• maille the, lord, ize riche

    maille the, lord, ize richeNous venons de passer une semaine chez nos voisins du Sud-Ouest, qu'ici nous appelons gentiment (ou presque) du doux nom de Poken. Ce vocable, qu'évidemment nous trouvons spirituel designe les hétéroclites humains habitants le pays des kangourous, wallabies ( wallaby au singulier...) et autres ornithorinques.
    Ce mot a été créé par quelqu'un qui, ayant appris qu'en anglais parler se dit to speak, spokemaille the, lord, ize riche spoken, a décidé, pour faire français, d'opérer une aphérèse moqueuse en supprimant le S du debut, peut-être fut-ce sa manière de se venger  du bûcher de Jeanne d'Arc, de Fachoda voire de Mers-el-Kebir. Tout ça pour vous dire que nous étions en Australie, à Sydney, pour être précis.
    Cette escapade fut l'occasion de vérifier que la langue de Beckett et accessoirement de Shakespeare, que mombre de conquérants, guerriers, commercants, industriels et surtout financiers ont diffusé tout autour de la planète , et même  un peu plus loin, est loin, bien loin, très loin d'être parlé partout de la même manière.
    Vous vous souvenez  du chapeau de votre tante qui était plus petit que le jardin de votre oncle et de la richesse de votre tailleur? Eh bien, oubliez ces prononciations si laborieusement acquises, mettez vous de la mie de pain agglutinée par du chewing gum dans la bouche, pincez maille the, lord, ize richevous le nez pour obtenir ce nasillement du plus bel effet, et, si vous avez la chance de connaitre les idiotismes linguistiques locaux, vous aurez une chance d'etre compris.
    Cependant, attendez-vous plutôt a vivre des situations allant du cocasse au tragi-comique en passant par tous les stades du quiproquo.
    Pour être équitable, il nous faut quand même reconnaitre  qu'un anglais - ou tout autre ayant appris le francais dans Voltaire ou Hugo -  éprouverait quelques difficultés pour comprendre ou se faire comprendre en Auvergne, au Canada voire en Bretagne , en Côte d'Ivoire, en Corse ou dans nos chers départements et territoires d'Outre-Mer.
    maille the, lord, ize richeCe qui précède démontre que, si vous voulez non pas converser - a l'impossible nul n'étant tenu- mais demander votre chemin ou acquérir de quoi vous sustenter, vous gagnerez beaucoup de temps en utilisant un papier et un crayon.
    Ce déplacement en terre australe s'est fait en compagnie de quelques lurons et luronnes aussi décomplexés que retraités, en leur qualité de membres éminents du CIA. Il ne s'agit pas, bien sur, de l'agence fouineuse étasunienne, mais du Clubmaille the, lord, ize riche Inter Ages de notre commune, donc de gens éminemment respectables.
    Bien entendu, comme dans toute société de têtus qui se respecte, les centres d'intérêt varient a l'infini.
    Hier, donc, une partie de la horde s'est livrée a l'admiration du magnifique aquarium de la ville, et l'autre, essentiellememt féminine, bien sur, s'est lancée dans la recherche d'endroits adéquats a la pratique de son sport favori, le sacro-saint shopping, que nous autres vieux messieurs n'avons pas intérêt a qualifier, pour eviter de longues et âpres discussions a l'issue desquelles nous aurions systématiquement tort...
    Bien entendu, ces dames n'ont pas non plus une connaissance des lieux trés approfondie - pour ne pas dire approximative -  de la ville.
    Et si on tient compte de l'esprit d'indépendance qui les caractérise, compliqué parfois par des dysfonctionnements aussi intestinaux qu'intempestifs, on peut envisager des situations à la limite du naufrage...
    Parties à cinq ou six, nos charmantes se sont très vite retrouvées plus ou moins isolées par petits groupes, chacun ayant  quitté sans s'en rendre compte un magasin par une porte différente de celle qui en avait permis l'accès.  En oubliant bien entendu  un de ses éléments, qui s'etait assis pour laisser passer l'orage grondant dans ses entrailles.
    Ne voyant personne sortir, le dit élément oublié entra dans le magasin, chercha, et ne trouvantmaille the, lord, ize riche pas ses compagnes, décida avec sagesse de rentrer a l'hôtel, et   tourna donc à droite et tranquillement, reprit le chemin du nid.
    Malheureusement, l'hotel n'était accessible qu'en tournant a gauche.
    Après un moment de cheminememt au cours duquel, ne reconnaissant aucun des endroits vus a l'aller, elle se sentit un tantinet égarée et decida de rebrousser chemin.
    Après avoir marché, marché, marché, elle arriva a un carrefour, ou, Ô surprise, elle failit heurter  deux de ses compagnes qui, elles aussi,  erraient un peu au hasard . Leur joyeux caractères les amena d'abord à bien rire de leur aventure, puis à tenter, en unissant leur connaissances du terrain et leurs sens d'orientations (au pluriel, chacune ayant le sien),  de rejoindre leurs pénates.
    Fort heureusement, l'une se souvint qu'elle détenait une carte de l'hotel, mentionnant son nom et, surtout, son adresse.
    Montré à un commercant comprenant l'espèce de pidgin qu'elles utilisaient, ce carton providentiel les remit a peu près dans le droit chemin, tout au moins jusqu'au carrefour suivant, aucune ne se souvenant  quel mots signifient à droite ou à gauche...
    Par le plus grand des hasards, au cours de cette presque derniere étape, elles tombèrent sur le reste de la troupe qui , evidemment s'etait aussi un peu...égaré. Elles  furent enfin tirees d'affaire quand l'une aperçut une enseigne qu'elle avait répérée depuis la fenêtre de sa chambre. Et elles sont rentrées, tranquilles, contentes de  leur après-midi , qui aurait- fait l'objet de longues longues longues discussions autour d'un apéro   si ces égarements  étaient survenus à  leurs époux .....


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  • Commentaires

    1
    Mardi 15 Mai 2012 à 06:49

    En terre inconnue, c'est toujours bon pour l'aventure

    amicalement

    Claude

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