• invictus

    Fauteur de toubles, terroriste, avocat, séducteur, cet homme fut tout à la fois un demi dieu pour les uns, le diable pour les autres, et, finalement un libérateur.
    Et le poème de W.H. Henley (qui ne reçut le titre "Invictus" -par A. Quiller-Couch - que bien longtemp après avoir été écrit) pourrait être considéré comme un résumé de la biographie de Monsieur Mandela.
    Depuis ce matin, quand le monde a appris qu'il avait rejoint ses compagnons de lutte au paradis des indignés où il rencontrera Hessel, Monod et quelques autres contestaires de dictatures et de misère, depuis ce matin, donc, chaque radio, chaque télé, chaque journal rivalise de dythirambe avec tous les politiciens du monde.
    Et évidemment, personne ne voudrait passer pour indifférent en ne basant pas sa une ou son discours sur cet événement presque biblique.
    Hurler avec les loups ou encenser avec les moutons  n'est pas dans ma nature, et je me contenterai de me recueillir et de remercier les Dieux d'avoir mis en ce monde un être d'une telle empathie, d'un tel charisme, d'un tel courage et de si belles convictions.
    Malgré tout, il n'était qu'un homme, et il a forcément commis au cours de sa longue vie quelque faute, mais qui serais-je pour le juger ?
    Les millions de femmes et d'hommes à qui il a rendu leur dignité d'êtres humains, les quelques millions d'autres a qui il a rendu l'estime d'eux même pourront en témoigner lors du Jugement Dernier.
    Je n'illustrerai pas non plus ma chronique de photographie ou dessin le représentant.
    C'est inutile puisque les traits de cet homme de bien sont dans l'esprit de tous les gens de cœur.
    Le texte du poème de Henley sera ma conclusion, quand j'aurais dit que ceux que l'on aime ou que l'on estime ne meurent jamais .

    Dans les ténèbres qui m’enserrent,
    Noires comme un puits où l’on se noie,
    Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
    Pour mon âme invincible et fière,

    Dans de cruelles circonstances,
    Je n’ai ni gémi ni pleuré,
    Meurtri par cette existence,
    Je suis debout bien que blessé,

    En ce lieu de colère et de pleurs,
    Se profile l’ombre de la mort,
    Et je ne sais ce que me réserve le sort,
    Mais je suis et je resterai sans peur,

    Aussi étroit soit le chemin,
    Nombreux les châtiments infâmes,
    Je suis le maître de mon destin,
    Je suis le capitaine de mon âme.

     


  • Commentaires

    5
    Samedi 7 Décembre 2013 à 21:40

    merci, FMR de cet avis qui me ferait rougir si je n'avais  la peau si dure . Ce poème , Henley l'a écrit alors qu'on venait de l'amputer du pied, et il mérite d'être mieux connu.  Merci de m'avoir  rafraîchi par ta description du climat idéal qui comble tes vœux. Ici, je dois subir, outre la chaleur, le ballet des petits voiliers , le bleu infernal de l'eau et du ciel, l'alizé qui friselise les cocotiers, et les petits nuages blancs qui jouent à être des vagues. C'est presque insupportable .....

    4
    Samedi 7 Décembre 2013 à 16:38

    bonjour

    encore une fois je me sens toute petite mais alors toute petite.... très bel hommage Bravo Peache moi non plus je n'aime pas Hurler avec les loups ou encenser avec les moutons mais voila encore un texte de coeur moi je te le dis !

    je connaissais pas ce poème et ......Je te le pique si tu veux bien?

    Bon weekend dans ton paradis pour info et te rendre jaloux ici il fait un petit 1° le soleil est caché sous de gros nuages gris les lumières sont nécessaires presque toute la journée et pour nous inonder de bonheur il tombe une petite pluie très froide enfin tu vois un temps magnifique que tu vas m'envier pardonne moi je t'en prie (rire)

    3
    hem59
    Samedi 7 Décembre 2013 à 07:24

    bel hommage sincère et sobre,  merci peache  

    bises Claudine  

    2
    Samedi 7 Décembre 2013 à 06:37

    Sans vouloir paraître sadique, j'avoue que je suis heureux qu'il soit enfin parti, j'avais mal dans mon coeur depuis plus d'un an, on le tenait en vie artificiellement, un homme de 95 ans qui a tant donné et qui devait espérer partir en paix, il n'avait même plus le droit de mourir tranquilement. D'autres avant ont tracé le chemin de la paix, de la tolérence et du partage, et ils sont maintenant tombé dans l'oubli et je ne doute pas que ce berger là connaitra le même sort

    passe une belle journée

    amicalement

    Claude

    1
    Lauryale
    Vendredi 6 Décembre 2013 à 19:54

    Magnifique ce poème que je ne connaissais pas.

    Merci et bises

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