• Chat, cyclone et transit incontrôlé

    Bon jour !     Vous qui lisez assidûment ce blog, vous connaissez Patton,  ce chat qui fut chatte pendant quinze jours en 2009.
         Depuis ces temps déjà anciens ( pour un chat ), Patton vit comme un coq en pâte, ce qui est amusant pour un félidé. Il vaque  tranquillement, en paix avec presque tout le monde, sauf bien entendu  les bestioles indéterminées qui déambulent nuitamment sur son territoire.
         Il mange, mange, mange  et dort, dort, dort, ouvrant parfois une oreille presque attentive pour  m’écouter lui  parler en espéranto. Hélas, il n’est plus tout à fait chat ni évidemment chatte aujourd’hui, depuis  qu’une vétérinaire lui a tranché sans vergogne les attributs de sa masculinité. 
         Pendant la deuxième quinzaine de janvier, comme vous le savez, Vania ( qui n’est pas le diminutif  russeBon jour ! du prénom de mon ami Yvan, mais un cyclone tropical)  a quelque peu secoué notre île. Nous avons quand même pu dormir, mais, pendant la nuit de vendredi à samedi, de longs et lamentables miaulements nous ont réveillés et même presque empêché de dormir.
         Donc, dès potron-minet, ma chère épouse est sortie et a trouvé un petit chat gris miaulant à fendre l’âme devant la porte . La bestiole semblait évidemment Bon jour !affamée.            
    N’écoutant que son bon cœur, Danielle donna du lait et de  nourriture spéciale pour chat  à cette pauvre petite bestiole.
           Mais elle nous dit péremptoirement ( à Patton et à moi ) :"Bien sûr, je le nourris, mais je ne le veux absolument pas chez nous , vous devrez faire le nécessaire pour ça.".
        Patton et moi, lui se grattant les oreilles, et moi bien obéissant entendîmes religieusement cet ultimatum. 
         Donc, après quelques explorations dans l’annuaire téléphonique, j’ai trouvé le numéro de la SPA NC, qui se charge ici de récupérer les chats et les chiens perdus ainsi que que toutes sortes de bestioles vagabondes.
         L‘après midi, j’ai téléphoné à cet organisme et l’ai informé de notre découverte . Une voix jeune me répondit abruptement qu’il n’y avait plus de place,  même pour un petit chat, et m’enjoignit de rappeler le mercredi suivant.
     Bon jour !    Pendant ce temps, Patton, en sa qualité de plus ancien, montraitBon jour ! son royaume à son compagnon, qui se révéla rapidement une compagne. Nous avons alors compris pourquoi Patton était si aimable. Régulièrement, c'est-à-dire sans cesse, ils mangeaient, mangeaient et mangeaient encore, grimpaient sur les meubles, jouaient, sautaient, se querellaient et, satisfaits, dormaient.
          Le mercredi venu, je rappelai la SPA NC, construisis une caisse  bien aérée , et y mis la petite chatte.
         Pendant le voyage, la bestiole miaulait et essayait de sortir de sa geôle provisoire. Quelques minutes avant notre arrivée à destination, je n’entendis plus deBon jour ! miaulements ni de mouvements dans la caisse .
         Un peu inquiet, quand nous sommes arrivés à la SPA NC, j’ai ouvert la prison  et sorti la chatte.  Et j’ai tout de suite compris pourquoi elle ne miaulait plus : elle avait été victime d’un Bon jour !relâchement intestinal aussi félin que malodorant, et mes mains en portaient la preuve indiscutable.   Et ma chemise aussi.  J’ai donné la chatte à une peu souriante mais bénévole travailleuse, qui la  prit entre deux doigts et l’emporta vers son destin, que je lui souhaite plein de petits plaisirs de chat.
         Je devais aller en ville, et j’ai donc essayé de nettoyer mon beau vêtement, mais je n’ai pas réussi à faire partir les taches.
        Etant un homme de décision,  je me suis  illico rendu au magasin, et cherché une chemise à mes mesures. Ce ne fut pasBon jour ! très facile, car, comme vous le voyez, je suis fortement…musclé.
         J’ai quand même trouvé l’objet rare , l’ai payé, et suis parti à ma voiture pour essayer de mettre ma       nouvelle chemise. Bien entendu, elle était juste trop petite.
           Et j’avais acheté la plus grande…
         Ce fut un grand moment de solitude sur ce parking, sous le regard en coin  un tantinet narquois des passants, et... des passantes. 
       Heureusement,  mon fils demeurait à proximité, et pouvait m’aider, car il possédait une chemise  heureusement trop grande pour lui.
    Moralité : Si vous avez plusieurs chemises, donnez-en une à votre fils.
        Un jour, votre cadeau vous sera utile...


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