• Anguille "serpentueuse"

       Bon jour !Sous nos latitudes, qui sont exotiques à nombre d'entre nos contemporains on trouve  des cocotiers (cocos nucifera ) des araucarias (araucaria araucana ou désespoir des singes), des bouraos (hibiscus tiliaceus ), des sauterelles de cocotiers (Pseudophyllanax imperialis) et quelques humains de diverses variétés ( homo sapiens sapiens néanderthalensis, sinensis, mélanésis, bourbonis, ou autres), toutes espèces (ou presque) endémiques (ou presque) sans compter les plages de rêve (dont, comme beaucoup, j'ignore la dénomination latine).
          Notre affaire a trait, aujourd'hui, à un reptile , serpent de mer pour sa Bon jour !nourriture et serpent de terre pour la sieste, l'accouplement et la ponte. Il s'agit du célèbre
    du tricot rayé commun (laticauda colubrina), reptile très venimeux et agressif comme tout un chacun quand on lui casse les pieds (ce qui n'est quand même pas très facile....).  
         Cette bestiole est plutôt timide et prend  la fuite quand un
     homoBon jour ! sapiens de n'importe quelle origine s'approche de lui. Et en plus il est tout a fait lokâl , puisqu'on n'en trouve qu'ici (à gauche en bas du Pacifique, et un peu en haut à droite de l'Australie, vous voyez ?)
          Et alors, me direz vous, il y a des espèces endémiques partout. Mais le plus souvent, pour des raisons de déplacement aisément compréhensibles à l'électeur moyen, les espèces endémiques vivent sur des îles .
          Et le tricot rayé est endémique à la Nouvelle Calédonie. C'est pourquoi, il y a quelques années, quand on trouva sur une plage de Tahiti un animal rampant à rayures, l'inquiétude s'est fait jour lorsqu'un vétérinaire déclara aussi péremptoirement qu' urbi et orbi qu'il s'agissait du fameux tricot rayé calédonien, venu là par on ne sait trop quel moyen, et constituant un danger potentiel a cause de sa venimosité extrême.
         Un peu avant la célèbre grippe h1n1, la presse écrite, radiodiffusée, télévisée et radio cocotier se sont immédiatement emparées du scoop, et on ne fut pas loin de déclencher une pénurie gravissime d'antidote dans les pharmacies du territoire.
         Bien sûr, il y eut bien  quelques calédoniens en vadrouille qui affirmèrent qu'il ne
    s'agissait pas de LEUR tricot rayé, personne ne les crut, le vétérinaire, étant considéré "papalement" comme infaillible, enBon jour ! somme la seule voix autorisée en la matière et ne pouvant se tromper.
    Bon jour !     Et, pour convaincre les incrédules, et damer le pion des calédoniens ( exogènes à Tahiti, et donc pas endémiques), on envoya l'animal à Paris, siège, c'est bien connu, de toutes les sciences.
           Et la réponse revint.
          Curieusement, ce retour ne déclencha pas de réaction dans les presses, ni de la part du vétérinaire. L'explication a été quand même diffusée, à grand renfort d'éclats de rires homériques.
        En fait l'animal en cause était une anguille rayée ( pholidichthys leucotaenia), dotée de branchies, organe commun à tous ses collègues poissons, à l'inverse du tricot rayé (laticauda colubrina), à qui, quand même, il ressemble un peu. 
          Erare
    veterinarius est, ce qui me fut confirmé en octobre 2009 , quandBon jour ! une charmante collègue calédonienne  du vétérinaire tahitien s'aperçut que la chatte qu'elle avait soignée était en fait un bien brave matou (felis silvestris catus), ce que ma chronique du 4 novembre 2009, intitulée "J'ai été une fille pendant 15 jours") 
    vous a conté.
         Comme la sagesse populaire le dit avec raison  tout le monde peut se tromper.
           Mais parfois, on en rigole longtemps.


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  • Commentaires

    2
    Dimanche 12 Juin 2011 à 15:10

    tes désirs sont des ordres ...

     

    1
    Lauryale
    Dimanche 12 Juin 2011 à 14:52

    C'est mieux pour le moral ! Merci

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