• Ghiyath ed-din Abdoul Fath Omar Ibn Ibrahim al-Khayyāâm Nishabouri, le vendeur de tentes

    Ghiyath ed-din Abdoul Fath Omar Ibn Ibrahim al-Khayyāâm Nishabouri, le vendeur de tentesO toi qui es venu tout ardent du monde de l'esprit,
    Toi qui, stupéfait, t'interroges sur le cinq, le quatre, le

    six et le sept, 
    Bois du vin, car tu ne sais d'où tu es venu.

    Réjouis-toi, car tu ne sais où tu vas.
    Disait Umar Khayyââm il y a presque mille ans.
    Il était savant, puisque c'est lui qui a déterminé la durée exacte de l' année, il était poète, puisqu' il a écrit des  centaines de poèmes, et musulman, mais il avait une forte propension a apprécier, que dis-je, à sublimer le vin et les femmes.
    D'aucuns, par exemple les fondamentalistes - qui sévissaient déjà à cette lointaine époque - d'aucuns donc  le disaient mécréant , et il fut mis à l'index , ce qui démontre que les chrétiens, et les catholiques en particulier ne sont pas les seuls à honnir ceux qui ne suivent pas à la lettre les prescriptions qui arrangent ceux qui dirigent.
    Que dirait-on de lui s'il vivait aujourd'hui..............?
    Tout le monde sait que je n'ai jamais murmuré la moindre prière.
    Tout le monde sait aussi que je n'ai jamais essayé de dissimuler mes défauts.
    J'ignore s'il existe une Justice et une Miséricorde...
    Cependant, j'ai confiance, car j'ai toujours été sincère.
     
    Finalement, c'était un sacré poivrot, paillard et jouisseur, mais d'une lucidité que nous ne pouvons qu'espérer entrevoir un jour.
    J'avais sommeil.
    La Sagesse me dit: "Les roses du Bonheur ne parfument jamais le sommeil.Ghiyath ed-din Abdoul Fath Omar Ibn Ibrahim al-Khayyām Nishabouri, le vendeur de tentes
    Au lieu de t'abandonner à ce frère de la Mort, bois du vin.
    Tu as l'éternité pour dormir."

    Je l'aime bien, moi, Umar. il était sans illusion, ni sur lui ni sur ses semblables,  mais il était sincère et croyait en l'homme :
    Au-delà de Terre, au-delà de l'Infini, je cherchais 
    à voir le Ciel et l'Enfer.
    Une vois solennelle m'a dit 
    " le Ciel et l'enfer sont en toi " . 
    _______________________

    les textes en italique sont des quatrains de Umar Khayaam, extraits des Roubaïates dans la traduction de Fitzgerald Edwards, vers 1850

    images :cercle-hanif.netwww.marelibri.com 


  • Commentaires

    3
    Lauryale
    Dimanche 10 Avril 2016 à 18:28

    Malheureusement ce n'est pas le poète  dont se réclament  les imams de France ... Quitte à nous ramener plusieurs siècles en arrière, il feraient bien de s'inspirer de celui là. Mais ce sont dans l'ensemble de tristes sires que ni le vin, ni la poésie ne sauraient atteindre.

    Bises

    Laure

     

    2
    Mercredi 23 Mars 2016 à 09:41

    Bonjour Peache, j'ai toujours préféré les mécréants à ceux qui se proclament 'croyants", et la vie m'a bien prouvé que j'avais raison, encore à ce jour.

    Bises et belle journée sur ton isle.

    1
    Mercredi 23 Mars 2016 à 06:43

    Chacun de nous porte en lui le bien et le mal, c'est comme pour le jardinier, dans son jardin il a de mauvaises herbes et des roses, il a le choix d'entretenir les roses pour que son jardin soit luxuriant, ou alors de privilégier les mauvaises herbes. Notre cœur est un grand jardin, et je suis comme toi, j'aime cultiver les roses

    Amicalement

    Claude

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