• commémoration

    Aujourd'hui, les mânes des cathares , des faydits et des Parfaits, ses victimes, se souviennent de la fin de leur bourreau, Simon IV de MONTFORT, dont une pierre lancée par une femme du haut des remparts éclata la tête le 25 juin 1218, au siège de Toulouse.
    Ce chef de guerre avait (ou plutôt aurait dû avoir) sur la conscience les innombrables bûchers humains qu'il avait commis lors de la croisade dite des Albigeois contre l'hérésie cathare, et surtout destinées à voler les terres des Comtes de Toulouse, Carcassonne, Narbonne, Béziers, etc bien plus grandes et riches que celles des rois de France Philippe Auguste Louis VIII dit le lion et Louis IX dit Saint Louis.
    Auparavant, MONTFORT, entre autres exactions, avait du 15 juin eu 12 juillet 1210, assiégé et vaincu Minerve, par la soif, n'ayant pu la vaincre par les armes.
    Cet événement m'avait inspiré il y a une vingtaine d'année.
    Ce texte a déjà été publié sur ce blog le 16 juillet 2014 sous le titre "Minerve", mais, en nos temps de contestations historiques, il m'a semblé intéressant de revenir sur ces événements …............

    Minerve 

    Depuis trente-cinq jours,
    Montfort campait autour

    avec son ost et ses soudards.
    Ce matin là, un soleil de foi se levait
    sur Minerve la Cathare.
    C'était l'aube mais déjà, la chaleur de juillet
    trouait le corps des hommes de ses feux,
    et sortir de l'ombre crevait les yeux.
    Devant sa baliste, un homme du Nord,
    près de son tas de pierres
    regardait tristement les corps
    de ceux d'en face se déchirer
    sur les terribles roncières
    quand du puits ils s'approchaient
    pour tenter de cueillir les quelques pauvres gouttes
    qu'ils perdraient en remontant sous la voûte.
    deux hommes mouraient pour chaque seau,
    la vie était moins chère que l'eau,
    femmes, enfants, vieillards, guerriers,
    la soif tuait autant que les pierriers.
    Au fond de la Cesse , là-bas, entassant
    chênes et oliviers énormes,
    les soudards riaient, impatients
    de voir brûler les hérétiques
    voués au feu par Dominique,
    le castillan fou du Dieu de Rome.
    Le vicomte Guillaume, faydit et fier,
    riche de faim et de poussière,
    ravalant sa honte et sa rage,
    rassembla les fiers sergents
    et les Parfaits si sages,
    et les cent quarante croyants,
    haves, décharnés, mais toujours vivants
    reçurent le consolament.
    Puis, ensemble, d'un seul élan,
    plutôt que d'abjurer, se jetèrent
    dans les flammes en chantant .
    Devant sa baliste, près de son tas de pierre,
    l'Homme du Nord se signa en pleurant,
    tandis que Montfort, impassible,
    croyant encore son salut possible ,
    goûtait le spectacle avec ivresse.
    Mais devant Toulouse, au Ramier,
    une pierre vengeresse,
    patiente, l'attendait.

     


  • Commentaires

    2
    Vendredi 26 Juin à 10:36

    L'histoire est un éternel recommencement ! Elle nourrit de forts beaux épisodes et l"gendes

    Merci de ce rappel historique fort bien comté!

    Bon week end

      • Vendredi 26 Juin à 12:18

        merci !bonne fin de semaine

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