• le sens des mots

    le sens des motsle sens des motsLes mots de notre belle vieille langue, comme, hélas ceux de tous les idiomes, dialectes, jargons et autres laïus, qui sont sensés permettre la communication entre les différentes composantes de notre humanité en nos temps "essemessiques", ont des sens différents, selon qu'ils sont prononcés par l'un d'un bord et entendus par un autre d'un tout aussi autre bord.
    Prenons , par exemple, cette phrase aussi historique que vraisemblablement apopcryphe attribuée au Comte d'Auteroche à la bataille de Fontenoy, en 1745 : " Messieurs les anglais, tirez les premiers ! "
    Selon la ponctuation qu'il est possible d'y mettre, cette phrase devient " Messieurs ! Les anglais ! Tirez les premiers ! " et son sens devient un tantinet différent ..
    Sauf, qu'il n'est pas possible qu'un officier français s'exprime ainsi, cette dernière forme de phrase étant de toute évidence historique réservé à nos ennemis , qui en plus d'être plus ou moins héréditaire selon les circonstances sont toujours fourbes, traîtres, voire envahisseurs.
    Des mauvais, quoi !
    Bien sûr, il n'y avait pas de SMS aux temps de Louis le Quinzième, mais ce n'est qu'un exemple pour prouver que le tripotage des phrases et des mots n'est pas d'aujourd'hui.
    Aujourd'hui, si un chef de parti dit d'un membre d 'une formation opposée à la sienne, Ministre des Finances,  qu'il ne pense pas français, qu'il pense finance internationale(*), il devient ipso facto, avec la logique si particulière du milieu politique
    ....antisémite.
    Autre exemple, aussi actuel que permanent, le mot "promesse" utilisé dans un sens d' éventualité par les politiciens de tout poil, compris au début par les bons peuples dans le sens engagement formel, puis honteuse forfaiture quand ils s'aperçoivent que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.
    C'est ainsi que la permanence de la crédulité complice des peuples est démontrée, les promesses du politicien suivant étant reçues de la même manière.
    De sorte que le politicien alpha, après avoir été remplacé ( renversé, chassé, mis à l'écart...) par le politicien bêta (sauveur, providentiel, etc...), revient au pouvoir quand le peuple ne croit plus aux promesses de bêta (qui devient mauvais,...) etc.
    Quand je pense que d'éminents mathématiciens, physiciens, savants de toutes sortes se sont penchés, se penchent et se pencheront encore sur le mouvement perpétuel sans découvrir un moyen efficace de le réaliser.
    Ils devraient s'intéresser à la politique...

     

    (*) Mélenchon au sujet de Moscovici ( afp mars 2013 )
    Nb : notez bien que ne prends parti pour personne, mon propos n'a uniquement trait qu'aux tripotages du sens des mots.

    photos : blog.epagine.fr; mytivi.fr


  • Commentaires

    2
    Mardi 26 Mars 2013 à 17:09

    Il y a aussi le terme nauséabond qui revient pour tous les discours hors du cadre bien pensant, sans parler de Sarko qui une fois, a traité des journalistes de pédophiles... Des mots faits pour faire taire l'adversaire... Ce qui ne les empêchent pas, quand ça les arrangent de parler de démocratie et de liberté d'expression, et pendant ce temps, on se fait plumer les uns après les autres en Europe par les banques... Merci d'avoir traité ce sujet avec autant d'humour. Bonne soirée

    1
    Lundi 25 Mars 2013 à 18:53

    Comme dirait "l'électrocuté"...ça s'en va et ça revient! Mais ça peut revenir comme un boomerang et faire mal,très mal!

    Bonne soirée

    yvesd

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