• Hier, au cours d'une conversation à bâtons rompus, le discours  est venu sur les identités, les origines, les ostracismes et les divers racisme qui donnent tant de relief à notre monde.
    Je me suis souvenu d'un petit texte que j'avais ici-même publié il y a quelques années, et qui m'a semblé être l'expression de mon  propos, puisque je venais de revendiquer mon état d'esprit de citoyen du monde.
    Et il me semble qu'en  nos temps incertains il pourrait être utile de le rappeler:

    Je ne suis pas né quelque part

    J'aurais pu naître Kabyle ou Togolais
    Ou même Anglais,
    Voir le jour en Asie, en Afrique,
    Et pourquoi pas  aux Amériques,
    Sur une île des mers lointaines,
    Ou simplement en Lorraine.
    Ou même n'importe où.
    Car mes Vieux sont de partout,
    Je suis chez moi partout.
    La Terre est ma maison,
    Le ciel mon horizon,
    Le sel de la mer parfume le pain
    Que j'ai gagné de mes mains.

    Je ne possède rien,
    Je ne demande rien,
    Mais si le Monde est à moi,
    Si j'y suis partout   chez moi,
    Ce n'est pas  par hasard :
    Je ne suis  pas né quelque part.


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  • ainsi va l'histoireCes derniers jours, on a commémoré l’Armistice du 11 novembre 1918, qui mettait fin à cette épouvantable première guerre mondiale.
    Des millions d’hommes sont morts, héroïquement ou non, car les bombes, obus, balles, baïonnettes ou maladies, ne différencient pas le cadavre d’un héros mort de celui d’un mort anonyme, ou d’un fusillé pour l’exemple.
    Ni les uns ni les autres ne reviendront pour en parler.
    Les fusillés pour l’exemple, ont été assassinés par l’incompétence, la fatuité, et l’appât de gloire de généraux, et les espérances misérablement électorales des politiciens de ces temps affreux.
    La fameuse affaire de Craonne, au Chemin des Dames, au cours de laquelle un général aveuglé par son appétence pour une gloire qu’il avait pourtant déjà reçue à Verdun, et aussi par le mépris qu’il éprouvait pour ses subordonnés, soigneusement entretenu par ses pairs, qui étaient persuadés d'être d’une essence supérieure .
    On m’a toujours dit que commander, c’est prévoir, ce que j’ai pu vérifier, parfois à mes dépens. Ce général ne pouvait donc pas ignorer ce principe.
    Quand lui est venue l’idée saugrenue d’attaquer cette position ennemie, qu’il savait parfaitement défendue, il avait prévu de grosses pertes, mais son orgueil démesuré lui a fait croire que , malgré les avertissements de ses collègues, il gagnerait cette bataille. 
    Notez bien qu’il espérait la victoire, sans bien entendu y participer en payant de sa personne, ce qui constitue, convenez-en, une notable nuance.
    Et, son projet aussi absurde que criminel ayant échoué, il a, et avec lui les grands chefs de l’époque, ont considéré que ce naufrage était de l’unique faute et responsabilité des hommes qu’il avait sciemment envoyés à la boucherie. 30 000 hommes sont morts en 10 jours lors de ce massacre.
    Quelques uns ont refusé de mourir pour rien.
    Ils ont refusé d’attaquer.
    Ils devaient donc être punis, et condamnés à l’infamie pour n’avoir pas fait leur devoir : mourir .
    Et avec une intelligente association d’idées, il les a fait condamner à être fusillés.
    Et leurs noms ont été soigneusement écartés des monuments aux morts, leurs familles ont subiainsi va l'histoire l’opprobre voire la haine .
    Qu’aurions nous fait ou dit si nous avions été à la place de ces malheureux. Si nous avions été à la place de ce général ?
    D’aucuns considéreront que les soldats avaient raison, d’autres qu’ils avaient tort, que le général était dans son rôle, d’autres qu’il fut criminel.
    Quelques uns des fusillés ont été réhabilités, certains bien longtemps après.
    Et le responsable, tombé en une timide disgrâce après ce fait d’armes, a été lui aussi réhabilité.
    Ainsi va l’histoire....

    images : humanité.frchemindesdames.blogspot.com


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  •  réseaux "sociaux"L'incertitude de nos temps semble pousser nos contemporains à l’empathie, voire à la sollicitude  pour les autres,  des japonais aux  inuits, des zimbabwéens aux nicobarais,  en passant  par les turkmènes et les sarhaouis,  en fait pour n’importe qui, pourvu qu’il soit aussi exotique que possible.     
    C’est peut-être un moyen d’éviter  les guerres, car quand on parle avec un interlocuteur très éloigné, on ne risque pas de lui mettre une baffe. Ni d'en prendre une...  Ce qui pourrait se produire avec un voisin… 

