• il y a comme un bruit

    Nous sommes en temps d'été, donc de congés, vacances et autres inoccupations baladeuses. Et les gens en vacances, en congés, en retraite se déplacent partout. Il n'est plus d'endroit isolé , tranquille, que les autres et les uns n'ont visité, pour quelques heures, quelques jours ou le reste de leur vie. Et bien sûr, ayant vécu en quelque lieu qu'ils ont aimé , ou qu'ils ont haï, ils veulent trouver dans leur nouvel eden , ce qu'ils avaient ou au contraire ne plus l'avoir. Et ce n'est pas si facile qu'on pourrait croire... ou espérer.

    C'est ainsi que dans de nombreux villages ou hameaux campagnards, il se peut que les visiteurs oient profusion de chants de coqs, de beuglement de bovins, de bêlements de caprins, d' aboiements de canidés, de martelages de forgerons, d'angélus, de cloches horaires , et toute cette sortes de preuves de la vie des naturels du lieu.

    Et aussi, que les ayant ouï, ils en fussent saturés et s'enfuient.

    Mais ce serait sans tenir compte de la supériorité pourtant immanente du citadin sur le rural, qui permet aux premiers cités de demander, pour les plus polis, d'exiger pour les plus convaincus, d'ester en justice pour les plus grognants pour obtenir le silence dont ils bénéficiaient en ville.

    Ces demandes, exigences ou procès, qui après avoir bien fait rigoler tous les paysans, cultivateurs, exploitants agricoles ou simples gens sensés, deviennent de plus en plus fréquents, ont poussé le maire d'un village du Gard à prévenir les visiteurs, en affichant à l'entrée de son bourg le panneau ci-dessous qui démontre avec éclat que le bon sens paysan est loin d'être une vue de l'esprit.

     

     


  • Commentaires

    5
    Jeudi 11 Juillet à 09:04

    C'est insupportable cet égoïsme. Certains devraient se souvenir d'où ils viennent.j'adore tous ces bruits de la campagne, c'est la vie.Laissons les imbéciles respirer à plein poumons la pollution, mettre les boules quiès pour dormir et prendre des transports en commun surchargés pour aller travailler pour des salaires de misère.

    Vive la campagne et la vie rurale.

    Bonne journée.

      • Vendredi 12 Juillet à 04:47

        le jour où les cons vont voler, ceux là n'auront pas besoin d'ailes

        bonne journée

    4
    Jeudi 11 Juillet à 08:56

    Bonjour votre publication fait figure de pâtisserie  entre madeleine de Proust (souvenirs d'un temps que les addict au MacDo ne peuvent pas connaitre ) et le Baba au rhum.(village gaulois trés résistant ).cool

    C'est un délice que de vous lire.

      • Vendredi 12 Juillet à 04:52

        Merci , c'est trop! comme il est dommage que ces hurluberlus coquecigruesques soient si nombreux !

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