• Evaluation sulfureuse

    Evaluation sulfureuseQuelqu'un, dans les altitudes de la République, peut-être en raison du climat sécuritaire qui parfume de remugles nauséabonds l'ambiance de notre début de siècle, a eu une idée lumineuse, puisque venant d'en haut.
    Il s'agissait de faire "tester " les enfants en grande section de maternelle par les Evaluation sulfureuseenseignants pour définir si ils sont dans le moule , donc dans la catégorie Rien à Signaler, à risque, donc à surveiller , ou à haut risque, ce qui, sans évidemment être bien défini, peut conduire le misérable gamin sur les voies de l'oisiveté, donc de la délinquance, voire, ultime horreur, à voter du mauvais côté.
    A la suite de leur classement, les élèves des deux dernières catégories auront des "séances d’entraînement " quotidiennes. De quelle sorte "d'entraînement" s'agira-t-il ? Toutes les hypothèses peuvent être envisagées. Les enseignants "définisseurs" Evaluation sulfureuseseront donc les maîtres d'oeuvre de cette classification, et par conséquent rien ne pourra être reproché aux instigateurs. C'est y pas malin, ça ?
    Bien entendu les parents d'élèves et enseignants ont rué dans les brancards, et une secrétaire d'état a qualifié de maladresse les mots employés, ce que le ministre de l'Education Nationale a confirmé le lendemain. L'intervention de ces sommités ouvre la perspective d'un questionnement qui va forcément tarabuster les cortex des citoyens lambda.
    En effet, selon les critères qui semblent en vigueur dans notre belle République, les ministres, qui sont gens instruits et intelligents, sont supposés connaître la langue du pays , le français. Et ce depuis l'ordonnance de Villers-Cotterêts, de François (déjà …) Premier en 1539. Evaluation sulfureuse
    L'excuse vaseuse de la maladresse me parait donc sacrément tirée par les cheveux. Il semble bien que ces termes, pour la raison exposée ci-dessus, Evaluation sulfureuseétaient au contraire soigneusement choisis, et les intentions qu'ils sous entendaient bien précises.
    Ou alors on pourrait croire que les ministres écrivent n'importe quoi, ou ne relisent pas les textes de ceux qui écrivent pour eux...
    Ce qui revient au même, finalement, mais serait tout de même étonnant.
    Comment s'appelle ce grand frère, déjà ?
    Ah oui ! Big Brother...


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  • Commentaires

    3
    Mardi 25 Octobre 2011 à 07:12

    Si mes souvenirs sont bons, le petit Nicolas n'avait-il pas préconisé la détection des coportements à risque dès l'âge de 3 ans ?

    Terrifiant ! Mais plus terrifiant encore le nombre de citoyens parfaitement républocains qui ne voient là rien de bien méchant !

    Passionnant ce blog !

    2
    Lundi 24 Octobre 2011 à 04:27

    hélas....

    1
    Bernard Rousseau
    Dimanche 23 Octobre 2011 à 21:29

    Et pourquoi pas dès la naissance... Et même dès la conception. :o)

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