    Cette nouvelle interrelation a des effets insoupçonnés. Naguère, la chaleur du contact était proportionnelle à la distance : plus tu es proche, plus je t’aime. Grâce à internet, elle est inversement proportionnelle à la distance. Plus tu es proche moins je te connais. 
    C’est ainsi que des gens  sont informés du décès de leur voisin de palier par l’odeur de décomposition qui se dégage de son appartement. 
    Mais ils  ont des nouvelles  instantanées de leur "ami" des antipodes, et, avec un peu de chance, ils peuvent  apprendre de lui le décès de leur voisin.
    C’est ainsi que des gens  sortent de nos vies ou tout au moins de nos entourages sans même être entrés dans nos champs de vision,  la distance entre les appartements  ayant pris les dimensions du désert de Gobi. 

    M. Einstein, en tirant la langue aux imbéciles de tout poil depuis  son nuage  doit bien rigoler de cette démonstration de sa théorie de la relativité. Ces "communautés"  dans lesquelles  l’humain Lambda  peut faire connaître aux mondes ébaubis les détails de sa vie intime, ses joies, ses peines, ses désirs, mais surtout ses phantasmes (1) et ses refoulements. 
    Et, heureux, comme Ulysse rentrant à Ithaque, le voilà attiré, inscrit, devenu, Ô Gloire ! Membre de la Communauté !!!  
    Il est aussitôt phagocyté, empêtré, englué , mais il ne le sait pas encore.   
    Quand il s’aperçoit de ce que les éléments  qu’il communique sont  utilisés  par n’importe qui pour faire n’importe quoi, l’humain Lambda essaie et essaiera  et encore de  retirer, effacer ou cacher ces foutues informations. 
    Seulement voilà. Macache bono. Pas moyen. 
    Il est devenu membre de la communauté pour l’éternité. 
    Même si il jette son ordinateur aux orties, même si il change de "login"  n’importe quel quidam réseaux "sociaux" pourra "d’un simple clic" tout savoir sur lui.
    Même - et surtout – ce qu’il a inconsidérément indiqué dans son "profil", ce dont  tous les autres "membres" pourront  se délecter.. 
    Belle démonstration, non ? 
    Je viens de m’apercevoir que je fais exactement ce que je dénonce.... 
    Ça me rassure. Je suis comme tout le monde. On finirait pas se croire exceptionnel, quand on n'a ni  clavier ni écran pour interlocuteur......
    ____________________

    (1) je sais; des modifico-novateurs inclusifs ont décidé bêtement d'écrire ce mot avec un f, mais bof, hein, n'importe qui dit n'importe quoi dans les hautes sphères de "l'éducation", alors...

     images : plnarticles.com ; bmirgain.skyrok.com


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  • Tout le monde a plus ou moins entendu parler de la guerre des polices, des chicaneries entre policiers et gendarmes ( et réciproquement).
    à suivre ...Depuis que des enquêtes sont conduites par les uns ou par les autres, et parfois même par les uns avec les autres, des différences de point de vue, issues des différences de formations, statuts et méthodes de travail ont agrémenté les déroulements des opérations.
    On parle d’échecs quand, comme, par exemple  dans l’épouvantable affaire Grégory, d’ erratiques errements ont fait capoter toutes les investigations.
    La magistrature a comme une espèce de sorte de peut-être autoprotection en oubliant de préciser qu’en l’occurrence, les gaffes étaient, pour beaucoup, le fait du juge d’instruction chargé de l’affaire....
    Aujourd’hui, c’est un Procureur de la République qui accuse les gendarmes enquêteurs et leur hiérarchie de n’avoir pas respecté le secret de l’instruction, en précisant dans sa diatribe que les faits publiés n’étaient connus queà suivre ... des enquêteurs et des juges, et, bien entendu, de lui même.
    Cet honorable magistrat a peut-être raison, quand il parle de divulgation d’éléments de l’instruction.
    Mais il a en même temps tort d’accuser uniquement les gendarmes.
    Car, selon ses propres propos lesdits éléments n’auraient été connus que des enquêteurs, de lui même, et des juges.
    Pourquoi les seuls gendarmes seraient-ils les seuls coupables de ces fuites ?
    Quand le Procureur accuse les gendarmes , il précise que les éléments divulgués ne sont connus que des enquêteurs et de ceux qui sont au dessus d’eux .
    Il oublie seulement de dire à la Presse qu’en tant que chef du Parquet, il est chargé de la notation des Officiers de Police Judiciaire ( de la Gendarmerie et de la Police )(1).
    Et qu’il, est, par conséquent, aussi au dessus d’eux.
    Les juges et les procureurs ne sont, comme les gendarmes, que des hommes, et par conséquent susceptibles aussi de parler … trop.
    Et dans cette affaire le dénonciateur parle aussi beaucoup. Trop ?

    images :lesbambousbleus.netslideplayer.fr

    (1) Articles 12 et 13 du code de Procédure Pénale


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  • Un énième scandale secoue le monde cinématographique. De plus en plus nombreuses actrices plus ou moins célèbres dénoncent les élucubrations phalliques d’un moderne Priape. Grâces soit rendues à ces femmes qui osent enfin dénoncer l’abjection de cet olibrius qu’on doit bien, hélas, qualifier d’homme.
    Mais, car, évidemment, dans toute action, bonne ou mauvaise, il y a un mais, on assiste aussi à une débauche de dénonciations, visant tous et chacun, et pas toujours empreintes de la plus grande sincérité. Car la duplicité n’a pas de sexe ni la soif de publicité ni la mauvaise foi.
    Entendons nous bien. Il n’est évidemment pas question de protéger ni même d’évoquer une innocence des satyres et autres crétins congénitaux qui tentent de démontrer leur éventuelle virilité en agressant tout ce qui porte une jupe.
    Mais, comme dans tout événement, scandale, dénonciation, il y a , inévitablement, quelque part une exagération, qui provoque la réciprocité de plaintes en diffamation, et, tout aussi inévitablement, contribue à faire planer le doute.
    Et ce doute nuit et nuira à celles qui ont été vraiment agressées, brutalisées, voire pire
    Il me semble que, lorsqu’un fait d’agression sexuelle est établi, la sanction pénale doit être telle qu’elle coupe l’envie de recommencer ou d’imiter.
    Et, surtout,  qu’elle soit appliquée dans toutes ses rigueurs, quel que soit le coupable...


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  • Le divin Mahomet chevauchait tour à tour

    son mulet Daïdol et son âne Yaffour,

    car le sage lui même a, selon l'occurrence,

    son jour d'entêtement et son jour d'ignorance

     

    V.Hugo, la légende des siècles


    3 commentaires
  • ça vous rappelle quelque chose ?  ho ! ce n'est pas politiquement correct, bien sûr, mais c'était chouette, non ?

    Je sais que le tabac c'est mauvais pour la voix 
    On dit que l'alcool c'est pas bon pour le foie 
    Quant aux petites pépées c'est fatal pour le coeur 
    Les trois à la fois, y a pourtant rien de meilleur! 
    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    C'est ça la vie et c'est bon de les aimer Cigarettes et whisky et p’tites pépées


    J'ai d’abord fumé pour faire comme les copains 
    J'ai pris une beauté pour faire mon petit malin 
    J'ai bu dans son verre , elle a bu dans le mien 
    Puis j'ai bu tout seul quand j'ai eu du chagrin 

    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    Nous laissent groggy et nous rendent tous cinglés 
    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    C'est ça la vie mais c'est bon de les aimer 

    Les Femmes et le tabac, je l'ai souvent constaté
    A peine allumés, ça s'envole en fumée 
    Mais j'y ai pris goût, vite un whisky, mon gars, 
    Une blonde à mes lèvres et l'autre dans mes bras 
    Nous laissent groggy et nous rendent tous cinglés 

    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 

    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    C'est ça la vie mais c'est bon de les aimer 

    Quand mon ange gardien, en se croisant les ailes, 
    Me dira: Tu viens, là-haut y a du soleil 
    Un dernier mégot, le verre du Condamné 
    Un baiser de margot et vive l'éternité! 

    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    Nous laissent groggy et nous rendent tous cinglés 
    Cigarettes et whisky et p'tites pépées 
    Bye bye la vie ... Y a plus rien à regretter!

    image : cinelover.overblog.com


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  • Un mazelier marmiteux appétait à geler le bec d'un mitouard harenguier qui lui avait fait une braverie, ratelant, caquetant en tous lieux qu'il bargouinait méchante charnure, qu'il était si chiche-pain qu'en sa chacunière mie ne se trouvait pastourelle ni folieuse qui voulut entrer. Quand et quand, le harenguier s'acagnardait en un bordeau, mignonnant une goupe contre clicailles. À la pique du jour, avant que le faquin ne coquelique, le mazelier , en émeuvement, l'évicta et lui hucha son pâtiment. Pris sans vert, le harenguier coquardeau en eut le bec gelé et, quinaud et bas de poil rebeluta tout de gob sans driller .

