• galimatias

    galimatiasA l'initiative de MM Adenauer et de Gaulle, un nouveau concept géographico-politique (ou politico-géographique, selon l'idée qu'on s'en fait) est né à la fin des années 1950.
    Ces deux personnalités espéraient ainsi mettre fin aux luttes intestines entre les diverses composantes de ce que quelques uns saluent du beau nom d'Europe et deux ou trois "outre atlantiquains" d'un condescendant Vieux Monde ( avec quand même des galimatiasmajuscules, car ils en sont, pour la plupart, issus).
    Et, tant bien que mal, cette belle utopie a fini par voir le jour, pour devenir l'Union Européenne. Cette union comprend 27 pays, aux vingt-cinq ou six langues différentes, qui se réunissent en un parlement où chacun parle son idiôme favori, plus ou moins bien traduit par le truchement d'interprètes.
    Bien sûr, l'idée d'imposer un langage commun à toutes les composantes de ladite union est venue à quelques uns des membres de cette docte communauté .
    Mais la levée du bouclier de chacun de ceux qui, s'estimant lésés, opprimés, et même méprisés par cette intolérable incursion dans leur dignité ou de ce qu'ils croient être leur importance, a mis fin à cette louable tentative.
    galimatiasNéanmoins, et sens pratique en plus, les grands bretons, sans rien imposer, mais en refusant de comprendre ou de parler les langues des autres, ont fini , à leur corps défendant apparent, mais à leur 
    grande satisfaction devant l'absence de résistance des autres états, par obtenir que leur sabir soit la langue de communication entre les peuples. Cette situation, acceptée par snobisme par quelques uns, par lassitude par quelques autres, voire parfois par obligation économique, est devenue normale. 

    Cependant, et tous ceux qui l'ont apprise vous le confirmeront, seuls ceux dontgalimatias cette prétendue langue de communication est aussi maternelle  qu'accompagnée d'un incommensurable complexe de supériorité , c'est à dire les seuls britanniques, en comprennent toutes les subtilités. Et de fait, les propositions, demandes et décisions des instances dirigeantes européennes parviennent à peine par moitié aux destinataires.
    Des incompréhensions desquelles découlent des oppositions, des discussions interminables et des querelles d'apothicaires qui nuisent grandement à l'évolution de cette belle idée. Et bien sûr à la grande satisfaction des riverains d'outre Atlantique, qui ne voyaient (et ne voient toujours pas) d'un bon œil la naissance cette entité appelée à devenir génératrice d'ombre pour leur propre ego surdimensionné.
    Plus le temps passe, plus la nécessité d'un système de communication commun se fait ressentir. Il faudrait une langue n'appartenant à aucun des participants, afin de ne froisser aucune susceptiblité, éviter les jeux de mots intraduisibles et donc incompréhensibles par les non locuteurs.
    Il faudrait une langue sans référence historique ou culturelle, facile à apprendre, dans laquelle les textes seraient écrits, et que les divers éléments de l'assemblée traduiraient dans leur propre langue. Il n'y aurait donc qu'une traduction.
    galimatiasOn éviterait ainsi les quiproquos, les incompréhensions, et par suite les retards et les pertes de temps –et d'argent– en découlant.
    Cette langue existe.
    Elle a été créée par un européen génial, qui espérait ainsi amener ses contemporains à une coexistence pacifique. Le moins qu'on puisse dire est que son vœu n'a pas été exaucé, si on regarde les ravages provoqués par les divers tyranneaux, dictateurs ou apprentis sorciers sur legalimatias continent.
    Les millions de citoyens de toutes origines qui apprennent et parlent l'Espéranto en sont témoins, il est parfaitement possible d'atteindre cette compréhension internationale. Je vois ici ou là des sourires ironiques voire parfois un tantinet condescendants.
    Mais, Ô incrédules ! Que vous le vouliez ou non l'utopie est le seul véritable moyen de faire bouger les lignes...
    Et un jour, c'est sûr, le bon sens triomphera.


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  • Commentaires

    4
    Samedi 28 Avril 2012 à 22:12

    ave, ô Bonobo! c'est justement parce qu'il n'est pas représentatif d'une culture qu'il est l'instrument idéal de communicatiiobn  entre les cultures hétéroclites qui grenouillent en Europe. N'ayant pas " d'histoire", il n'entraîne pas de "rancune", et aura (je ne dis pas " aurait"...) un rôle stabilisateur. Mais on piourait peut-être essayer le joual , qu'en penses-tu? Comment va la vie en Canadie?

    3
    Bernard Rousseau
    Samedi 28 Avril 2012 à 18:02

    Au risque de jeter du whisky sur le poivrot, l'esperanto n'est pas représentatif d'une culture et n'est donc pas une langue qui elle est distinctive et représentative d'une culture. C'est aussi pour cette raison que l'esperanto ne sera jamais adopté en tant que langue commune à un troupeau d'humains chauvins...

    2
    Samedi 28 Avril 2012 à 09:23

    tout à fait de ton avis, sauf que l'Espéranto n'est pas un dialecte, mais une langue. Tu peux trouver des cours gratuits et fort bien faitts sur lernu.net

    1
    Samedi 28 Avril 2012 à 08:33

    Il y a plus de trente ans que je me suis intéressé à l'Espérento, car comme toi j'y ai toujours vu la solution qui balayerait les barrières linguistiques, hors je n'ai jamais pu m'initier à cette langue, car nulle part je n'ai trouvé de documents ou un groupe pour apprendre et pourtant je reste persuadé que c'est dans ce dialecte là que viendra la solution

    amicalement

    Claude

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