• fusillade

    fusilladeIl y a quelques jours, 8 personnes, femmes et hommes mêlés, ont été passés par les armes, terme presque élégant pour dire fusillés.
    Ils ont été condamnés pour trafic de stupéfiants, par les tribunaux indonésiens. Deux australiens ont subi cette peine, et il ne fait pas bon être  indonésien dans la grande île, ces jours-ci. 
    Les autorités font preuve d'une grande prudence dans leurs commentaires sur cette triste affaire . La presse, par contre est très remontée contre le président indonésien, que le journal The Herald Sun, présente comme un assassin dans sa une du 30 avril 2015 (portrait of a killer).
    Pourtant, les propos des gens de la rue qui parlent de l'exécution, sont plus nuancés, la lutte contre les stupéfiants étant ici aussi une priorité.
    Quelques uns, ayant vraisemblablement souffert des méfaits de diverses drogues, sont seulement inquiets sur la certitude de culpabilité des exécutés.
    fusilladeJe n'ai évidemment pas l'intention ici d'émettre la moindre critique relative à la justice ou au gouvernement de l'Indonésie. chaque état étant souverain, et libre, donc responsable de ses options de gouvernement.
    Sauf que, comme beaucoup de pays se disant civilisés, la peine de mort y est toujours en vigueur, et appliquée.
    Le moyen employé, qu'il soit potence, fusil, chaise électrique ou injection létale, lapidation ou couteau d'égorgeur importe peu. Il est aussi barbare, primitif et inhumain partout, même – et peut-être surtout - dans les pays qui se targuent d'être "grands" et à la pointe de la civilisation.
    Bien sûr, il y a à peine plus de trente ans que cette méthode de vengeance de la société n'a plus cours chez nous, et nous n'avons pas grande gloire de l'exemple de nos ancêtres sur ce plan-là.
    Mais au moins nous avons réussi à dépasser la sauvagerie.
    J'ai entendu des gens, biens sous tous rapports, clamer, à l'instar d'Alphonse Karr "Que messieurs les assassins commencent ", d'autres ne vouloir la conserver que dans certains cas seulement, en énumérant une suite de crimes plus horribles les uns que les autres. D'autres encore, suivant Hugo et Lamartine, déclarant que condamner à mort est se mettre au niveau de l'assassin, que tuer l'auteur d'un crime ne rend pas la vie à sa (a ses) victime(s), que la loi du talion n'est pas digne d'une société civilisée, etc... Il est certain que, l'homme n'étant que ce qu'il est, les crimes commis doivent être sanctionnés, d'une manière si possible dissuasive, la récidive se produisant malheureusement souvent. Ce qui démontre aussi, accessoirement, que la prison, dans sa conception actuelle, n'est guère plus efficace.
    En effet, un innocent fusillé, même si par la suite il était réhabilité, ne tirerait pas grand bénéfice de cette reconnaissance tardive, ce qui a maintes fois été constaté entre Seattle et Miami, pour ne citer qu'une nation.
    J'allais écrire grande nation, mais je crois que le maintien de cette sanction définitive ne permette à aucune nation de mériter ce qualificatif. 
    Alors que faire ?
    Il faut éduquer, éduquer et éduquer encore.
    Mais comme je l'ai dit plus haut, l'homme n'est que ce qu'il est...

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  • Commentaires

    1
    Lundi 4 Mai 2015 à 07:30

    Que l'on se classe dans une catégorie ou dans l'autre, rien ne corrige les torts que subissent les victimes, par contre il reste un chemin à faire pour éviter la récidive, rendre la mort pour la mort n'est pas une solution, éducation en amont c'est bien, mais pour le mal accompli, il reste des protections à mettre en place de façon à ce que ça ne recommence jamais et nos prisons ne sont pas adaptées pour ça, certains individus ne devraient plus jamais retourner dans la rue

    amicalement

    Claude

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