• pattonades

    On a souvent dit que l’homme est un animal supérieur. Ce que d’innombrables générations ont tenté, avec plus ou moins de bonheur, de démontrer.
    Je l’ai cru longtemps, jusqu’à ce que je rencontre un chat, et que nous entamions une relation. Dès le premier instant, j'ai été conquis. En fait, il serait plus exact de dire livré pieds et poings liés.
    En effet, quand on pense acquérir un chat, on est, en réalité, acquis par un chat .
    Car il faut bien en convenir, l'homo sapiens, et même, pour le dernier modèle, sapiens sapiens, s'il peut se croire supérieur au cheval quand il est sur son dos, il peut toujours rêver d' être supérieur au felis silvestris catus de gouttière ...
    Par exemple chaque jour, dès potron-minet, avant toute tentative de soins personnels, voire, pour ceux que les incantations de Saint Evin n'impressionnent pas, le premier clope du jour, il faut nourrir le maître des lieux, et sans barguigner, lui fournir la dose de croquettes qu'il exige, à faute de quoi on s'expose à des coups de patte (sans les griffes, le tyran sait y faire), et à des rondes miaulantes à fendre l'âme des plus endurcis, comme si l'avenir du monde félin dépendait de ce petit déjeuner.
    Et pendant que Félix, Garfield, Minette ou Patton, voire Rantanplan (selon votre inspiration lors de votre premier contact), se remplit la panse, vous pouvez toujours lui passer la main sur le dos, pour sentir la satisfaction que démontre son ronronnement, il ne vous accordera pas le moindre regard.
    Après s'être plus ou moins goinfré, selon son humeur, il (ou elle, les dames chats n'étant ni plus distinguées ni moins envahissantes que les messieurs) ira se vautrer sur votre lit ou il (elle) se grattera derrière les oreilles avec les pattes de derrière, en vous lorgnant en coin, sachant bien que vous mourez d'envie de vous livrer cet exercice que vous êtes bien incapable de réaliser.
    Vous pouvez être sûr (e) qu'il (elle) ricane intérieurement en vous imaginant tenter ce grattage auriculaire.
    Et, alors que, l'oeil vague et la lippe fangeuse vous tatonnerez pour trouver la théière ou la cafetière, votre maître, après avoir soigneusement tripatouillé votre oreiller et vous avoir jeté un regard aussi triomphant que provocateur, s'y lovera pour y digérer en paix, certain que vous n'oserez pas le chasser...

    photos:
    coyote01.blogspace.be
    boobalchat.com
    journal desfemmes.com
    choopsbd.free.fr



  • Commentaires

    4
    Lundi 12 Novembre 2012 à 10:16

    J'ai trouvé super ton article sur les chats, c'est toujours un plaisir de te lire même si je ne met pas de commentaires 

    bonne journée

    bisous

    marie

    3
    Lundi 12 Novembre 2012 à 10:13

    C'est exactement comme ça que ça se passe, chaque fois que je suis allé chercher un chat à la spa, j'ai toujours refusé de choisir, j'entre dans le royaume des chats et je laisse le soin à l'un ou l'une de me choisir comme compagnon, et je ne me suis jamais plaint de leur choix

    amicalement

    Claude

    2
    Dimanche 11 Novembre 2012 à 20:54

    Miaou ! J'en ronronne de plaisir tant la bafouille est belle et véridique ! Heureux qui comme un chat... 


    Bien bonne soirée à toi Peache. Mistouline

    1
    Dimanche 11 Novembre 2012 à 10:33

    C'est ce que j'aime chez les chats, ce sont d'authentiques anarchistes, ils en font à leur guise sans être des nuisances pour nous au contraire ! Alors que le comportement des gens avec leur chien me met généralement mal à l'aise, on sent un plaisir à commander... Le chat n'en a cure ce qui permet des relations que je trouve saine... Passe un bon dimanche

    Esclarmonde

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