• disparition en cours

    Dans nos montagnes, depuis de nombreuses semaines d’années , nos ancêtres et nos grand pères se sont nourris de chasse et de cueillette. Ils savouraient, en autres délices, les brimbelles, que les parisiens et les gens qui veulent faire croire qu’ils savent nomment myrtilles pour avoir l’air instruits . La cueillette de ces si jolies baies se faisait en cette merveilleuse région grèseuse où les sapins, les hêtres et quelques chênes donnent depuis la nuit des temps, refuge aux sotrés et autres lutins facétieux .
    Et, surtout elle était souvent l’occasion de rencontrer l’ineffable, l’aussi extraordinaire que mystérieux darou dextrogyre selon qui vivait sur le versant alsacien ou le versant lorrain de la Vôge.
    Et, comme tous deux marchaient à flanc de ballon, au cours des temps, les pattes gauches du darou
     alsacien devinrent plus courtes que celles de droite, et qu' il en fut de même pour le darou lorrain . Les darous alsaciens, depuis que Heinrich Heine avait fait connaître la maléfique Lorelei aux cheveux d’or avaient, pour peut être venger le pêcheur, décidé de devenir tous femelles, tandis que les darous lorrains, têtus comme leurs ancêtres celtes, avaient décidé de rester mâles.  
    Quand ils se rencontraient, les darous alsaciens et les darous lorrains se trouvaient tête à tête ou cul à cul, ce qui rendait l’acte reproducteur pour le moins acrobatique, voire périlleux.
    Et, forcément, la reproduction de l’espèce était devenue très difficile.
    D’autant plus qu’en Alsace, le darou allait du Sud au Nord en suivant le Rhin, tandis qu’en Lorraine, il allait du Nord au Sud, en remontant la Moselle pour aller chercher, vers Bussang, lequel des ruisseaux qui arrivent à la fontaine de granit est sa véritable source.
    On dit que cette source est magique et permet au darou de modifier à volonté la longueur de ses pattes pour pouvoir les mettre à la même longueur .
    Hélas, jusqu’à présent, personne n’a encore découvert la vraie source de la rivière, probablement à cause de cette damnée Lorelei.
    Malgré cette adversité, ne désespérons pas, un sotré viendra un jour, juste à temps, guider le dernier darou lorrain jusqu’au Graal , et lui permettra de convoler en juste noces avec la dernière darou alsacienne, qu’ils vivront heureux et auront beaucoup d’enfants, renouvelant ainsi l’espèce, pour la plus grande joie des mangeurs de brimbelles.

    images :sites.google.com ;cryptikiz.wikia.com ; naturalpha.skyrock.com


  • Commentaires

    8
    Lauryale
    Mercredi 3 Mai à 19:55

    Ha ! Ha ! Nous avons fini par nous rencontrer tout de même, sans cueillette de myrtilles ... Bises

      • Jeudi 4 Mai à 02:11

        elles ne poussent pas ici, mais il y a des dahus, qui ont, eux, les pattes droites plus courte que les pattes gauches, car, puisque nous sommes dans l'hémisphère Sud, ils tournent dans l'autre sens, comme l'eau dan les siphons des éviers, et les gens, qui eux, ont la tête en bas, essaient d'imiter les vouzots, car il y en a beaucoup chez vous qui, eux,  marchent sur la tête, et même passent à la télé

    7
    Lauryale
    Mercredi 3 Mai à 19:53

    Ha ! Ha ! Nous avons fini par nous rencontrer tout de même, sans cueillette de myrtilles.

    6
    Mercredi 3 Mai à 08:56

    Et surtout des vacanciers Parisiens que nous emmenions de nuit dans la forêt pour chasser le darou ou dahu comme il nous arrivait de l'appeler, ces mêmes parisiens que nous envoyons en forêt une échelle sur le dos pour aller cueillir les brimbelles, on leur disait que les meilleurs poussait à la cime des brimbelliers et qu'il fallait une belle échelle pour les atteindre, ça riait dans le village quand on les voyait passer.

    Amicalement

    Claude

    5
    Mardi 2 Mai à 10:17

    Une belle légende, les rencontres sont parfois difficiles et perpétuer l'espèce problématique.

    Mais il ne faut pas désespérer.....

    Bonne journée.

      • Mercredi 3 Mai à 04:53

        le darou, hélas, se reproduit moins que les cons !

        belle journée

         

    4
    Mardi 2 Mai à 09:56

    Chez moi en Franche Comté on l'appelle le Dahu, il serait né d'une transformation de la princesse bretonne Dahut, punie pour avoir donné les clefs de la ville d'Ys au diable. La chasse au dahu est très prisée! smile

    Kisetoj Peache, bonan semajnon.

      • Mercredi 3 Mai à 04:44

         

        La vivo estas surprizplena. Kisetoj 

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