• débarras

    débarrasLes raisons qui poussent les états à se "débarrasser" des personnages encombrants, dangereux ou supposés tels ont toujours intrigué le citoyen de base, nommé parfois lambda, vLes raisons qui poussent les états à se "débarrasser" des personnages encombrants, dangereux ou supposés tels ont toujours intrigué le citoyen de base, nommé parfois lambda, voire vulgum pecus, homme de la rue ou, dans les périodes électorales cher concitoyen et même cher ami , lors de deuxièmes tours un peu incertains.
    Quelques exemples, au hasard des temps et des "révolutions": le fameux masque de fer, le débarrasLes raisons qui poussent les états à se "débarrasser" des personnages encombrants, dangereux ou supposés tels ont toujours intrigué le citoyen de base, nommé parfois lambda, vgénéral Boulanger, Lev Davidovitch Bronstein, Sacco et Vanzetti, Zapatta, Guevarra, De Broglie, Salengro, Socrate, les Rosenberg, Kennedy, Saddam Hussein ou Politkovskaïa, la liste n'étant évidemment pas exhaustive.
    débarrasLes raisons qui poussent les états à se "débarrasser" des personnages encombrants, dangereux ou supposés tels ont toujours intrigué le citoyen de base, nommé parfois lambda, vLe dernier en date, Oussama ben Laden, déclaré responsable de l'horreur du 11 septembre 2001, arrêté au Pakistan, par un commando américain, étrangement autorisé à agir en dehors de ses frontières, aurait, selon les vengeresses autorités étasuniennes, été "inhumé"'(*) quelque part en mer ( ne riez pas, ce fut le mot officiellement employé par les dites autorités ) afin de ne pas créer un motif de pèlerinage (sic).
    Quand on sait la franchise étatique qui fut à l'origine de l'invasion de l'Irak par les USA (armes de destruction massive plus qu'imaginaires ) on peut voir se soulever comme l'ombre d'un doute quant à cette "inhumation" maritime....
    Les circonstances de cette élimination, terme cru, brutal, mais parfaitement applicable à l'événement, est battue en brèche par un ancien militaire pakistanais, qui évoque, après une longue enquête, une complicité entre Al Qaida et la Maison Blanche, ou plutôt son âme damnée , la CIA (vous savez, ce service  brumeux dont le I central est mis pour … intelligence).
    Il est vrai que, au plus haut de la Maison Blanche, on a conclu l'affaire en affirmant avec une conviction de bon aloi que " Justice est faite".
    débarrasLes raisons qui poussent les états à se "débarrasser" des personnages encombrants, dangereux ou supposés tels ont toujours intrigué le citoyen de base, nommé parfois lambda, vLes états, tous les états, ont, hélas, habitué leurs ressortissants à ce que le citoyen lambda (vulgum pecus, homme de la rue, cher ami , voir plus haut ..) nomme des "magouilles", gros mot qui, traduit en en langage diplomatique signifie qu'on ne tient pas à faire connaître les tenants et les aboutissants d'une situation, d'une disparition, d'un bénéfice ou d'un succès électoral.

    Et le brave peuple, qui a du bon sens, sait bien qu'on le prend pour un imbécile ou, piredébarras encore, pour une quantité négligeable.
    Et il subit, accumule, entasse, jusqu'au jour où, à force de s'indigner , il finira par devenir, une fois de plus, révolutionnaire, et sera heureux, une fois de plus, de mettre à sa tête un homme providentiel, qui, comme après toutes les révolutions, se muera, une fois de plus, en tyran .
    Nihil novi sub sole, disait jadis l'Ecclésiaste, en ajoutant, un rien désabusé : vanitas vanitatum et omnia vanitas.
    Je vous souhaite le bon soir .

    _____________

    (*) inhumer : Mettre un mort en terre avec les cérémonies ordinaires.....


