• De la valeur des mots

              Il fut un  temps où, pour devenir un grand de la politique, il  fallait bien posséder  Bon jour !la langue du pays, être fin dialecticien , bon orateur ,ne pas porter le flanc à la critique , et surtout ne pas dire ces âneries, idioties, contre vérités ou autres billevesées voire coquecigrues  qui sont devenues monnaie courante en nos périodes électorales. Mais l'humanité évolue , les temps changent, les propos et ceux qui les profèrent aussi.

           Actuellement, vous en avez peut-être entendu parler,  des élections se préparent entre Dunkerque et Saint Denis , Cayenne et Pointe à Pitre , Paris  et Marseille et autres lieux de l’ancienne Gaule. 
           La chasse à la présidence  des  diverses régions qui  constituent notreBon jour ! pays est devenue  le but de tous les, les et les , voire les ( mettez là ce que vous voulez…)
           On sent parfois des remugles s’échapper des marécages de la bassesse, mais c’est normal, les candidats aux élections ne sont pas gens du commun, et pensent avoir le droit de se conduire comme étant au dessus des convenances, pour ne pas dire au dessus des lois , en dénonçant des passés qu’ils n’estiment pas clairs de leurs adversaires. Jusqu’à ce que le dit adversaire se penche sur leur propre passé. Muflerie, mensonge et Bon jour !méchanceté gratuite semblent être devenues les bases du discours politicien. Pas politique, heureusement. Quoi que …
         Récemment,  une députée, que je ne citerai pas par charité , pensant  peut-être être plus subtile que la moyenne, n’a pas hésité  à dire dans un  hebdomadaire :
         "En campagne électorale, critiquer sa tête de liste, c'est ouvrir saBon jour ! porte à l'ennemi. " 
           Ce qui revient à dire qu’il s’agirait d’une trahison. On en déduit donc que  tout ceux qui ne pensent  pas comme elle sont ses ennemis, c'est-à-dire ceux contre qui elle est en guerre.
           Cette députée est donc en guerre. Contre qui ? Contre  d’autres députées et députés, d’autres candidats aux élections des mêmes  instances de son propre pays…..
           En somme, cette élue prêche la guerre civile.
           Je ne suis pas sur qu’elle ait compris la portée des mots qu’elle a prononcés. Mais elle a peut-être pensé qu’ils étaient  péremptoires, rédhibitoires, définitifs ou encore bien calculés pour écraser toute velléité de  réaction de  " ses amis ".
           Mais là, je n’en suis pas sur non plus.
           Ne pensez pas que je vise une personne en particulier ! J'ai l'impression, pour ne pas dire la conviction, mais ce mot est fort, qu'ils sont tous au même niveau.
           Mon Père, qui était un sage, disait " tu les mets tous dans le même sac, tu secoues, et le premier que tu sors ne vaut pas mieux que les autres."  

     

     

     


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  • Commentaires

    2
    Dimanche 14 Mars 2010 à 12:43
    paraphrasant mon pote BEDOS, je suis d' accord  qu'il faille un permis de chasser,un pour conduire, il en faudrait un aussi pour voter.
    1
    Dimanche 14 Mars 2010 à 12:42
    la langue de  Molière ne cesse d' être bafouée, que de superlatifs empruntés pour s'  exprimer comme si les mots n' avaient pas le sens qu'ils ont, que de mots empruntés à contre-sens, que de phrase mal ponctuées, mêlées de fautes de synthaxe , heureusement que nous en faisons qu 'entendre les lire serait un calvaire.

    Mais en fait ils ressemblent à la pluspart des gens auoprès desquels  ils vont chercher les voix, ce ne sont que des plébéiens.
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