• noms drôles, drôles de noms?

    La toile, le web, internet, ou quel soit le nom qu'on donne à ce mode d'information, il est source de délices. En effet, on y trouve des pépites d'un métal relativement rare sous les latitudes où se parle cette merveille qu'est le français. En cette semaine de la francophonie, une visite au site canadien du journal Le Devoir, m'a ouvert la piste d'une carte au trésor.
    C'est alors que ma connaissance du français, que je croyais au moins honorable, m'a paru bien prétentieuse quand je suis resté benêt devant un mot apparemment très connu dans la Belle Province, entre Fermont et Gatineau, et entre Tête-à-la-Baleine et Radisson.
    Il s'agit du mot aptonyme.
     Je me suis précipité sur mon Larousse préféré où j'ai vainement recherché ce mot que je venais de trouver dans un article de ce journal.
    L'officiel du scrabble, édition 2011/2012 en fait état. Sans toutefois dire ce qu"il signifie.
    Nombreux parmi vous, chers lecteurs, savent de quoi il retourne, mais pour les deux ou trois qui l'ignorent, en voici la définition :
    Un aptonyme est un patronyme possédant un sens lié à la personne qui le porte, le plus souvent en relation avec son métier ou ses occupations. Le terme aptonyme est un néologisme québéquois forgé sur les mots « apte » (approprié, qui convient) et « onyme » (le nom), selon la définition donnée par le grand dictionnaire terminologique de l'Office québéquois de la langue française.
    Délicieux, non ?
    Ne voulant pas mourir ignare, j'ai cherché et trouvé, sur internet, puisqu'on y trouve tout. 
    Au Canada, Marc Brûlé, est  spécialiste en prévention incendie à Trois Rivières ; Josée Lavigueur, est une solide médaillée d’or aux Championnats canadiens d’aérobie sportive et spécialiste en éducation physique ; Benjamin Millepied, excellent danseur ; ou encore Rémi Doré incontestable professeur de musique.
    Bien entendu, notre doulce France n'est pas en reste, puisque nous eûmes Madame Edith Cresson pour diriger le ministère de l'Agriculture, et Marius Petipa, célèbre chorégraphe, ou encore Maxime Pinard, Viticulteur à l'Ile d'Oléron, tandis que Gérard Manfroy a assis sa carrière de patron chauffagiste en Wallonie, à Waterloo, grâce à son patronyme. 

     

    photos : ledevoir.com; voyageons-autrement.com; lewebpedagogique.com;


  • Commentaires

    4
    hem59
    Samedi 12 Avril 2014 à 09:08

     bonjour peache, voici longtemps que je ne suis point venue faire une incursion dans tes écrits

    cette chronique m'a fait penser aux patronymes usités en France  et dont la plupart datent du moyen âge où, hélas, il y avait beaucoup d'enfants trouvés  et cela a donné  les :  DELARUE,  DUPONT, DELEGLISE,  DUCHEMIN,  DELAPORTE  etc.     selon l'endroit où on avait  trouvé le bambin.

    bises amicales   Claudine  

    3
    lavalliere
    Lundi 7 Avril 2014 à 20:35

    Brillant, j'adore ce genre de découverte ! merci pour l'info et bravo pour ce blog tout à fait atypique et amusant


    Lavalliere

    2
    Samedi 22 Mars 2014 à 13:28

    ça va pour cette fois, mais que je ne t'y reprenne plus !...

    1
    Samedi 22 Mars 2014 à 09:08

    Je dois avouer que j'ignorais le sens du mot Aptonyme, alors avant de lire la suite de ton article je suis allé sur wikipédia chercher l'information qui me manquait, et naturellement si j'avais été moins pressé, j'aurais vu avant que tu donnais l'explication pour faire gagner un peu de temps à l'ignorant que je suis, j'aurais dû savoir que tu n'aurais pas laissé tes lecteurs dans l'ignorance, j'ai douté, j'espère que je ne serai pas puni? MDR!

    Passe une très belle journée

    amicalement

    Claude

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :