• grèvi grèva

    grèvi grèvaDans ma lointaine jeunesse, comme tous ceux qui essayaient d'éviter que les fins de mois commencent le 2 , j'ai fait partie d'un syndicat. Rien de transcendant dans cet aveu, me direz-vous, d'autant plus qu'il y a prescription !
    N'empêche que, au jour d'aujourd'hui, comme disait ma grand-mère, il y a toujours des gens pour qui les fins de mois commencent le lendemain de la paie, ce qui les oblige à essayer de se dépatouiller avec des problèmes divers et variés . Comme, par exemple, concilier le payement du loyer, la garderie des gamins, et les divers incontournables éléments de confort que sont l'eau, le gaz et l'électricité... Sans grèvi grèvaparler des patates et des nouilles qui leur permettent d’avoir assez de force pour travailler.
    Et parmi ces gens quand même pas aidés par la dureté des temps, il est une catégorie qui accumule tous les malheurs du monde, et dont la vie épouvantablement difficile, aléatoire et mal payée est un combat de tous les jours.
    Néanmoins et opportunité en plus, ces crève-la-faim ont tout de même un outil pour se défendre et enquiquiner le monde. Et ils en font un usage immodéré dès qu'un presque supposé éventuel frein à l'évolution l'augmentation de leurs misérables salaires se profile à l'horizon des tours de contrôle .
    grèvi grèvaJe veux parler des pilotes d'Air France, qui en ce moment même font joujou avec les nerfs des voyageurs potentiels . Et comme on les comprend .
    Ces pauvres gens, qui n'auraient pas dépareillé les Misérables de notre cher vieux Victor Hugo, volent (pilotent, pas truandent ) jusqu'à des 480, voire, par les temps de misère, jusqu'à des 500 heures.
    Par an.
    Pour un salaire "aumônal" (1) d'à peine 168000 € (cent soixante-huit mille) par an, soit, si on ramènegrèvi grèva cette obole l'heure, à peine 350 € .
    On comprend que cette situation soit insupportable. C'est ce que me disait ce matin mon voisin, qui perçoit en francs cfp l'équivalent de 670 € de retraite.
    Bon d'accord, il n'est pas titulaire d'un Bac+5, et, s'il voyageait en avion, il n'aurait pas le gîte et le couvert gracieusement assuré lors des escales....
    Finalement, le syndicalisme a du bon.
    Quand il ne prend pas les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

    ____________________
    (1) néologisme de mon cru, se rapportant à l'aumône, non encore admis par les petits hommes verts de l'Académie, mais ça viendra ….

     photos : lesdefinitions.fr ; www.canstockphoto.fr  ;www.amazon.fr ; cinema.theiapolis.com


  • Commentaires

    3
    Mardi 16 Septembre 2014 à 21:36

    De toute façon, moi je n'aime pas trop l'avion; je préfère le bateau... Bien que pour aller au bout du monde, c'est un peu longuet !

    2
    Lundi 15 Septembre 2014 à 22:32

    je continue à payer ma cotisation au syndicat ... en hommage à mon père, ouvrier, qui avait donné de son temps .... 

    plus d'argent, plus de besoin ... c'est un drôle de monde.

    bonne soirée 

    1
    Lundi 15 Septembre 2014 à 08:25

    Cette grève ne m'affecte pas, comme tu le dis si bien, ce que nous percevons en salaire ou retraite, ne nous permet pas d'envisager le moindre voyage, il ne reste que le rêve et pour ça, même cette grève ne peut venir le perturber

    amicalement

    Claude

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