• évolution exponentiellement matheuse

    évolution matheuseTitre saugrenu, direz-vous ! Eh ben pas tant que ça !
    Nombreux furent les maîtres d'école, et les professeurs qui ont essayé, par tous les moyens, de la persuasion à la force, de faire entrer dans ma caboche les rudiments de ces monstres apocalyptiques que sont pour moi les mathématiques. Et ceux qui ont eu la chance de fréquenter les écoles primaires des années 40 sauront de quoi je parle quand j'évoque la force de persuasion des hussards de la République de ces temps remplis du soleil de mon enfance...
    Et pourtant, malgré les pensums, les colles, les calottes et tout le cortège des moyens incitatifs utilisés à monévolution matheuse
    égard ( bien que égard soit un délicat euphémisme en l'occurrence ), ma culture calculatrice s'est résumée ( et se résume toujours ) à quelques tables de multiplication, à quelques additions et deux ou trois divisions ( sans virgule, il ne faut pas rêver ).
    Quant aux théorèmes, et autre postulats , il est préférable de parler d'autre chose ...
    Bénis soient ceux qui ont inventé les calculettes !
    Je ne parle évidemment pas de ces infernales machines qui parlent de sinus et cosinus et autres bizarreries. Heureusement, j'ai quand même appris à lire, ce qui m'a plongé dans d'abyssales interrogations lorsque j'ai lu, ce matin, dans un journal paraissant pourtant sérieux, qu'une jeune fille a obtenu 21,05 de moyenne au baccalauréat .
    Sur 20 .
    Je ne doute bien sûr pas des capacités de cette jeune personne, qui mérite toute l'admiration, et le respect, mais comment diantre peut-on , palsambleu, obtenir une moyenne supérieure au maximum de la notation.
    On élucubre que des coefficients sont affectés à certaines notes, que selon le type d'études, certaines matières sont plus cotées que d'autres .
    évolution matheuseCe qui, dans ma compréhension, signifie qu'un mathématicien n'a pas besoin de bien savoir lire ni de bien comprendre ce qui est écrit, du moment qu'il sait compter.
    Et réciproquement.
    Et, quoi qu'on en dise, ces coefficients sont une forme de ségrégation sélective.
    Car, enfin, un élève qui obtient 20 sur 20 a produit un travail parfait.
    Point barre, dirait mon petit-fils.
    Ce que confirme péremptoirement mon cher Larousse, parfait est un adjectif signifiant :
    évolution matheuseQui est tel au plus haut degré, complet, total. Qui est ce qu'il est de façon absolue, sans la moindre restriction.
    Quand le maximum est atteint, il est impossible, quand on est sensé, d'aller plus haut.
    Quand on est insensé aussi, d'ailleurs.
    Les sherpas qui atteignent le huit mille huit cent quarante-huitième mètre du Chomolungma, à qui les anglais ont donné leévolution matheuse nom d'un scientifique …. anglais, les sherpas, donc, savent qu'ils sont sur le toit du monde, et que quiconque ni personne, comme disait ma grand' mère, ne peut aller plus haut.
    Et la charmante jeune fille qui a obtenu 21,05 de moyenne serait donc, forcément, d'une autre espèce que le commun des mortels.
    En fait, bien que très savante, elle est parfaitement et définitivement humaine.
    Je n'en dirai pas autant des hurluberlus qui lui ont attribué cette moyenne.. coquecigruesque !

    photos :berangere28.free.frdom62160.skyrock.comwww.ecolebuissoniere.org


  • Commentaires

    1
    Dimanche 12 Juillet 2015 à 22:29

    Merci Peache. La lecture de ton pensum va illuminer le restant de ma soirée : j'ai tellement ri en te lisant ! et tiens je te donne 22 (c'est mon chiffre porte bonheur, n'y vois pas de macabres calculs !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :