyens , chaque  enfant aura un avenir serein et sera assuré  d'être aidé par  tous pour le plus grand bien   de tous.
              Le roi ne  sera plus le maître,  mais  l'ami de chacun, il n'y aura plus de sujets,   mais des hommes et des femmes  responsables qui assumeront, ensemble, l'harmonie, la justice et la paix  dans tout le pays.Et je voyais les grandes idées s'envoler de Paris,  et  parcourir le Monde en semant partout la paix la liberté , l'égalité et la fraternité.    
             Tous les peuples de la Terre se rencontraient et  toutes leurs couleurs se mêlaient pour donner au monde un  étendard unique,   celui de l'Humanité. 
              Et je traversais les années et les siècles, joyeusement escorté par les odes et symphonies des musiciens chantant  la paix, quand,  brusquement, je fus  arraché à mon rêve par des bruits de charrettes  roulant sur les pavés, l'horrible chuintement de  la sinistre guillotine,  des sifflements  de  bombes  jetées par des bombardiers en  piqué sur les foules terrorisées, des gémissements de prisonniers torturés,  et  par des pleurs de mères et d'enfants.
              Pendant  quelques instants, je fus incapable de penser,  les images de ce rêve se mêlant dans mes yeux effarés, puis, petit à petit, insensiblement, comme en  cachette, l'espoir m'est revenu, et j'ai réalisé qu'il n'était pas possible que tant de sacrifices, tant de travail,  tant de douleur soient inutiles,  et qu'il faudrait bien qu'un jour l'idéal de   ceux de la  Bastille devienne la réalité.
              Ces rêves me hantent, et, si  ma confiance en l'Homme reste inébranlable, je  sais aussi qu'il ne faut pas laisser les ferments de la haine proliférer.
               Vaste programme… 

    (*) J'ai fait des rêves , en Drehu, langue de LIFOU  ( N.C.) 

     

     

     

     

     

     


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  •       Le feuilleton des zozos de l'arche de Zoé continue. Voila -t-il pas que l'Etat Tchadien réclame à l'Etat François le paiment des indemnités dûes par les pieds nickelés de l'arche de Zoé .
          Avis aux amateurs: ceux qui auront à l'avenir un PV  pour stationnement illicite hors de nos frontières pourront demander à notre Etat Providence l'indemnistation des automobilistes du cru qui auraient été lésés par ledit stationnement.  
         La  réalité dépasse l'affliction .
         Ségolène va demander pardon .
         L'Etat, qui n'a plus de sous que pour aider les banquiers à offrir quelques sesterces à  leurs actionnaires, va  lancer un emprunt pour offrir aux rigolos qui ont monté cette imbecillité un petit dédommagement  à la hauteur.
         M. OBAMA dira: Yes you can !    
        On délocalisera une usine de fabrication d'andouilles dans les steppes mongoles et on y enverra ces crétins évacuateurs qui pourront y  méditer sur les    limites de la santé mentale.
         Au Tchad quelques  sous-préfets changeront leur 2 cv de service pour une Porsche Cayenne , qui est quand même plus adaptée pour visiter les familles des " orphelins ".
         Et l'Elysée ouvrira une cellule de crise, où des psychologues pourront indiquer aux " zoéistes " la façon de rigoler en ayant l'air con...trit.
         Nous vivons une époque formidable, non .?


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  •      En un pâquis miteux un pâtre maigre et long,

    Houppelande de laine en haillons déchirée,

    Haranguait en ces mots quinteux un mouflon

        Bien moins maigre que lui qu'il avait rencontré:

    Je me meurs de faim, grande est  ma misère

    Je ne serre plus un liard en mon escarcelle

    Et je devrai tantôt me nourrir de terre

    Ou croquer icelui ou festiner d' icelle.

    Ma panse te veut rôti ou peut-être braisé.

    Cela me fait déplaisance, mais  au moutier 

    L'Abbé, gourmé,  bute à céans expédier

    Ses sicaires m'estourbir si je ne puis cracher

     A l'esquipot la dîme pour grossir son pouillé.

    Et donc tu passeras, hélas,  quoi qu'il advienne,

    Par sa casserole ou bien par la mienne.

    Que me bailles-tu là, lui bêla le mouflon

    Es-tu sourdaud et aveugle, niquedouille et nicaise

        Sais tu pas que sur le royaume est la révolution?

        Que prêtre ni abbé, si j'ose dire, à Dieu ne plaise

    Ne pourra plus venir pilloter tes doublons

    Si tant est qu'un jour il y en eût en ton bissac?

    Holà, l'animal, dit le pâtre au mouflon,

    Que patelines-tu, mécréant ? Vide ton sac !

    Tu blasphèmes, le Père Abbé a raison,

    Puisqu'il prend soin de mon âme!

    Et pour couper court à la péroraison,

    De sa pochée il tira une lame,

    Et sans baguenauder, d'un seul coup,

    Du mouflon il  coupa le cou.

    Moralité

       

    Il faut être bête comme un mouflon
        pour croire  qu'un pâtre affamé,même pieux, hésitera
        Entre un gigot bien rond
        Et  un abbé, même gros et gras


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  •      En nos temps incertains, le voyage est devenu d'une banalité telle qu'il paraît presque indécent de s'étonner des diverses " aventures " qui surviennent au cours de ces déplacements, fussent-ils d'un bout à l'autre de la planète .
         Incidemment, cette formule est d'ailleurs aussi saugrenue que les dites " semi aventures " : comment peut-on aller d'un bout a l'autre d'une boule, même si elle n'est que presque sphérique ?
        Ces derniers jour, nous avons donc traversé la moitié de la planète pour rejoindre notre progéniture, qui coule des jours que nous voudrions heureux dans le sud de notre beau, grand et généreux pays selon la formule plus ou moins consacrée.
         Loin , très loin d'être classables dans les aventures de Indiana Jones ou du Rabbi Jacob, les quelques péripéties suivantes m'ont bien fait rigoler.  
        Après. 
      Tout à commencé par une fin d'après midi joyeusement ensoleillée, à la Voyage, Voyagedescente du vol qui nous avait amenés de Séoul. Cherchant dans son immense et insondable sac à main, Danielle, mon épouse , pâlit soudain et d'une voix blanche me dit : "J'ai perdu mon passeport!!! Il doit être tombé dans l'avion" . Elle vida son  immense sac à main sur un banc pour vérifier, sait-on jamais, si   cette saleté d'indispensable pièce administrative s'y était  subrepticement dissimulée?...Il est vrai que, quand on sait ce que peut contenir cet incontournable accessoire féminin...   pendant que je me précipitais à bord, pour fouiller, en compagnie de trois hôtesses , les environs plus ou moins immédiats de son siège, sans le moindre résultat.
         Après que le chef de cabine m'eût demandé dans un français impeccable, avec l'air averti d'un homme marié de longue date : " votre épouse a-t-elle regardé dans son sac a main ? " je suis revenu, à demi inquiet quand même, mais elle me rassura en me disant avec un sourire heureux: " Je l'ai retrouvé ! "
         Avant de partir, nous avions visité les entrailles de nos tiroirs - heureusement peu nombreux - pour y retrouver les quelques euros qui restaient de notre dernière escapade et qui sont indispensables à la survie dans la vieille Europe.
         En dehors de la durée , que ma chère épouse Voyage, Voyagetrouve excessive des transports, fussent-ils aériens, et des escales, fussent-elles exotiques , il faut ajouter la difficile conversion de nos chers francs pacifiques  en ces damnés euros ( faut-il multiplier ou diviser ? ).
         Nous en eûmes la preuve incontestable quand, essayant de faire l'appoint pour l'achat d'une bouteille d'eau ( aussi minérale que Hollandaise, puisque nous étions alors au pays des tulipes, des moulins à vent et des vélos omniprésents ), quand, donc, la pièce de 2 euros proposée au commerçant fut refusée avec la dernière énergie, voire avec une vertueuse indignation. Par contre il accepta sans rechigner le moins du monde un billet de 50 de la même monnaie.
         L'affaire en resta là, nos connaissances numismatiques, et notre compétence dans la langue d'Erasmus ayant atteint leurs limites. Nous avons eu une explication claire, rationnelle et incontestable le lendemain quand, lorsque cette anecdote fut relatée à nos enfants, et, qu'ayant regardé la pièce, ils nous dirent en rigolant qu'il s'agissait d'une pièce de 10 nos francs d'avant... qui lui ressemble, presque comme une sœur ...
         Quelques instants plus tard, toujours dans les dédales de Schiphol Airport, arrivant au passage obligé des contrôles de police, je me suis aperçu avec effroi qu'un bagage a main - le mien ! - avait disparu.
         Et comme, bien entendu, c'est celui qui garde précieusement les billets de retour, une certaine inquiétude s'est fait jour. Une course effrénée m'a conduit au dernier endroit où je me souvenais de la présence de ce maudit sac à mon épaule, c'est à dire à l'autre bout d'une interminable allée encombrée de voyageurs arrivant et partant, meublée de tapis roulant ( sur lesquels les gens du cru marchent, voire courent, ce qui me plonge aussi dans des abysses de perplexité , car je croyais – bêtement – que ces installations ne sont là que pour éviter aux gens de marcher … ).
         Après donc avoir couru (enfin presque) jusqu'au bout de cette avenue, je Voyage, Voyagevis un rassemblement de quelques policiers au gabarit d'armoires à glace accompagnés d'un chien aussi policier que berger allemand à l'air pas très compréhensif ( le chien, pas les policiers ), et au milieu de cet attroupement, mon sac, qui se prélassait, bêtement, comme si il était chez lui. Je me suis présenté, bredouillant en français :" c'est mon sac !"
         Ce à quoi une des armoires - qui avait en main mes billets- me répondit, d'une voix rapide et professionnelle et en ce que je suppose être du Voyage, Voyagenéerlandais. Mon air ahuri a dû lui faire comprendre que …. je ne comprenais pas, et il s'est adressé à moi en... anglais, ce qui n'a pas eu plus d'effet sur mon cerveau désespérément francophone , mais j'ai compris le mot passeport, et, tout fier de mes qualités d'interprète, j'ai exhibé ce document qu'heureusement j'avais gardé dans ma poche.
        Après avoir vérifié la concordance entre mon sésame international et les billets qu'il avait en main,, le grand et hollandais policier m'a rendu mon bien, non sans me recommander ( je suppose, en tous cas...) de mieux surveiller mes bagages à l'avenir, et après m' a souhaité un excellent voyage, ce dont je l'ai remercié par un sourire penaud mais profondément satisfait.
         Le reste du voyage s'est déroulé sans incident.


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  •      approximation. Ce matin, j’écoutais la radio, et j’ai plongé dans un lac de questions. 
           La personne qui causait dans le poste venait de dire, au sujet de M. Armstrong, astronaute de son état et premier visiteur de notre sidérale voisine qu’il venait de faire " à peu près un pas ".
          Que représente à peu près un pas ?  Pas tout à fait un pas ? Comment peut-on faire pas tout à fait un pas ?  
          A mon avis, on avance la jambe comme pour faire un pas, mais on la laisse en l’air, ce qui fait que le pas n’est pas entièrement réalisé. Cette explication n’est pas très équilibrée, même sur la Lune.
          Alors
    peut-être est-ce   peu plus qu’un pas ? Dans ce cas,  on   a avancé la jambe pour faire un pas normal, mais on l’a avancée un  peu plus, de façon à faire un  peu plus qu’un  pas. C’est déjà plus équilibré.
        Quelques instants après avoir posé ses deux pieds sur le sol lunaire, M. Armstrong a donné la solution à l’angoissante question
      qui me torturait, quand il dit d’une voix déformée par la distance : «  un  petit pas pour moi, un grand pas pour l’humanité ".approximation. 
         Vous avouerez que ça fait beaucoup de frais pour expliquer une expression.
        Il m’a fallu un bon petit quart d’heure pour en parler… En fait je ne sais pas si ce bon petit quart d’heure a  duré
     12, 13, 14, 15, 16, 17 ou 18 minutes..
         A peu près

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  •      Ces derniers jours, à grands renforts de télévision, de radio, de presse et de tous les couleur de l'hommemoyens de communication, on parle du décès d’un homme qui fut noir et chantait. 
         Je voudrais vous parler d’un homme noir, qui, au cours du siècle dernier, fut l’un des rares êtres qui ont fait prendre au monde conscience du mot Grandeur.  
          Il était si fier de sa couleur qu’il en fit un concept philosophique. Dans son Cahier d’un retour au pays natal, il écrivait :

        
    Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pourcouleur de l'homme
    qu'en toi je découvre toujours à même distance
    de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un
    soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout
    est libre et fraternel, ma terre
    Partir. Mon coeur bruissait de générosités
    emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans
    ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon
    entre dans la composition de ma chair : « J'ai
    longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée
    de vos plaies ».
    Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais :
    Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que
    parler, c'est pour vous que je parlerai».
    Et je lui dirais encore :

    « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont
    couleur de l'hommepoint de bouche, ma voix, la liberté de celles qui
    s'affaissent au cachot du désespoir. »
    Et venant je me dirais à moi-même :
    « Et surtout mon corps aussi bien que mon âme,
    gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude
    stérile du spectateur, car la vie n'est pas un
    spectacle,car une mer de douleurs n'est pas un
    proscenium, car un homme qui crie n'est pas
    un ours qui danse... »

    Vous l'avez reconnu, bien sûr ! il s'agit d'Aimé Césaire 

     

     


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  •        charabi charabiaCe matin, pour me faire croire que je suis à la page, au top, in, ou simplement dans l'air du temps, j'ai lu les actualités sur google, et j'ai mesuré le fossé, que dis-je l'abîme insondable qui me sépare  de ceux qui comprennent les langages des gens qui écrivent des textes " explicatifs " .
           J'ai donc trouvé le texte suivant :
    " HTC prépare l'arrivée d'un nouveau smartphone sous l'OS Android de Google. Le HTC Hero prendra en charge la technologie Flash et une nouvelle interface utilisateur. HTC avait déjà fait connaissance avec l'univers Android de Google à travers le
     .."
          N'ayant pas tout compris ( délicat euphémisme pour dire dans le langage de mon petit fils que je  suis "trop largué" ), j'ai lu la suite et j'ai maintenant mal à la tête.  
          En effet, j'ai lu, cherché dans les nombreux dictionnaires dont je suis l'heureux propriétaire, dans les manuels qui essaient de m'aider à comprendre un peu comment on fait fonctionner cette terrible machine qu'on nomme PC ( je ne sais d'ailleurs pas très bien ce que signifie ces lettres, bien qu'elles s'apliquassent à l'ordinateur ...),  je n'ai rien  trouvé et par conséquent rien compris, ce qui m'énerve prodigieusement.
        Les  quelques vagues ( très vagues ) notions d'anglais qui errent encore entre les deuxcharabi charabia ou charabi charabiatrois neurones qui me restent, et j'ai compris Flash, qui signifie éclair, Android qui pourrait signifier androïde ( qui a des caractères propres au sexe masculin ) OS qui pourrait vouloir dire Ouvrier Spécialisé, smartphone  qui pourrait être une douleur acoustique, ce qui me fait voir un manoeuvre apparemment masculin lançant des éclairs et souffrant des sons produits.  Ce qui est effectivement assez étrange pour faire l'objet d'un article.  Quant à HTC je me suis perdu en conjectures et épuisé , j'ai renoncé à chercher.
          Cependant, le texte  étant paru dans la rubrique " technologie " je ne suis pas très sur d'avoir bien deviné. 
       charabi charabia   Pourquoi les " journalistes " - qui sont supposés informer les masses - usent-ils de ces termes saugrenus que personne, en  dehors de quelques spécialistes très pointus ( qui ont une extrêmité formant un angle aigu ???? ) ne comprend .
          Notre bon Jean de la Fontaine peut dormir sur ses deux oreilles : Diafoirus est toujours en activité. 

        


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  • Image, images..Il y a  quelques temps,  une polémique relative aux bourrelets effacés du président de la république a circulé sur le réseau Internet et  m' a amené à un  échange de courriels sur cette importante affaire :
    L'annonce :
         SARKOZY se fait faire le maillot par PARIS-MATCH ! Cet hebdomadaire du groupe LAGARDERE, grand laudateur du locataire de l'Elysée, a jugé indispensable de corriger un petit bourrelet qui pourrait laisser croire que tous les joggings présidentiels sont avant tout (et uniquement ?) médiatiques.  En pièce jointe la vraie photo ( publiée par l'EXPRESS ) avec le bourrelet (cerclé en rouge) et la photo publiée par PARIS-MATCH.
        Franchement : avec ce bidouillage de cliché, PARIS-MATCH n'a fait qu'attirer dix fois plus l'attention sur deux choses:
                  1): le bourrelet, d'abord
           2): les truquages, qui semblent être  une bonne partie du fond de Image, images..commerce de ce tirage, ensuite.
    Les réponses :
           1 / C'est vrai, mais si je le pouvais, je ferais aussi retoucher mes photos, en les regardant j'aurais meilleur moral ! Où commence la tricherie ?????? Si nos hommes politiques ne trichaient que pour cela, ce serait le bonheur
          2 / Tout à fait d'accord ! ! ! ! On en redemanderait même, s'il fallait en passer par là pour assurer  la paix et le bonheur en France ! ! !
            Surprenant !
          Non pas que Paris Match, dont le slogan " le poids des mots, le choc des photos (le choc des photos est bien plus fort après quelques "mises en  scènes ") ait tripoté (si j'ose dire) les poignées d'amour présidentielles, mais que tant de gens sensés s'en offusquent .
           Eh quoi ! on ( on c'est un c... ) a retouché la photo.  Et alors ? Le fait que le plus petit des grands français soit l'objet de ces attentions vous tripatouille les cellules de l'intégrité ? Et la photo du drapeau d'Iwo Jima? Et ces "étoiles " du chauve bise qui n'ont pas l'ombre d'une esquisse de ride, des poitrines plastifiées , qui des jambes à faire grimper des culs-de-jatte aux rideaux, et les armes chimiques, et " je vous ai compris",  et la victoire en chantant, et l'horreur des champs d'honneur, et les et cetera ?
          Bien sûr qu'  " ils " trichent. Bien sûr que nous le savons tous . Bien sûr que ce n'est pas d'aujourd'hui. Bien  sûr que demain ( et même après ) ce sera toujours pareil.        L'homme ( sans majuscule ) est ainsi fait. Et le  Créateur a bien  fait de le vouloir ainsi,  car,  si mal foutu qu'il soit, l'homme a déjà souvent essayé de se prendre pour Lui. 
           Que serait-ce s'il avait été moins .... humain  ?
          Que le chiffon  de papier glacé qui prétend être le successeur du Paris Match qui méritait le titre de journal essaie d'être bien dans les papiers des gens au pouvoir vous surprend ? Vous avez vu l'Huma dire du mal des gens de son bord ? Et Voici, et Ici Paris, et les comptes rendus des  écrasements de chiens de toute la presse du monde ? Et les gens acquittés par la  Justice  et condamnés par la presse ?
          Pour ma part,  je ne me sens pas touché par ces retouches. D'autant plus que, 
    même si onImage, images..
    Image, images..utilise un appareil numérique,  un appareil argentique un  daguerréotype  ou simplement un oeil avisé, les photos  qui me représentent sont toujours "inretouchables"  , puisqu'il n'y a rien à retoucher, sauf peut-être un peu de ventre, de rides,  de poils , de dents,  tous ces détails aussi infimes qu'extérieurs.
         Chez moi, comme chez vous tous, comme chez tout le monde, même chez les politiques,  la véritable beauté est à l'intérieur.
           Donc pas photographiable, et par conséquent pas retouchable.

     


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    longueurs     Les réponses  administratives  négatives,   ou, mais  c'est   plus  rare,  positives,   sont lentes  à  venir. Qui, dans nos temps modernes,   ne   s'est  jamais plaint d'une tardive réponse   de la sacro-sainte  administration  à une demande  que, bien  entendu,  le requérant  considérait  comme urgente, importante, capitale, voire vitale?
         Qui ne  s'est   mis en colère ou tout  au  moins  ne s'est un tantinet énervé en recevant une réponse aussi tard  venue que  négative ?Il faut cependant admettre une fois pour toute,   à la décharge  des Fonctionnaires (*), que tout,  dans  notre   système administratif est  hiérarchisé.
         Chaque échelon  est  jaloux  de ses prérogatives, ces dernières étant les justificatifs de son existence.  Et,  surtout, seuls, les  Chefs (*) sont autorisés  à signer, ce qui leur donne une indéniable importance.Dans   chaque service,  une  seule personne  est  donc en mesure de signer les documents, et il  est  impossible, voire impensable,  à   un fonctionnaire   de s'affranchir  de cette  règle,  sous peine, non seulement de faute professionnelle  grave, mais aussi, légalement,   de  non-validité du document litigieux.
           Bien   sûr,  il existe  ce  qu'il  est convenu de nommer  des  délégations  de signatures. Toutefois, ces  dernières sont partielles,  et données à  plusieurs individus, chacun pouvant ainsi ponctuellement assurer une partie de la continuité du service en l’absence du Chef.
          En effet, si un  Sous-Chef (*)  administratif avait  des pouvoirs aussi étendus que le longueursChef  administratif, on  pourrait  se poser  des  questions  sur  l'utilité  de   ce  dernier.  
         Ce  qui revient à dire   qu’ obtenir  la réponse  à une  demande adressée  à  l'administration, et portant sur plusieurs sujets tient du miracle, car il faut -  et il faudrait  que  cela  suffise, mais… - réunir  les signatures  de plusieurs Chefs, ou  Sous-Chefs   Délégataires (*). Ce  qui, dans  notre  beau  pays  comme dans  tous les  autres, hélas, est  un  obstacle quasi insurmontable,  en raison des grèves, des  assemblées  générales  qui vont décider si…, des  congés,  des  R.T.T. (rattrapage   du temps…de  travail ?), des  congés  parentaux, des congés de maladie, de l’ouverture de la chasse ou de la pêche, des réunions de formation ou d’information, des  congrès, de  la  rougeole  du  petit  dernier ou de  la   machine  à  café .

         Qu'en  est-il   alors pour  une demande  ne portant  que  sur   une  seule question entrant  dans les  attributions d'un chef  unique ? Dans  cette éventualité,  la demande  recevra  une réponse, mais celle-ci  pourra  être   longue à venir,  bien   que  ne  nécessitant qu'une  seule  signature, pour  les raisons exposées  au pénultième paragraphe. Par  ailleurs  il est aussi possible que la demande  à question  unique, entrant dans les prérogatives  d'un  seul Chef n 'arrive  pas  à son destinataire,   en raison d'une des absences exposées ci-dessous.   
         Elle  suivra  alors  un   itinéraire  aussi aléatoire,  pour  ne  pas dire aussi capricieux, que les  allées  et venues du Planton (*) chargé de  la transmission des   dossiers  entre  chaque  bureau, qui cherchera le délégataire.Rien ne  se perdant  dans l'Administration,  le  destinataire  de la  demande devra donc être à son  bureau lors de  l'arrivée  du Planton,  afin  d'être en mesure de signer  le  Carnet de  Récépissés  de Remise du  Courrier (*),   document  indispensable  à la justification   des fonctions dudit planton. Si  cet important  document n'est pas  signé, pour  cause  d'absence  (  voir  plus haut ) du  Sous-Chef  délégataire,  la  demande repartira sur  le bureau  du Chef  responsable et attendra  le retour  de  ce  dernier, avant d’entreprendre  un éventuel    second  voyage. 
         Si,   par  chance,  le  Sous-Chef   est présent,  s'il  a  bien   reçu la  demande,  cette  dernière devra  attendre,  pour être traitée, que  toutes  celles  qui sont  arrivées  avant  elle  soient solutionnées. Ce   qui,  bien sûr, prendra un certain temps, ( Cf plus haut…) .

        Il se peut aussi que le Fonctionnaire chargé  de  distribuer  le  courrier  dans  les différents  services, pour  cause de  fatigue ou  d'une petite distraction   bien   pardonnable ( il n'y a que ceux  qui ne font  rien  qui ne se trompent pas )  ne  se  soit  trompé  de  destinataire.
         longueurs Cette faute minime  peut   avoir  des  conséquences aussi  incalculables que  la  date  de réception  de  la réponse. En effet, il faudra que le personnel du bureau contacte le Vaguemestre (*) pour lui signaler son erreur, et lui rendre le document  fautif.   
         Le Vaguemestre, n’ayant pas forcément le temps de recommencer son circuit devra trouver le  Planton, ou   attendre son   retour pour  lui faire signer l’inévitable  Carnet  de Récépissés. Le Planton pourra alors partir à la recherche du Fonctionnaire habilité… 
         Il faut donc prendre grand soin de la santé de nos Fonctionnaires, car on tremble d’inquiétude  à l’éventualité   d'une  épidémie  jetant au lit ou sur les  routes les  Chefs autorisés à signer, les  Sous-Chefs délégataires, les Plantons et  les Vaguemestres  en   même temps (ou l'un    après  l'autre, ce  qui, en définitive,  reviendrait au même…)

         Notre cher  La Fontaine, qui  avait  certainementlongueurs eu maille à  partir  avec  l'Administration   de son   époque, nous avait bien prévenus  :
            Patience  et longueur  de temps …..

     

     

     

     

     

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    (*) Dans l’Administration, le nom de  tout ce qui est important comporte une majuscule.

     

     


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