• esclavage

    esclavageEsclavage.
    Mot terrible qui, bien des années après son abolition légale existe toujours , partout, avec sinon l'accord tacite, du moins avec une indifférence qu'on n'ose dire complice, de tout ce que notre monde compte de dirigeants, politiciens respectables ou politicaillons ,citoyens lambda, quidams ou célèbres.
    De temps à autre, une journée est consacrée à la commémoration de l'abolition de cette abomination, quelques gerbes sontesclavage déposées aux pieds de monuments, quelques minutes de silence rendent hommages à des millions de victimes, et chacun passe à autre chose.
    Esclave.
    Ce mot apparaît en français vers la moitié du 12ème siècle, venant du latin sclavus, autre forme de slavus, mot latin désignant les slaves, groupes ethniques d'Europe centrale et orientale.
    Le changement de sens de "slave " en "esclave" s'explique par le grand nombre de Slaves réduits en esclavage dans les Balkans par les Germains et les Byzantins pendant le haut Moyen Âge.
    Aujourd'hui, l'inconscient collectif rapporte ce mot à la traite négrière, horreur lucrative et officielle qui dura du milieu du 15ème jusqu'au milieu du 19ème siècle.
    Pourtant, cette exploitation a toujours existé, depuis qu'un humanoïde en cours d' humanisation a utilisé sa force pour en dominer un autre. Avec le progrès, inéluctable évolution, l'invention de la politique, utopique esclavageidée des vieux grecs, les moyens d’asservissement ont "progressé".
    Des blancs ont asservi des blancs, des noirs ont asservi des noirs, des blancs ont réduit des noirs, des noirs ont réduit des blancs.
    Et quand les religions sont nées, au nom de dieux plus ou moins improbables, tout un chacun a voulu se sentir supérieur et a perpétué la raison du plus fort, avec la bonne conscience de celui qui est sûr d'avoir leesclavage vrai dieu avec lui.
    Pour illustrer ce dernier point, il suffit de se souvenir de la fameuse controverse de Valladolid, qui a admis la présence d'une ame dans les indiens , les mettant presque à égalité avec les conquistadors.
    Les fers ont évolué, et sont aujourd'hui remplacés par les différentes monnaies, par ces entités saugrenues mais implacables qu'on nomme pudiquement lois des marchés, par les ambitions, les soifs de lucre effrénées, l’égoïsme et l'indifférence.
    Une nouvelle controverse permettrait-elle d'admettre que chacune et chacun d'entre nous vaut autant que l'autre. ?
    On peut toujours l'espérer..

     photos : xulux.fr; newvoradio.fr ; meltybuzz.fr; ac-grenoble.fr


  • Commentaires

    4
    Vendredi 16 Mai 2014 à 22:03

    Le salariat parfois, voire souvent, s'apparente à l'esclavage, il suffit de voir les ouvrières du textile au Bengla Desh, ces malheureux mineurs turcs ou autres.... Merci pour ce texte Peache et belle journée

    Esclarmonde

    3
    Vendredi 16 Mai 2014 à 07:10

    Je passe te lire mais je ne met pas souvent de commentaire, alors aujourd'hui je voulais juste te remercier pour ta générosité intellectuelle

    bonne journée

    bisous

    marie

    2
    Mercredi 14 Mai 2014 à 12:03

    Merci pour vos visites sur mon blog, je vois que l'Histoire vous tient à coeur....Votre article en dit long sur la nature humaine !

    A bientôt, Fabienne

    1
    Mardi 13 Mai 2014 à 08:30

    Avoir des gens, avoir un chien, avoir un cheval, avoir une maison, avoir un verger, avoir un compte en banque, avoir beaucoup d'argent, l'humain ne pense qu'en terme de possession, peut être pour donner de l'importance à sa médiocrité.

    passe une belle journée

    amicalement

    Claude

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