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  • Commentaires

    6
    Mardi 20 Mars 2012 à 14:26

    Bonjour,


    Ce qui me plait le plus , indépendemment des sujets , c'est la libre expression !


    Donc il me faudra suivre vos prochains sujets !!


    A ++

    5
    Samedi 17 Mars 2012 à 01:45

    tu peux, mon Bobono, tu peux!

     

    4
    Bernard Rousseau
    Vendredi 16 Mars 2012 à 23:08

    Dois-je faire une homélie pour ces deux évangiles? :o)   Bravo à vous deux!

    3
    elmektoub
    Vendredi 16 Mars 2012 à 14:07

    pourquoi t'oublierais-je l' ancêtre??? il n' y a plus que toi bises à vs deux

    2
    Vendredi 16 Mars 2012 à 12:36

    réveiller l'éthique, sans réveiller les tiques, car les tickets reviendraient vite, et nous rendraient vite étiques, nous qui sommes encore en mesure de ne pas crever de faim comme nos frères humains des là- bas lointains. Les vieux essaient de s'assumer, tout au moins ceux qui  ont encore la force de s'indigner ...

    Merci, Mon  Camarade de cette belle page...Mi sciis ke vi ne forgesis min , estu certa ke mi neniam plu !

    1
    elmektoub
    Vendredi 16 Mars 2012 à 10:31

    - Vous avez dit qui ?
    - Ui. Comment ne pas parler de lui, c’est-à-dire de l’Ui, Arturo Ui, cette espèce de Matamore d’aujourd’hui qui prend des cours d’éloquence pseudo-shakespearienne pour haranguer les gangs des marchands de choux-fleurs.
    - Ah ! Oui, lui ! Le bonimenteur qui se fait fort de vous faire acheter chaque année son épluche-légumes multi-usage nettoyeur, trancheur de vérité. Certes, c’est toujours le même carcheur, mais comme il sait enthousiasmer l’acheteur ! Le recordman du bagout. Juste le temps de changer de chemise, et voilà pour le public un multihistrion : selon l’heure Matamore, Rodomont, Polichinelle et Pantalon, dix pour le prix de Toutenun. Celui qui vous fait avaler l’épluchure et le couteau.
    Celui qui invite Bachar al-Assad au 14 juillet à côté d’anciens résistants.
    Celui qui embrasse Kadhafi avant de lui planter un poignard dans le dos, ou bien c’est après, on ne sait plus. Voyons : le reniement, la traîtrise, ce ne sont que des excès de vitesse. Des illusions.
    Allons, je vais relire Brecht et Richard III : on retrouvera les modèles immenses de cet imitateur. Je sais, nous n’avons plus le temps !
    Tiens, l’autre jour, il a fait De Gaulle : «Aidez-moi !» criait-il. Mais comme l’adaptation n’était pas à l’identique, on voyait passer sur la scène comme l’ombre d’un vieux maréchal. Vous vous souvenez ? «J’ai tout donné ! Même ma personne j’en ai fait don à la France.»
    Qui d’autre cabriole sous le chapiteau ? Ici un remake, cruel et sans poésie du terrible Assommons les pauvres de Baudelaire. Sauf qu’à la fin de cette version dégradée, le pauvre, mis en pièces, ne casse pas la figure à son assommeur, du moins pas sur cette page.
    Passons. Il n’y a là qu’un seul être dont les hourras du public n’atténuent pas l’inépuisable solitude. «Aimez-moi ! Encore ! Encore ! Encore !» crie-t-il. Et j’entends «Moi encore Moi encore ! La chose publique, c’est moi !» Le pauvre homme ! C’est qu’il n’est pas donné à tout Ui d’imiter De Gaulle dignement.
    Réveillons l’éthique !
    Et les autres ? Les Autres ! Vite ! Réveillons l’éthique ! Je ne viens à moi-même, à ma responsabilité, que depuis l’autre, nous disaient Derrida et Lévinas. Ne pas les oublier ! Ne pas oublier. Ne pas laisser oublier les plus faibles, les moins nantis, les plus confiants, les plus menacés. Ne pas laisser tomber les jeunes et ne pas «assumer» d’oublier les plus vieux.
    Vous vous souvenez, comme il utilisait, le pauvre homme, le mot «courage», dans la pièce ?
    Son courage à lui : taper fort sur les plus faibles. Avec quelle férocité, hein, on intervient dans les affaires de la Grèce. Par contre, en Syrie, on verra plus tard. Et pan ! sur les chômeurs, faut dire qu’ils votent peu, tant pis pour eux. Pauvre courage. Pauvre mot : les mots ont du mal à se défendre. La langue aussi, livrée au hachoir électrique, mordue, mise en bouillie, blessée.
    Il va nous falloir travailler de toutes nos forces pour panser tant de plaies. Et pour nous remettre à penser.
    Urgent. Appelés !
    Il nous faut du temps pour penser aux Algéries.
    Cela fait cinquante ans que nous ne trouvons pas le temps profond, patient, abondant, d’écouter tous ceux, si nombreux, pour qui le mot Algérie met le cœur à vif. Combien sont-ils ? Ceux qui pleurent, ceux qui ne sont pas pleurés, ceux qui ont été obligés de se taire et qui ont envie de parler avant de mourir, ceux qui… Je pense aux 600 000 ou 700 000 morts (sans distinction d’origine) en quelques atroces années de la guerre d’Algérie. Sans oublier les 20% de la population indigène massacrés par l’armée française en 1830.
    Je pense aux appelés, deux millions, je crois, de jeunes que l’on a en quelques jours ordonné tueurs. Je pense au mot «pacification». Au mot «rebelle»… Je pense aux tués, et à ceux qui sont rentrés «tus», jusqu’à présent. J’entends qu’ils veulent dire, faire,la vérité. Je pense aux mutilés de l’exil et de l’exode, pieds-noirs ou musulmans : un million et demi peut-être en 62. Avec leur histoire encore blessée, pas encore soignée. Avec la douleur d’avoir goûté, du jour au lendemain, au défaut de l’Hospitalité.
    Ne pas oublier. Ecouter chacun. C’est long. C’est vital pour nous. Nous ne devons pas être le pays sans temps, sans mémoire, sans égard, où trop de gens se sentent, même avec des «papiers» comme on dit, traités comme des corps étrangers. J’ai peur de celui qui attise la vieille xénophobie comme un apprenti-sorcier prêt à mettre le feu à tout ce qui n’est pas Egomoi : feu sur l’Europe, feu, aveuglément, indifféremment, sur la mémoire, sur l’amitié, sur la solidarité, sur la parole donnée, sur la promesse.
    [L’Ui] l’agneau, l’autre le bouc émissaire. En quelques années le carcheur est devenu une pelleteuse géante. On enfouit. On efface. Il n’y a ni passé ni avenir. Et comme le présent ne fait que passer, l’humanité pourrait bien nous manquer.
    Ne pas oublier l’eau, ne pas oublier l’air. Ne pas oublier l’art. Sauver la politesse qui fait attention à autrui.
    Ne pas oublier le bonheur de créer au travail, le bonheur de travailler utile et honorablement. Jamais autant qu’aujourd’hui il n’y a eu autant de gens, autant d’entre nous, privés de travail ou travaillant comme des damnés.
    Ne pas oublier les Japonais du peuple, pas les gouvernants, qui inventent des centaines de réponses à la catastrophe et à l’irresponsabilité des pouvoirs gouvernementaux.
    Ne pas se laisser voler les mots de la bouche et le vrai courage du cœur. Ne pas laisser Toutenun confisquer l’avenir et ses surprises.
    Réveillons l’éthique, pansons la langue, évoquons les amis qui sont partis et que nous ne quittons pas. Inventons l’avenir

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