• maman

    Je me souviens de ce triste  jour, quand tu es partie.
    J'étais homme déjà, et j'étais père aussi,
    mais ce matin  là, dans ce froid cimetière,
    avec tous ces gens, et mes sœurs et mon frère,
    quand nous étions debout, dans ce décembre gris
    quand serrés l'un contre l'autre, transis
    pour nous aimer pour toi, nous avons unis
    nos doigts engourdis,
    sans rien dire, perdus
    sachant confusément que nous ne te verrions plus.
    Trop tard, bien sûr, j'ai compris,
    tout ce que je ne t'ai jamais dit,
    tout ce que je n'ai jamais fait pour toi,
    tout ce que tu avais souffert pour moi,
    ces  mots que je voulais te dire alors,
    auraient été pour toi des trésors
    plus grands que ceux de Babylone,
    maintenant encore, ils résonnent
    dans mon cœur, dans ma tête,
    et souvent se répètent,
    comme si leur répétition
    pouvait changer la partition
    de ce chant d'amour que j'aurais dû
    te chanter quand je le pouvais.
    Mais maintenant que je t'ai perdue
    je sais que toi, ma Mère, tu savais
    combien tu m'aimais, combien je t'aimais,
    et qu'un jour, c'est sûr, je te retrouverai


  • Commentaires

    3
    Lundi 29 Mai à 08:53

    Un très bel hommage joliment écrit, on n'oublie jamais ceux que l'on a aimé et même si tous les mots n'ont pas été prononcés, une mère sait toujours lire l'amour dans les yeux de ses enfants

    Amicalement

    Claude

    2
    Lundi 29 Mai à 08:48

    Emouvant ce beau texte en hommage à ta mère..

    On se rend compte souvent des choses au moment de la disparition d'un être aimé.

    Bonne semaine

    1
    Lundi 29 Mai à 08:11

    Un bel hommage à ta maman Peache. Nous avons tous des regrets de ne pas avoir dit je t'aime lorsqu'il en était temps, regrets de ne pas avoir compris qu'un jour il serait trop tard.

    Kisetoj mon cher Peache des isles, bonan semajnon.

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