• Chez l'homme qui aime la paix

    Chez l'homme qui aime la paix Une chambre carrée, un plafond de lambris aux larges  poutres brunes apparentes, aux murs blanchis à la chaux éclairant le sol de tomettes rouges, des babouches éculées  qui furent de cuir rouge de Cordoue bien rangées au pied d’un  lit de chêne noir avec sa couverture dont les plis jaunes concurrencent le  soleil, une armoire en bois sombre avec des anges sculptés sur ses portes entrouvertes, une ampoule nue au bout d’un fil qui éclaire, le soir, d’une lumière jaune une grande table aux énormes pieds tournés encombrée de bouquins, et joue aux ombres chinoises au moindre courant d’air en donnant des allures de Goya à une affiche montrant un torero et sa muleta rouge Chez l'homme qui aime la paix
    Chez l'homme qui aime la paixsang, tandis que, sur une étagère, un réveil en étain à qui il manque une patte, surmonté de sa cloche de bronze, attend qu’on veuille bien le remonter , une chaise de bois peinte du même jaune que  la couverture, un broc de faïence orné d’un  héron bleu sagement assis dans sa cuvette émaillée, sous un miroir posé de guingois près d’une fenêtre grande ouverte sur un jardin en folie, où les plantes poussent dans un joyeux désordre, des fleurs flamboyantes, des buissons décontractés s’appuyant à des arbres débonnaires, des pommiers, des cerisiers, et d’autres dont on ne connaît pas le nom, mais qui sont si beaux dans le soleil d’été, un sentier de sable ocré serpentant entre eux accompagne le visiteur depuis un portail toujours ouvert dans un vieux mur de pierres sèches en partie couvert de lierre portant à son  sommet d’énormes jardinières en terre cuite remplies de fleurs qui sourient aux passants, comme une invitation à entrer.           
    C’est la plus longue phrase que j’aie jamais écrite. 
    On peut ne pas aimer, et on apprend aux enfants a faire des phrases courtes, ce qui facilite la lecture...
    Mais  elle a un avantage : elle permet de travailler son souffle  en la lisant ….

    Chez l'homme qui aime la paix

     


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  • Commentaires

    2
    joliemeuniere
    Vendredi 3 Avril 2009 à 11:29

    il ne serait pas prudent d'essayer de lire cette phrase sans respirer !

    1
    el mektoub
    Vendredi 3 Avril 2009 à 10:02
    l'essentiel est que tu n' aies pas perdu pas ton souffle en l' écrivant., mais tout le monde peut le constater : tu t' es essoufflé.
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