• ferroutage et suppressions

     

           Bon jour ! Il y a bien des lunes, pendant  l’époque  qui a précédé nos temps incertains, la SNCF qu’on nommait encore  " les chemins de fer, dans le langage des compagnons cheminots, employait près de 400.000 personnes dans ses dépôts de locomotives, ses entretiens de wagons, ses gares,  sur ses voies. Bon jour !
         Depuis, le nombre des trains a fortement diminué, des lignes "  non  rentables "  ont été supprimées, des gares ont été fermées, une bonne partie du fret est passé sur les autoroutes,  et le nombre des camions a proliféré d’une manière exponentielle.
          Ils sont maintenant presque 2  fois et demie  moins nombreux. 
         Bien sûr, il faut moins de personnel pour l’entretien  et la conduite des locomotives, l’exploitation des gares et le maintien en état des voies, grâce aux progrès de la technique. 
         Bien sûr les impératifs de la rentabilité sont incompatibles  avec un  personnel que certains n’hésitent pas à qualifier de pléthorique. Bon jour !
        Bien sûr l’organisation européenne exige une concurrence loyale et – paraît-il- bénéfique  pour les économies nationales et par conséquent pour le bonheur sans faille des peuples. 
         En tous cas, c’est ce que disent ceux qui décident, sans bien savoir souvent ce qu’est une caténaire, un roulement de conduite, un  retour en voiture ou un sabot de frein, sans parler des systèmes Westinghouse  et autres attelages automatiques. 
         Mais est-il besoin de savoir ce qu’est fondamentalement un œuf quand on veut faire de l’élevage  de poules en batterie ?
         Nous sommes maintenant entrés dans une période d’économie écologico-politique, et ce qui était  l’élément indispensable au bon  fonctionnement d’une société,  l’élément incontournable du fonctionnement de toute entreprise, en un mot l’homme, est devenu si accessoire qu’on pourrait se  demander même, si,  dans les sphères éthérées des  gouvernements  il est vraiment nécessaire , en dehors bien sûr des périodes électorales. 
         Qu’importe si le quidam des campagnes passe d’interminables heures dans sa vieille voiture pour rejoindre son lieu de  travail qui, bientôt, lui sera retiré au nom de la sacro sainte rentabilité de l’entreprise.
       Bon jour !  Pourtant, bien sûr que le transport des camions par voie ferrée rendrait les routes plus sures,  diminuerait la production d’oxyde de carbone et créerait des emplois. 
         Mais ce serait vraisemblablement trop simple

     

     


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  • Commentaires

    2
    hem59
    Mardi 20 Octobre 2009 à 01:10
    il est certain que cette logique du tout rentable mène à l'illogisme même car en même temps que l'on supprime des gares de frêt car non productives  la SCNF fait à grands renforts d'euros  la pub pour le ferroutage !!!
    allons y comprendre quelque chose !!!!
    1
    el mektoub
    Lundi 19 Octobre 2009 à 16:36
    pour répondre à ton questionnement, la réponse a un nom "lobbying"  ou lobbyisme cxu ne!
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