• changement

    Il y a eu un avant et il y aura un après.
    Cette lapalissade, d'une évidence pour le moins biblique, fut diffusée sur toutes les ondes et par les rotatives de toutes les presses au début de cette annus horribilis.
    Un changement était espéré, souhaité, réclamé par tous ou presque.
    Et, comme toujours ou presque, rien n'a changé, ou presque . Les chicaneries, pinaillages, petites vacheries et grosses esbrouffes ont repris de plus belle dès la fin du confinement.
    Tout les fiels, les mauvaises fois, les jalousies, les surdimensionnements d'ego ont à nouveau rempli ces réseaux qu'on dit sociaux et ne sont le plus souvent que caisses de résonnement de rumeurs plus ou moins vraisemblables.
    Et comme toujours, quand on ne ne sait quoi écrire ou dire, on trouve des sujets passionnants pour alimenter les conversations ou les brèves de comptoirs.
    Par exemple, un quotidien, dans sa rubrique politique, pose la question qui tue, et qui remet en cause l'équilibre, voire la paix dans le monde: l'accent du nouveau premier ministre.
    En effet, l'auteur porte à la connaissance indignée des masses lectrices le fait épouvantable dénoncé par un enseignant associé à la Sorbonne (qu'est-ce, au juste qu'un professeur associé ? Celui qui porte la sacoche du professeur en titre?)  :"C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un chef du gouvernement à l'accent sudiste accède à Matignon " .
    La honte, quoi! 
    Vous conviendrez avec moi que la dénonciation de ce scandale était absolument indispensable pour la réussite d'un avenir moins sombre pour les masses prolétaires .
    En effet, si on admet l'accent sudiste, c'est la porte ouverte à tous les abus, il pourrait y avoir aux gouvernements des auvergnats, des bretons, voire des ch'tis ou des alsaciens, tous ces non-parisiens dont les accents mettraient en péril la République !
    Mais, puisqu'il est dans l'air du temps de dire des âneries, et hélas, de gagner sa vie grâce à ces dernières, on ne peut qu'espérer la prolifération de ce type d'article, et ainsi parvenir à n'avoir à la tête de notre pauvre pays que des gens sans accent, sans couleur, sans sexe, sans haine. Il suffira de proposer un poste au lumineux "associé " qui doit bien s’y connaître en…. vide !

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 26 Juillet à 09:37

    Une belle réflexion que j'approuve pleinement...... d'autant que je suis du Sud .

    Bon dimanche

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