• alleluia

    Il y avait, derrière chez nous, au bord de la baie, jusqu'à ce qu'Erica fasse valoir ses droits sur la météo, un joli ponton de bois menant à un faré. Le soir, souvent accompagné de Memphis, chien noir philosophe, j'allais admirer la symphonie gracieusement offerte par le compositeur de la vie.
    Les impensables couleurs du coucher de soleil éclaboussant l'eau déjà sombre constellaient de plaisir les yeux noirs du chien, qui, assis, immobile, au dessus de l'eau, savourait en connaisseur le spectacle.
    En face, de l'autre côté de la baie, les premiers réverbères du soir piquetaient les collines sombres, et la lune traçait sur les eaux sombres  un chemin  de lumière.
    Les magnificences qu'il nous était permis d'admirer, après avoir comblé nos yeux ravis, nous amenaient, tout doucement, à une sérénité béate. Je suis sûr que, comme moi, le chien était comblé par le simple bonheur d'être là, et de pouvoir en jouir, jusqu'à une impossible satiété.
    C'est à cet endroit que me sont venues la plupart des idées qui s'étalent complaisamment dans   les pages suivantes . J'ai ri parfois, et souri souvent, en les écrivant. J'espère qu'elles vous plairont, même si, parfois, on peut y trouver comme une sorte d'envie de mordre.
    Mais, après tout, Memphis était  là pour ça, et il le faisait beaucoup mieux que moi, alors …

    Si vous y jetez un œil un peu curieux, vous y trouverez des histoires pas toujours sérieuses, des élucubrations , des billevesées et quelques coquecigrues, des réflexions parfois un peu plus près de la Lune que de notre monde. Il est possible aussi que  les options que j'y exprime vous choquent .
    Peut-être .
    Mais après tout, c'est l'avantage de la Démocratie et de la Liberté, qui, avec mon Libre Arbitre, constituent mes idées de chevet.

    Et les vôtres aussi, non ?
    Depuis, le ponton a été reconstruit, presque plus joli.
    Memphis, lui, est maintenant au paradis des chiens poètes, où il a été lamentablement envoyé par le  coup de fusil d'un imbécile.

    Mais, c'est sûr, il vient encore savourer la splendeur du soir, assis, immobile, son  oeil noir pétillant avec les lumières de la ville, là bas, de l'autre côté de la Baie.


  • Commentaires

    6
    Lundi 1er Février 2016 à 11:15

    Heureux celui ou celle qui a un ponton, une colline, un petit jardin pour nourrir son inspiration, sa vie, toute banale qu'elle est ne sombre jamais dans la médiocrité. Bonne continuation dans tes écrits, bises

    5
    Lauryale
    Samedi 23 Janvier 2016 à 17:08

    C'est très tendre ...

    bises

    laure

     

     

    4
    Jeudi 21 Janvier 2016 à 19:41

    Tu as une page Facebook ? Je ne te trouve pas....

      • Jeudi 21 Janvier 2016 à 21:05

        je n'ai pas de page fesse bouque ....

    3
    Mercredi 20 Janvier 2016 à 06:46

    Il est des endroits où on se retrouve toujours, ça peu être au bout d'une jetée, sur un sentier de montagne ou au fond de son jardin. Il est toujours des imbéciles pour venir briser les rêves, mais ils n'empêchent pas les retrouvailles

    Amicalement

    Claude

    2
    Mardi 19 Janvier 2016 à 15:50

    Bonjour Peache, moi j'aime tes idées de chevet qui ne me choquent jamais, me font souvent sourire et ressemblent presque toujours aux miennes, que je suis incapable de mettre par écrit de si belle façon.
    Je suis désolée pour ce pauvre Memphis qui est malgré tout certainement resté auprès de toi pour admirer ce sublime paysage, mais il doit te manquer, cette communion que vous aviez devait être un bonheur.

    Continue de nous enchanter ou de nous secouer les puces à ton gré, et garde moi ma chambre surtout! smile On ne sait jamais!

    Passe une belle semaine dans ton île de rêve, grosses bises.

     

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