• Le droit de manger

    Le droit de mangerL'été est la bonne période pour l'ovulation de la solidarité. Après une gestation automnale, vers la fin novembre, début décembre, toute une tripotée de solidarités vont naître, de ci, delà, plus ou moins bien accueillies, plus ou moins viables, plus ou moins méprisées. Quelques-unes grandiront, quelques-unes s'essouffleront très vite, quelques-unes disparaîtront dans un soupir désabusé.
    D'autres grandiront à un  tel point qu'elle seront reconnues d'utilité publique, excellent moyen de ne pas faire grand chose en ayant l'air de soutenir.
    Quelques-uns de leurs géniteurs les élèveront avec soin, d'autres en profiteront comme on Le droit de mangergère les revenus d'un enfant "star", ici ou là on les soutiendra, ici ou ailleurs on ne les verra même pas.
    Et partout, toujours, puisque c'est plus simple que dire au gens d'en bas "donnez bien"  que se donner du mal en haut pour qu'elle ne soient plus indispensables, elle ne pourront qu'être pérennisées.
    Et toujours, partout, il y aura des misérables bien propres sur eux qui regarderont  de haut les miséreux timides  d'en bas faire la queue pour avoir le plus élémentaire des droits, celui de manger.
    Pendant que quelques dizaines de milliers de bénévoles s'échinent, Le droit de mangergracieusement, à essayer d'aider leurs contemporains, quelques supposés  faiseurs de bonheur (grassement payés) des peuples  parlent de milliards , de surprimes, de bénéfices, de  dividendes, des dettes "publiques " qu'ils ont particulièrement creusées et seront (peut-être)  comblées par leurs électeurs. Le droit de manger
    Les bénéficiaires supposés de ce fameux bonheur parleront eux aussi d'argent :    agios,  saisies,  prix du gaz, fin de mois, loyers trop chers  et d'expulsions.
    On entend, par ci par là,  que les restos du cœur ( vous avez remarqué avec quelle rapidité ces trois mots sont entrés dans le langage courant?) sont un scandale,  qu'il est anormal , dans un des pays les plus riches du monde  de voir des centaines de milliers de gens dormir dans la rue, des millions de gens se demander si leurs gamins mangeront à midi, quelques riches Le droit de mangerentreprises aller s'installer ailleurs pour  gagner plus , pendant  que la presse parle chaque jours de milliards disputés entre une vieille dame plus ou moins cacochyme et des membres de sa famille  plus rapaces que vautours.
    Pourtant, une année suivant l'autre, une législature suivant l'autre, une présidence suivant l'autre, rien ne change.
    Surtout pas ceux qui sont dans la législature, la présidence ou aux commandes du robinet desLe droit de manger sous.  Scandaleux, en effet .
    En des temps pas si lointains, ces excès d'en haut ont excédé ceux d'en bas..... Le droit de mangerEt il y eut émeutes, barricades ,  révolutions, quelques  chutes de têtes.  
    Et  le résultat final fut le remplacement des exploiteurs précédents par de nouveaux, aussi avides des  menues économies de leurs administrés.
    Vous avez une solution, vous ? 


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  • Commentaires

    1
    Bernard Rousseau
    Jeudi 1er Décembre 2011 à 05:36

    Un autre big bang!

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