• grosse(s) tête(s)

    grosse(s) tête(s)En ce samedi de décembre chaud et humide, après avoir travaillé notre Espéranto, nous avons échangé nos impressions au sujet de l’évolution intervenue sur ce caillou de lumière depuis une cinquantaine d’années, en termes de population, et des diverses manières de les informer.
    Nous avons remarqué qu’ une partie de notre société se sent victime d’une autre qui fait tout ce qu'il faut pour énerver les gens.
    Bon, d'accord, ce sont souvent les personnes chargées de diriger, calmer, voire policer les gens qui sont dans le collimateur.
    Mais, quand je dis une partie de notre société, ce n'est pas tout à fait exact.
    En fait, la partie qui énerve l’autre est une petite proportion de ceux qui exercent la noble profession de journaliste, qui, comme le citoyen moyen le croit, est chargé d’informer.
    Cette information est bien sûr faite par un très grand nombre de vrais journalistes, qui, lorsqu’ils critiquent, sont honnêtes et objectifs ce qui est très, très, loin des "révéalisations" de la partie  énervante de cette profession. 
    Les autres gribouillent, pas toujours en français compréhensible, dans des "journaux" dont le but ne semble pas d'informer, mais de donner une impression d’importance à "l'auteur". La nuance est de taille. Et surtout, d’attirer les sous des lecteurs.
    Une solution viable à ce problème, serait une prise de conscience de leurs employeurs pour assainir leur media par un changement effectif de leurs….. effectifs.
    Et, allez savoir comment, les Dieux de la conversation nous ont conduits vers un tout autre ordre d’idées, puisque nous en sommes venus à parler de terrains, et de propriétés, puisque notre hôte fut durant de longues années agent immobilier. 
    Une phrase, au détour de ces échanges, m’a intrigué et j’en ai demandé la signification . 
    Il avait été dit "… il possédait cette terre parce qu’il faut posséder quelque chose ". Ce qui m’interpellait était l’obligation, pour moi inhérente à la présence de "faut ", dans l’énoncé. La possession, dans l’esprit de son auteur, était relative à un bien immobilier, qui permettait à son propriétaire d’avoir une réserve, pour assurer son avenir. 
    L’emploi du verbe falloir exprimait donc l’idée que, pour assurer son avenir il est indispensable de posséder un bien immobilier. Nuance ! tout au moins sur le plan moral de la nécessité de travailler afin de gagner une retraite. 
    Ce qui, finalement est tout à fait naturel, et n’a pas de rapport avec les grosse(s) tête(s)assertions de Proudhon et Marx , pour qui la propriété individuelle est néfaste à l’humanité…
    Néanmoins, cette notion rejoint, plus ou moins en louvoyant, j’en conviens, le sempiternel dilemme entregrosse(s) tête(s) l’être et l’avoir ...
    De nos discussions n’a pas jailli la lumière, et c’est, finalement une satisfaction : nous sommes aussi bons que tous ceux qui discutent, promettent et ne tiennent pas de par le monde. 
    Cela fait plaisir d’exister, non ?


  • Commentaires

    1
    Mercredi 16 Décembre 2020 à 08:40

    Mais pour compléter ton propos de l'être et de l'avoir il y a aussi le paraître qui souvent cache  bien des lacunes .

    Très bonne journée

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