• Hésitations baptismales

     

    Hésitations baptismales

    A Nantes, qui fut chouanne et ne peut donc, à peine de mauvaise foi,  être taxée d’héréticité , un curé refuse de baptiser un enfant.
        Surprenant, non ?
        En effet, le baptême, ( du latin ecclésiastique baptisma lui-même issu du grec baptizein signifiant immerger ) qui,  selon  l’église catholique  admet celui qui le reçoit dans la famille chrétienne   ne semble  pouvoir être refusé à personne. 
        D’autant plus qu’au cours des siècles, il a été administré à des gens issus de toutes les autres religions, nationalités, ethnies et tout ce qui différencie les humains entre eux. 
        Même les femmes y ont été admises, malgré le peu de valeur que les hommes leur accordaient aux temps originels ...
        Le curé de la banlieue nantaise refuse donc le baptême à l’enfant en raison du crime rédhibitoire commis par la sœur du bébé : cette jeune fille  fait l’école buissonnière du catéchisme, ce qu’un personnage supposé éminent de l’église qualifie à la télévision d’absence de motivation familiale.
        Il est vrai que les indiens d’Amérique et  les peuples conquis aux temps des grandes découvertes manifestaient leur enthousiasme  et leur motivation, après avoir été convaincus par les arguments … frappants des  évangélisateurs de l’époque , et gagnaient ainsi, un peu malgré eux parfois, leur paradis. 
        Avant le baptême, on est païen, pas bon et promis aux flammes de l’enfer. Après, on est enfant de Dieu, donc élu. 
        Ce principe n’est pas valable en politique, on l’a échappé belle ! 
        Quoi que... aurait pu dire le grand Raymond.
        Ce refus revient à dire  que ce brave curé refuse à Dieu un enfant supplémentaire. Etant donné le nombre  des dits enfants, la perte ne serait pas bien grande, si il n’y avait cette fameuse parabole de la brebis égarée.
        Mais là, qui est égaré ? Le non baptisé ? La gamine qui refuse, la  misérable, d’aller au catéchisme, les parents qui ne l’y obligent pas, les inconscients, ou le curé novateur  qui se fabrique ses petites règles perso ?
        En effet, il y a quand même  eu depuis plus de 2000 ans, un nombre pour le moins conséquent de baptisés qui venaient de familles mécréantes, les pauvres, et même de familles qui ne voulaient pas entendre parler de la Parole, avec des sœurs, des frères voire des cousins qui n’allaient pas au catéchisme.    L'image exposée en chapeau en est la preuve, puisqu'il s'agit du baptême de Clovis. Il est vrai que c'était un roi ...
        Le vicaire épiscopal du curé " refuseur "  argue que "…..Ce nouveau-né pourra demander le baptême lorsqu'il aura grandi et choisi….. " C’est vrai.           
         Mais   l’église dit aussi qu’en dehors du baptême, on n’est pas chrétien, donc pas  enfant de Dieu. 
        Ce qui fait que si ce petit garçon, par un épouvantable malheur venait à quitter cette vallées de larmes liturgiques, il se retrouverait ipso facto dans les flammes infernales. On pourra me rétorquer qu’il est possible de baptiser en cas de danger de mort. 
        Alors ?
        Pourquoi  ne pas le baptiser maintenant, puisque, hélas, il est comme nous tous en instance de décès ?
        Y a-t-il une raison à ce refus ? Des instructions pour refuser ?
        Décidément, notre pauvre pape est bien mal parti !

     


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    el mektoub
    Mardi 24 Février 2009 à 10:54
    Il est hélas un constat que nous ne pouvons occulter, il s'agit simplement de considérer le fait politique en France pour s'apercevoir que nous ne sommes qu'aux prémices d'une "laïcité positive" vue par le chef de l'état et de ses "apôtres" Guaino, Mignon, Boutin et autre Thibaud Collin, lire ou re-lire pour bien comprendre le livre du sus-nommé écrit en 2004
    "La République,les religions, l'espérance".
    Tout au long de l'ouvrage, le candidat déjà déclaré, assène ses premiers coups de canif aux principes fondamentaux de la République dans l'indifférence générale.
    Morceaux chosis:
    "la vie spirituelle constitue généralement le support d'engagements humains et philosophiques que la République ne peut pas offrir, elle qui ignore le bien et le mal"

    Jamais la République n'avait été ainsi conspuée par celui qui se doit d'être le garant de son intégrité.Et gare aux athées."Je me suis toujours dit qu'il y avait de l' arrogance dans la certitude de la non-existence divine" il sait de quoi il parle , question arrogance.

    Il en va donc ainsi du prosélytisme de notre président, il est suivi par les pourvoyeurs de l'intégrisme , bientôt il nous sera difficile de pouvoir vivre dans cette liberté qui nous est chère , cernés de toute part par le fait du prince autant que par la volonté "divine" transposée par ses disciples à l'envi , par chacun de ses soit-disant représentants..

    VI GI LAN CE!!!
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :