• liberté! égalité ?

       Bon jour ! Enfin, les journalistes otages en Afghanistan sont libérés. C'est une excellente nouvelle.
          Et maintenant va commencer le bal des libérateurs, ou tout au moins de ceux qui diront être à l'origine, avoir participé, être responsables, ou proche voire cousin du concierge de celui qui a vu leBon jour ! décideur dans cette libération.
           Rien que de bien habituel. Nous allons entendre du moi je, ou du nous avons sur tous les tons de la gamme des candidats à quelque chose.
          Et quelques uns, heureux  de revoir ces  deux  garçons  libres et en bonne santé, diront quand même, plus ou moins fort, avec plus ou moins de conviction et plus ou moins de bonne foi, que cette libération tombe bien pile poil au début de la période pré électorale.
          Et, inévitablement, quelqu'un fera référence à une autre libération, en 1988, qui n'avait pas particulièrement profité au candidat d'alors. Avec une pointe de jubilation ou d'inquiétude, selon qu'ils soit côté cour ou côté jardin des palais des Assemblées.
        Ces suites sont inévitables, tant, en nos temps pas très surs, les certitudes et les convictions varient au gré des fluctuations "FMIesque"ou "BCEesque" ou de n'importe quoi. Rien donc que de très normal.
            Finalement  pas de  quoi justifier une chronique.
           Pourtant ce qui me gratouille, ou me chatouille, dans cette affaire, est la question d'égalité de traitement entre les divers otages.
           Chaque jour, nous avons vu – et ce fut une bonne chose - le visage deBon jour ! ces garçons, avec le rappel du nombre de jours de détention. Mais, parmi tous les citoyens lambda, qui, en dehors de leurs proches, connaît le nom ou le visage des autres malheureux détenus un peu partout dans le monde ?
          Souvenez - vous, il a fallu attendre plus  de 300 jours pour que, en Bon jour !même temps que l'on citait ces deux journalistes, on parlât des autres, en disant simplement six autres français sont détenus en otages dans le monde. 
            Ils n'avaient, et n'ont pas, la chance d'être du sérail de ceux qui font la communication. 
          Mais quand ils seront un jour libérés, ils seront reçus par le couple présidentiel.
             Et on parlera d'eux pendant un jour ou deux. 
             Cela, soyons en sûrs, leur fera chaud au cœur.  


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