• j'y vais ou j'y vais pas .

    j'y vais ou j'y vais  pas .Il en est parfois des propositions des gens d'en haut comme des propos malsonnants  : elles hérissent le poil des gens d'en bas. Ou presque.
    Par exemple, un ministre a lancé ces derniers temps l'éventualité d'autoriser tout quidam plus ou moins lambda à se rendre, s'il le désire, au travail le jour du Seigneur. Bien que formulée avec de précautionneuses incitations au volontariat, cette proposition a provoqué une levée de boucliers, en attendant l'élévation de barricades, de la part d'autres quidams lambda, bêta voire, pourquoi pas, alpha ou oméga.
    Ces protestataires, rassemblés en groupements aux noms en sigles prolétaro-anti-boulot-dominicaux, qui sont supposés défendre les intérêts prolétariens et préserver les sacro-saints avantages acquis.
    Enfin quand je dis rassemblés, c'est un utopique euphémisme, car ces groupements, plus communément nommés syndicats ne représentent en réalité qu'une toute partie des salariés qu'ils se targuent d'être chargés dej'y vais ou j'y vais  pas . défendre, voire protéger des exactions patronales.
    Ce qui, souvent, s'est avéré aussi efficace que nécessaire. Souvenez vous de la glorieuse année 1936.
    Hélas, cet esprit généreusement revendicatif est, avec les ans, devenu plus... "réclamatoire" , et les syndicats, bien que leurs effectifs aient fondu comme un glaçon dans un pastis, font autant de bruit que si ils étaient tant et tant, sans finalement faire changer grand chose.
    Leur but semble s'être réduit à refuser tout ce que proposent les gouvernements de droite, constitués, si on les en croit, d'ogres assoiffés de sang du peuple, ou les gouvernements de gauche, constitués, toujours si on les en croit, de traîtres à la noble cause du peuple laborieux.
    Et ils usent et parfois abusent de ces outils bien pratiques que sont les manifestations, les blocages, et j'y vais ou j'y vais  pas .en cas de résistance d'en haut, les grèves.
    Je ne remet pas en cause l'indispensable utilité des syndicats, qu'ils soient d'employés ou d'employeurs. Je souhaiterais seulement que le bon sens et la justice en soient les moteurs. Artisans qu'ils sont de liberté, de défense des droits et bien sûr des devoirs. Oui, je suis un indécrottable utopiste. Que voulez-vous on ne se refait pas, et je suis bien trop vieux pour avoir envie de changer !
    Mais revenons à l'objet de cette chronique, le travail du dimanche. Comme je l'écris un dimanche, n'allez pas en déduire que je suis pro ou anti qui ou quoi que ce soit. C'est seulement parce que je ne considère pas cette rédaction comme un travail, mais comme un plaisir.
    Nuance !
    Donc, peut-on travailler le septième jour ? Tout d'abord, il faut savoir que près d'un tiers des salariés français travaillent ce jour-là, ce que j'ai fait, pour ma part, sans problème, tout au long de ma vie professionnelle . Pour les chrétiens, il ne devrait pas en être question, puisque c'est le jour de repos du Seigneur, bien fatigué après les six jours de création.
    j'y vais ou j'y vais  pas .Seulement, les israélites, eux, respectent le shabbat, sixième jour, communément nommé samedi, pour laj'y vais ou j'y vais  pas . même raison.... Et les musulmans, eux, se refusent à utiliser leurs outils le vendredi, cinquième jour, qui vit la création d'Adam et sera celui du jugement.
    Il ne reste donc, religieusement parlant, plus que quatre jours dans la semaine pour travailler . 
    Les hommes, à peine créés, n'avaient pas encore inventé le travail, ni les 35 heures, ni même les outils, mais, déjà, en raison de ce qui précède, dans ces joyeux mais lointains temps de la Genèse,j'y vais ou j'y vais  pas . il y avait des nuances dans la durée du travail hebdomadaire..
    D'autre part, Dieu, étant en même temps patron et employé, était aussi le seul à travailler, ce qui réduisait les relations employeur-salarié à leur plus simple expression, mais devait quand même faciliter les accords.... Mais, même avec la meilleure mauvaise foi syndicalo-patronale, il est quand même difficile de rendre le Créateur responsable des différends entre pro et anti travail du dimanche.
    Quoi que .
    En effet, Il a fait les hommes à son image .
    Alors ….

    photos :maplanete.unblog.fr ; lenaindejardin.com ;www.claj.infini.frwww.centerblog.net;www.aschkel.infofr.wikipedia.org

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 16 Mars 2015 à 17:09

    Etant guide conférencière nationale, j'ai toujours travaillé le dimanche et je ne m'en porte pas plus mal.... Quant aux syndicalisme, j'ai longtemps donné et on ne m'y reprendra pas !

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