• dette

    detteDankegon Grekoj pro via grava leciono pri demokratio. Indas memorigi al ciuj ke ne la bankoj regas la ŝtatojn sed la popoloj. Kaj kiam la registaroj alianciĝas kun bankoj por premi kaj ekspluati popolojn ili perfidas siajn mandatulojn. (1)
    C'est par cette phrase que mon ami Ivan, éminent membre de notre club espérantiste a commencé son exposé, lors de la réunion de samedi dernier.

    J'ai pensé qu'elle constituerait un excellent préambule. 
    La situation de la Grèce, si elle n'est pas désespérée, est pour le moins critique.
    Elle n'est pas désespérée, car un peuple qui ose refuser de se plier à des diktats aussi affamants qu'infâmants, ce peuple-là ne peut pas échouer.

    Ce pays est endetté, comme tous les pays du monde, et on nous a appris qu'une dette doit être remboursée. En l'occurrencedette par tout le monde. En Europe, quelques états, bien qu'endettés aussi, sont intransigeants.
    Surtout envers les plus faibles .
    Je ne suis pas très versé en économie politique ( délicat euphémisme pour avouer ma totale ignorance ), mais j'ai du mal à comprendre que des économistes éminents, sinon sensés, infligent des amendes à ceux qui ne peuvent pas payer, ce qui alourdit leurs dettes et les fait entrer dans le cycle infernal qui les conduira soit à la faillite, soit à la révolution, et les mettront dans l'impossibilité de rembourser.
    Cette façon d'agir ressemble fort au geste du maître nageur maintenant la tête de l'apprenti nageur sous l'eau   pour lui apprendre à nager.
    D'autant plus que ceux qui appuient le plus fort oublient qu'il y a une dizaine de semaines d'années, leurs anciens occupaient la Grèce et imposaient un prêt forcé de 476 millions de reichsmarks, prêt qui n'a jamais été remboursé. 

    Ces millions de marks de 1941 ne sont qu'une goutte d'eau en comparaison avec les dettes actuelles des états, c'est certain. 
    detteLe principe de refus de remboursement est présenté sous couvert de l'accord de Londres de 1953 pris pour ne pas étrangler l'Allemagne, et éviter le retour des événements qui en ont découlé .
    Néanmoins, cet accord n'interdisait pas aux victimes de demander par la suite, quand l'Allemagne serait rétablie, un remboursement échelonné.... Ce qui a été soigneusement oubliés par tous les gouvernements qui se sont succédé.
    Par peur de perdre quelques euros, par crainte des mouvements populaires, ou, pire, pour protéger quelques ploutocrates, on permet aux banques d'étrangler les peuples. 

    Il est un principe selon lequel, comme je l'ai dit au début de cette chronique, toute dette exige un remboursement.
    On a bien vite oublié les causes de l'actuelle crise mondiale, à savoir les exactions de Goldman-Sachs et autres truands  phynanciers en col blanc et limousine.
    Et je me souviens de ces vers de Victor Hugo, dans l'Année Terrible :

    Que votre aveuglement produit leur cécité ; 
    D’une tutelle avare on recueille les suites, 
    Et le mal qu’ils vous font, c’est vous qui le leur fîtes. dette

    Souhaitons que cette attitude arrogante des riches méprisant les pauvres ne soit pas l'un des prémices d'une catastrophe. Le monde n'en a pas besoin .
    Il est vrai que les requins de la "'phynance " chère à Alfred Jarry ne meurent que très exceptionnellement sur les champs de bataille....

    ____________________

    (1) Merci beaucoup, Grecs, pour votre importante leçon de démocratie . Il est indispensable de rappeler à tous que ce ne sont pas les banques qui régissent les états, mais les peuples . Et quand les gouvernements s'allient avec les banques pour oppresser et exploiter les peuples, ils trahissent leurs mandataires.

    photos : geopatrimoineathenes.wordpress.com ; 1dex.ch;bleuchalou.centerblog.net ; jacques-le-bris.over-blog.com


  • Commentaires

    3
    Vendredi 13 Février 2015 à 02:58

    @Esclarmonde, La Grèce est  le berceau de la Démocratie, dans laquelle la confiance est indispensable...Et qui dit banque ...

     

    2
    Jeudi 12 Février 2015 à 22:52

    Bonsoir Peache, tu vas me trouver peut-être complotiste mais le fait que ce soit le pays considéré comme le berceau de l'Europe et de l'Occident au meilleur sens du terme soit la plus affectée par les conséquences de ces pseudo dettes des états a quelque chose de troublant. Néanmoins, la réactivité, le courage et la chaleur de ce peuple fait plaisir à voir, par exemple ici : https://www.youtube.com/watch?v=9udiY4m4Y98

    Bonne fin de semaine

     

    1
    Lundi 9 Février 2015 à 10:28

    Cette histoire me révolte! J'ai vu encore hier un reportage sur la façon dont on a plongé les Grecs dans la misère, c'est une honte! J'espère qu'ils réussiront à s'en sortir et qu'ils feront la nique à ces dictateurs européens bien au chaud dans leurs cocons dorés.

    Belle semaine Peache.

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