    MoralitéE,n quoi qu'il cause, là ?

    Il vaut mie s'accoiser que mal dire des mazeliers.


    7 commentaires
  • Ce matin, juste après voir pris mon petit déjeuner en admirant la Baie de Boulari par la fenêtre, j’ai, comme de coutume, jeté un œil sur les informations.
    C’est ainsi que j’ai appris qu’un éditorialiste a pondu un manuel d’écriture inclusive, à l’usage des élèves du CE2 . Cette phrase m’a paru pour le moins sibylline, car je voyais mal ce qu’un éditorialiste avait à voir avec l’enseignement de l’écriture à nos petites têtes .
    Puis j’ai lu qu’il est aussi, le pauvre, docteur en communication politique et publique, ce qui donne une idée du chemin aléatoire parcouru par ses idées fumantes dans ses méandres cérébraux.
    Pour parfaire mon éducation, j’ai cherché dans mon inséparable Larousse le sens du mot inclusive, et j’ai trouvé " Qui contient en soi quelque chose d'autre."
    J’ai donc cru comprendre qu’une écriture inclusive contenait autre chose en elle, ce qui n’a pas eu de résultat positif sur ma comprenotte.
    Curieux de nature, et me disant que si on en parlait dans le journal, à la télé et sur google, il devait s’agir de quelque chose d’important, d’autant plus que ma grand’mère affirmait que " si c’est dans le journal, c’est que c’est vrai." J’ai donc poursuivi ma lecture et j’ai appris que notre bon vieux français, issu du gaulois, du latin et de toutes sortes d’idiomes, n’était, le misérable, qu’un infâme phallocrate .
    C’est pourquoi l’éditorialiste docteur en communication politique et publique a estimé qu’il était temps que nos compagnes ne soient plus discriminées.
    Je suis évidemment d’accord avec cette impérieuse nécessité, bien que, à mon sens de vieux monsieur féministe, il serait peut-être plus profitable de ne plus les siffler dans la rue, de ne plus considérer qu’elles sont provocantes quand elles sont violées, et qu’on rémunère leur travail comme celui des hommes,etc.
    Mais je me suis aperçu que je n’avais rien compris, et que la véritable importance résidait dans la manière dont les élèves de 7 ou 8 ans écrivent les mots masculins et féminins.
    L’évidence ne me paraissant pas fulgurante, j’ai poursuivi ma lecture et j’ai enfin compris ce que le docteur en communication politique et publique veut dire (faire): il veut égaliser les filles et les garçons en écrivant les mots au masculin et au féminin en même temps.
    Par exemple, il faudrait ( et même
    il faut selon lui) écrire : "grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche ".
    Ce qui, immanquablement va se transformer dans toutes les écoles en "agriculteurices,  artisanes et commerçantes, la Gaule était un pays riche ".
    A mon avis, il eût fallu écrire
    la.le Gaule était un.e pays.e riche.
    Mais j’ai sûrement tort, n'étant ni éditorialiste, ni docteu
    r.oresse en communication politique et publique...
    Mais, plus vite qu’il n’en faut à une saugrenuterie pour inonder internet, une doctoresse en communication politique et publique pondra un manuel pour défendre ces pauvres hommes victimes d’une ségrégation insupportable.
    Et les gamins seront définitivement analphabètes.

    images : zenitcoachinglabaule.blogspot.comuniqueensongenre.eklablog.fr

     


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  • Journée du coeur, journée des reins, journée des poumons.
    On prend soin de notre survie, n'est-il pas ?
    Les maladies cardio-vasculaires, pulmonaires, jambières, têtières,en fait tout ce qui nous maintient tant bien que mal debout est susceptible de nous jeter à terre. 
    Mais les nombreux  spécialistes s'occupant de tous ces dysfonctionnements aux conséquences plus ou moins définitives oublient un détail dont je me suis rendu compte, et qui va, incontestablement me conduire  à Oslo, où on me remettra le prix .
    En effet, la première et incontournable cause de décès dans le monde, c'est la naissance. C'est évident, car ne peuvent mourir que ceux qui sont vivants .
    En vertu du principe qu'en supprimant la cause, on supprime l'effet, la meilleure - et la seule vraiment efficace - façon de ne pas mourir est de ne pas naître.
    Et du coup, on solutionnerait tous les problèmes.
    Il est vrai que quand il n'y a personne, il y en a moins ( des problèmes..).
    Je sais, ça peut paraître bizarre, mais, dans l'absolu...
    Non ?
    Bon.
    Je vais prendre mes cachets....


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