• culpabilité et précipitation

          En juillet dernier, un incendie avait provoqué des blessures et détruit des hectares de garrigue  dans la région de Marseille.
        Des légionnaires s’exerçant au tir dans à proximité immédiate de l’incendie, il est devenu tout de suite évident au premier ministre et au préfet des bouches du Rhône que seuls ces militaires pouvaient être coupables, et bien entendu, le Sous-Officier qui commandait la séance de tir fut immédiatement suspendu et mis en examen. Sans attendre la moindre vérification, sans même que l’enquête ne soit commencée.
         Il est vrai que le préfet des bouches du Rhône qui a fait étalage  à cette occasion d’un mépris et d’une mauvaise foi digne des plus grands moments de notre histoire, et le premier ministre, dont je ne citerai pas les noms par pure charité chrétienne, il est vrai donc  que ces éminents personnages détiennent la vérité, tout comme le fils du président de la république, étudiant redoublant sa première année de droit,  a l’expérience pour diriger l’Epad.
        Et c’est tellement tentant et facile de dauber sur un  membre de la Grande Muette ! Ces éminents personnages ont bien entendu été suivis par la hiérarchie de l’armée, avec une discipline militaire digne des députés godillots, et tout autant d’intelligente précipitation. Et évidemment pas la presse écrite, parlée et télévisée, qui s’empresse aujourd’hui de dédouaner le coupable désigné.
         Ceci me fait penser à la Bande dessiné de Hergé, Tintin en Amérique, dans laquelle il faisait dire à un shérif
          """On a immédiatement  pendu sept nègres, mais le coupable s’est enfui  """.
        Quel meilleur coupable en effet que ce  Sous-Officier, tout juste bon à aller se faire trouer la peau pour cette république qui l’accuse et le condamne avant d’avoir commencé à ébaucher le moindre petit soupçon d’embryon d’enquête ?
        Ce n’est qu’un légionnaire, après tout, un ver de terre au regard de la grandeur du premier ministre et du préfet des Bouches du Rhône,  persuadés  qu’ils sont de détenir, comme leur gourou,  la science infuse de ce qui est bon pour leurs braves et obéissants électeurs.
         On a beau dire, nous vivons dans une grande démocratie, puisque c’est, paraît-il, chez nous que sont nés les droits de l’homme.
        Il est vrai qu’un Sous-Officier n’est pas un homme, il est seulement un coupable en puissance, comme d’ailleurs tous les moutons bêlants que nous sommes.
         Vous noterez que dans cette chronique, les majuscules sont attribuées à ceux qui les méritent 

     


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  • Commentaires

    1
    el mektoub
    Dimanche 18 Octobre 2009 à 14:46
    nous savons toi et moi mon cher zoreille, que le sous-officier n' a pas de valeur sauf à corriger les ordres reçus de sa hiérachie de sorte à ce que cette dernière puisse lui taper dessus lorsqu'elle s'est trompée ou à se faire valoir lorsque ledit sous-officier a rectifié le tir pour elle.
    notre collèqgue légionnaire ne s'en sortira pas , sa hiérarchie a d'ores et déjà changé son motif punitif

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