• Ïambes pour une fierté défunte.

    Nous vivons d'étranges temps, au cours desquels tout et tous les contraires sont permis. Partout, des quidams de tous bords et parfois même de tous à la  fois s'arrogent des droits, suppriment des règles élémentaires, tuent ou font tuer, intriguent, mentent et trichent dans le diable sait quel but, se prétendent indispensables et ne sont que sacs vides, sans la moindre vergogne. Et, hélas, nombreux sont leurs adeptes...

    Ïambes pour une fierté défunte.

    L'homme célèbre ou seulement un peu connu
    Entrant au cénacle est soudain
    Entouré, applaudi, fêté sans retenue,
    Par ceux là même qui, le matin
    Chantaient à tous les vents leur indifférence
    Aux grands et aussi au pouvoir.
    Oubliant leurs propos, s'aplatissent le soir,
    Quémandent la délivrance
    D'un sourire, d'un mot, voire d'un simple regard
    Qui les hausserait sans retard
    Au niveau de celui qui pour eux est aimant
    Tant qu'il sera au firmament.
    Ils épient le plus petit trébuchement,
    Pour vite sur lui crier haro,
    Et chanter les louanges d'un nouveau héros.
    Hurler avec loups enragés,
    Est divertissement très prisé, sans danger,
    Qui rapporte à ces suffisants,
    De pauvres hochets, qu'ils croient être la gloire
    Pleuvant sur eux, vils courtisans.
    Piètre bénéfice, mais ils en font victoire,
    Et ils monseigneuriseront
    A nouveau sans vergogne dès qu'ils le pourront,
    La flatterie étant fierté
    Pour ces patte-pelus, faute de dignité.

     


  • Commentaires

    2
    Jeudi 26 Mai à 17:09

    il      suffit    de    se  souvenir   de   Darmanin ,   ou    Lemaire    agonisant   le   futur    président !

      • Vendredi 27 Mai à 04:23

        bis repetita de mon commentaire sur l'ambiguë ambidextrie ....

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