• commun, commune

    Aujourd'hui 3 mars, YvesD, sur son blog (yvesd.eklablog.com) évoque, par la chanson de Ferrat "La Commune", l'anniversaire de la Commune de Paris . Par cette publication, il m'a donné envie de publier à nouveau mon article "Rouge".
    Cette puissante couleur, affectée au drapeau des moujiks en colère contre leur tzar, est devenue l’emblème de la lutte sociale, puis d’un régime qui, au nom du bonheur du peuple, a établi une terrible oppression, reprenant les idées généreuses créatrices de révolution et les détournant pour en faire une dictature prolétarienne, dans laquelle le prolétaire n’était plus qu’utilisé au bénéfices des camarades dirigeants.
    Au fil du temps, au gré des prises de conscience, ce régime a succombé à ses propres excès, et la couleur rouge est devenue une injure, dans la bouche de quelques uns qui n’ont pas voulu comprendre comment fonctionne le schmilblik. Être rouge est synonyme, pour ceux là, de communisme violent et malhonnête, de brute assoiffée de sang du peuple et toute cette sorte de joyeuses tares.
    Pourtant, pour moi et quelques millions d’autres, être rouge a une tout autre signification. En effet, si être rouge signifie vouloir la paix sociale, refuser à quelques uns de s’enrichir aux dépens de tous les autres, refuser de voir des gens dormir dans la rue, si être rouge signifie refuser les salaires sans emplois et les emplois sans salaire, alors je suis rouge.
    Si être rouge signifie exiger que les dirigeants soient vraiment au service des peuples, si être élu signifie être dévoué, si promesse est synonyme de tenue, alors je suis rouge.
    Si être rouge est œuvrer pour aider ses frères humains, et pas seulement en discours, si tendre la main à l’étranger est un geste normal, si vouloir que les peuples riches aident les pauvres en leur donnant l’accès l’eau plutôt que l’accès aux armes, alors je suis rouge.
    Si être rouge est d’exiger du peuple qu’il soit à la hauteur de ce qu’il exige, si être rouge signifie ne pas se plaindre de ce qu’on essaie pas de changer, si être rouge signifie en somme être Humain plutôt que membre terne d’une humanité terne et passive, alors je suis rouge.
    Si être rouge signifie laisser à tous et à chacun sa liberté de choix de pensée, de prier ou de ne pas prier, si être rouge signifie respecter les idées de chacun, si être rouge signifie que le mérite doit être le seul critère d’ascension sociale, alors je suis rouge, et je le resterai, tant que j’aurai cette foi en l’homme qui devrait tous nous animer.
    Et même si l’île utopique de Tomas More est encore dans le domaine du rêve, rien ne nous empêche de tendre vers cet idéal, même si, agnostiques que nous sommes, nous savons qu’il est inaccessible .
    Mais, pour employer une formule à la mode, en faisant bouger les lignes, le monde tendra à enfin un peu plus d’Humanité.
    J’en vois qui ricanent, qui objectent, quelques uns qui approuvent, d’autres qui rejettent.
    Chacun voit son repas au niveau de sa cantine.
    Mais le repas est meilleur quand il est salé. Non ?


  • Commentaires

    7
    Samedi 14 Mars 2015 à 09:07

    hello
    petit coucou du jour.

    6
    Jeudi 12 Mars 2015 à 22:12

    Les plus belles idées sont souvent phagocytés par des fou furieux assoiffés de sang et c'est bien triste, raison de plus de ne pas les confondre avec la masse des gens, souvent bien plus généreux que l'on veut bien le dire, qu'il soient rouge ou d'autre couleur...

    5
    Mardi 10 Mars 2015 à 17:32

    Hello
    il faut toujours croire en ses rêves
    bonne soirée.

    4
    Jeudi 5 Mars 2015 à 09:42

    va savoir !mais tous les humains ont le sang de la même couleur ...

    3
    Jeudi 5 Mars 2015 à 09:26

    C'est peut-être justement parce que le rouge a toujours été la couleur symbolique du sang depuis les civilisations antiques que les espoirs d'égalité et de justice n'ont pas fonctionné sous cette bannière? Il faudrait peut-être changer pour le bleu ou le jaune...

    Belle journée mon cher Peache, amitiés.

    2
    Mercredi 4 Mars 2015 à 05:49

    Que des rêves qui ont toujours fait couler beaucoup de sang, bien sur des tyrans ont disparus, mais d'autres encore plus sanguinaires ont pris la place, comme si l'amour et le partage n'avaient pas leur place dans l'humanité. Le monde devient une poudrière, malheur à celui qui provoquera l'étincelle

    amicalement

    Claude

    1
    Mardi 3 Mars 2015 à 21:48

    Approuvé!

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